اكْتَشِفْ بِنَفْسِكَ
Découvrir soi-même
ce que dit
textuellement le livre de Allaah
et ce qu'il ne dit pas.
Principe fondateur
Une démarche objective, transparente et universellement vérifiable par TOUS. La liberté de conscience est un droit inviolable que le Coran lui-même garantit.
Le Coran comme source unique : aucune tradition imposée, aucune interprétation extérieure.
Aucune appartenance à un courant, une école ou une institution. Aucune ambition de créer un nouveau groupe, un nouveau mouvement ou une secte de plus. Ni débat stérile, ni prosélytisme : un outil mis à disposition, rien de plus.
L'innocentation de tout courant ou de tout groupe.
L'objectif ultime
Devenir de meilleurs muslim, ḥanīf, sur la milla d'Ibrāhīm.
22 : 78
هُوَ سَمَّاكُمُ الْمُسْلِمِينَ مِن قَبْلُ وَفِي هَٰذَا
Huwa sammākumu l-muslimīna min qablu wa-fī hādhā
C'est Lui qui vous a nommés muslimūn auparavant et dans ceci [ce Coran].
L'acte de nommer « muslimūn مُسْلِمِينَ » appartient à Allaah seul.
3 : 67
مَا كَانَ إِبْرَاهِيمُ يَهُودِيًّا وَلَا نَصْرَانِيًّا وَلَٰكِن كَانَ حَنِيفًا مُّسْلِمًا ۖ وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ
Mā kāna Ibrāhīmu yahūdiyyan wa-lā naṣrāniyyan wa-lākin kāna ḥanīfan musliman wa-mā kāna mina l-mushrikīn
Ibrāhīm n'était ni juif (yahūdī) ni chrétien (naṣrānī), mais il était ḥanīf, muslim et il ne comptait pas parmi les associateurs.
Le ḥanīf est celui qui s'est tourné résolument loin du shirk. L'identité de مُسْلِمِينَ (muslimūn : ceux qui se soumettent) est donnée par le Coran : elle précède et dépasse toutes les dénominations humaines qui lui ont été ajoutées.
3 : 68
إِنَّ أَوْلَى النَّاسِ بِإِبْرَاهِيمَ لَلَّذِينَ اتَّبَعُوهُ وَهَٰذَا النَّبِيُّ وَالَّذِينَ آمَنُوا ۗ وَاللَّهُ وَلِيُّ الْمُؤْمِنِينَ
Inna awlā n-nāsi bi-Ibrāhīma la-lladhīna ttabaʿūhu wa-hādhā n-nabiyyu wa-lladhīna āmanū wa-llāhu waliyyu l-muʾminīn
Les plus proches des gens à l'égard d'Ibrāhīm sont ceux qui l'ont suivi, et ce Nabī, et ceux qui ont cru ; et Allaah est le walī des croyants.
6 : 161
قُلْ إِنَّنِي هَدَانِي رَبِّي إِلَى صِرَاطٍ مُّسْتَقِيمٍ دِينًا قِيَمًا مِّلَّةَ إِبْرَاهِيمَ حَنِيفًا ۚ وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ
Qul innanī hadānī rabbī ilā ṣirāṭin mustaqīmin dīnan qiyaman millata Ibrāhīma ḥanīfan wa-mā kāna mina l-mushrikīn
Dis : « Mon Seigneur m'a guidé vers un chemin droit — un dīn solide : la milla d'Ibrāhīm ḥanīf — et il ne faisait pas partie des associateurs. »
La milla est une voie tracée, un chemin énoncé.
6 : 162
قُلْ إِنَّ صَلَاتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ
Qul inna ṣalātī wa-nusukī wa-maḥyāya wa-mamātī li-llāhi rabbi l-ʿālamīn
Dis : Certes, ma ṣalāt et mon nusuk, wa-maḥyāya wa-mamātī — ma vie et ma mort — appartiennent à Allaah, Rabb des ʿālamīn.
6 : 163
لَا شَرِيكَ لَهُ وَبِذَٰلِكَ أُمِرْتُ وَأَنَا أَوَّلُ الْمُسْلِمِينَ
Lā sharīka lahu wa-bi-dhālika umirtu wa-anā awwalu l-muslimīn
Nul associé à Lui — et c'est ce qui m'a été prescrit, et je suis le premier des muslimīn.
41 : 33
وَمَنْ أَحْسَنُ قَوْلًا مِّمَّن دَعَا إِلَى اللَّهِ وَعَمِلَ صَالِحًا وَقَالَ إِنَّنِي مِنَ الْمُسْلِمِينَ
wa-man aḥsanu qawlan mimman daʿā ilā llāhi
wa-ʿamila ṣāliḥan
wa-qāla innanī mina l-muslimīn
Y a-t-il parole plus belle que celle de qui appelle vers Allaah
et accomplit ce qui est intègre
et dit : je suis du nombre des muslimīn ?
La liberté d'examen — Principes coraniques
Sourate Az-Zumar — 39 : 18
الَّذِينَ يَسْتَمِعُونَ الْقَوْلَ فَيَتَّبِعُونَ أَحْسَنَهُ ۖ أُولَٰئِكَ الَّذِينَ هَدَاهُمُ اللَّهُ ۖ وَأُولَٰئِكَ هُمُ أُولُو الْأَلْبَابِ
Alladhīna yastamīʿūna l-qawla fa-yattabiʿūna aḥsanahu — ulāʾika lladhīna hadāhumu llāh — wa-ulāʾika hum ulū l-albāb
Ceux qui écoutent la parole et suivent ce qu'elle a de meilleur : ceux-là sont ceux qu'Allaah a guidés, et ceux-là sont les gens dotés d'un minimum d'intelligence.
Le verbe يَسْتَمِعُونَ (yastamīʿūna, Form X) exprime une écoute active et délibérée. L'adjectif أَحْسَنَ (aḥsan, superlatif de ḥasan) indique un tri par la qualité — non une acceptation aveugle. Les أُولُو الْأَلْبَابِ (ulū l-albāb) : « ceux qui ont la quantité minimale d'intelligence qu'un être humain puisse avoir (à l'image du noyau d'un fruit) ».
Sourate Al-Isrāʾ — 17 : 36
وَلَا تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ ۖ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلَّ أُولَٰئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْئُولًا
Wa-lā taqfu mā laysa laka bihi ʿilm — inna s-samʿa wa-l-baṣara wa-l-fuʾāda kullu ulāʾika kāna ʿanhu masʾūlā
Ne poursuis pas ce dont tu n'as pas de connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur — de chacun de ceux-là, il sera demandé compte.
Le verbe تَقْفُ (taqfu, de قَفَ : suivre les traces de) signifie « marcher aveuglément derrière ». L'interdiction est catégorique : toute affirmation doit reposer sur un عِلْمٌ (ʿilm). La triple responsabilité — ouïe, vue, cœur — fait de chaque humain le seul garant de ce qu'il croit et dit.
Sourate Al-Baqara — 2 : 256
لَا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ ۖ قَدْ تَّبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ
Lā ikrāha fī d-dīn — qad tabayyana r-rushdu mina l-ghayy
Nulle contrainte en matière de dīn : la voie droite s'est clairement distinguée de l'égarement.
لَا إِكْرَاهَ (lā ikrāha) est une négation absolue de la contrainte — forme grammaticalement définitive, sans exception ni nuance. الرُّشْدُ (ar-rushd : la maturité de jugement, la rectitude) s'oppose à الْغَيِّ (al-ghayy : l'égarement, l'aveuglement). La vérité n'a pas besoin de contrainte pour être reconnue : elle se distingue d'elle-même par sa clarté.
Sourate Yūnus — 10 : 99
وَلَوْ شَاءَ رَبُّكَ لَأَمَنَ مَنْ فِي الْأَرْضِ كُلُّهُمْ جَمِيعًا ۖ أَفَأَنْتَ تُكْرِهُ النَّاسَ حَتَّىٰ يَكُونُوا مُؤْمِنِينَ
Wa-law shāʾa rabbuka la-āmana man fī l-arḍi kulluhum jamīʿan — a-fa-anta tukrihu n-nāsa ḥattā yakūnū muʾminīn
Si ton Seigneur l'avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru — tous sans exception. Est-ce donc toi qui vas contraindre les gens jusqu'à ce qu'ils deviennent croyants ?
La question rhétorique finale أَفَأَنْتَ تُكْرِهُ (a-fa-anta tukrihu) est adressée au Nabī lui-même, établissant ainsi que sa mission n'inclut pas le droit de forcer la conviction. A fortiori, aucun site, aucune institution, aucun chercheur ne le peut.