Structure du Bloc V, dernier Bloc de la Sourate 17. Neuf ensembles. D’abord le seul obstacle à la foi que le texte nomme — l’étonnement devant un rasūl humain — et la réponse par l’hypothèse contrefactuelle d’anges marchant sur terre, close sur Allaah seul comme témoin suffisant (S17:94–96). Puis qui Allaah guide est bien guidé, qui Il égare n’a nul walī, et le rassemblement au Jour de la Résurrection sur les visages, aveugles, muets et sourds — leur rétribution pour avoir nié et repris la même moquerie de la résurrection entendue plus haut dans cette sourate, et la capacité de recréer leur semblable (S17:97–99). Puis les trésors de la raḥma du Rabb et l’avarice constitutionnelle de l’humain (S17:100). Puis les neuf āyāt données à Mūsā, l’accusation de sorcellerie par Firʿawn, sa réponse, et sa noyade après avoir voulu ébranler les Banū Isrāʾīl hors de leur terre (S17:101–103). Puis l’installation des Banū Isrāʾīl et la promesse de l’Ākhira (S17:104). Puis le Qurʾān descendu par le ḥaqq, fractionné pour une récitation progressive (S17:105–106). Puis ceux à qui la science fut donnée avant lui, qui tombent en pleurant, prosternés, dans une humilité accrue (S17:107–109). Puis l’invocation par n’importe lequel des Noms de la plus grande excellence, et l’unique verset coranique sur la voix dans la ṣalāt (S17:110). Enfin la clôture de la sourate : la ḥamd à Allaah, qui n’a pris nul walad, n’a nul sharīk dans le mulk, et n’a nul walī pour Le protéger d’un abaissement — et l’ordre de Le magnifier pleinement (S17:111).
Sommaire du bloc
| Réf. | Titre thématique |
|---|---|
| S.17:94 | Rien n’empêche de croire, sinon dire : « Un être humain, un rasūl ? » |
| S.17:95 | Si des anges marchaient sur terre — Nous leur aurions envoyé un ange |
| S.17:96 | Allaah suffit comme témoin — Khabīr et Baṣīr envers Ses ʿibād |
| S.17:97 | Qui Allaah guide est guidé, qui Il égare n’a nul walī — le rassemblement aveugle, muet, sourd |
| S.17:98 | Leur rétribution pour avoir nié — la moquerie de la résurrection reprise |
| S.17:99 | Ce qui a créé les cieux et la terre est capable de créer leur semblable |
| S.17:100 | Les trésors de la raḥma de mon Rabb — l’avarice de l’humain |
| S.17:101 | Les neuf āyāt données à Mūsā — « tu es ensorcelé » |
| S.17:102 | « Tu sais bien… » — « tu es perdu, ô Firʿawn » |
| S.17:103 | La tentative d’ébranlement retournée — la noyade |
| S.17:104 | L’installation des Banū Isrāʾīl — la promesse de l’Ākhira |
| S.17:105 | Par le ḥaqq descendu, par le ḥaqq venu — seulement annonciateur et avertisseur |
| S.17:106 | Un Qurʾān fractionné, une récitation progressive |
| S.17:107 | Ceux à qui la science fut donnée avant lui — la prosternation sur le menton |
| S.17:108 | « Gloire à notre Rabb — Sa promesse est assurément accomplie » |
| S.17:109 | Ils tombent en pleurant — une humilité accrue |
| S.17:110 | Invoquer par n’importe quel Nom — entre le retentissant et le murmure |
| S.17:111 | Clôture — nul walad, nul sharīk dans le mulk, nul walī contre l’abaissement |
Le refus de croire en un rasūl humain — la réponse par l’hypothèse des anges · S17:94–96
S.17:94 · Rien n’empêche de croire, sinon dire : « Un être humain, un rasūl ? »
- al-hudā
- racine *h-d-y* (guider). **Dit** : le texte pose comme unique obstacle nommé à la foi une seule objection, immédiatement citée — non un ensemble de causes multiples.
- bashar … rasūl
- même couple exact que la réponse du *nabī* qui clôturait l'ensemble précédent de cette sourate (S17:93 : « suis-je autre chose qu'un être humain, un *rasūl* ? »). Ce verset reprend cette même objection — non plus comme réponse du *nabī*, mais comme substance même du refus de croire qu'il vient d'énoncer, dans un effet de reprise directe d'un ensemble à l'autre.
S.17:95 · Si des anges marchaient sur terre — Nous leur aurions envoyé un ange
- muṭmaʾinnīn
- racine *ṭ-m-ʾ-n* : l'assise stable, le calme profond, sans agitation. **Dit** : le texte pose un principe de correspondance — un *rasūl* doit partager la nature de ceux à qui il est envoyé — d'où la conditionnelle. **Non-dit** : ce seul verset n'affirme en rien l'existence effective d'habitants angéliques sur terre ; c'est une hypothèse purement contrefactuelle destinée à l'argument.
- malak
- racine *l-ʾ-k* (porter un message), distincte de *m-l-k* (la royauté). Ici même terme employé deux fois dans le même verset, pour les anges hypothétiquement installés sur terre et pour celui qui leur serait envoyé.
S.17:96 · Allaah suffit comme témoin
- shahīd
- racine *sh-h-d* : ce qui atteste, sans qu'un tiers ne soit requis pour confirmer.
- khabīran baṣīrā
- ce que l'on peut dire lorsqu'on parle d'Allaah, conservés en translittération. *Khabīr*, racine *kh-b-r* : ce qui connaît en profondeur, jusqu'au détail caché. *Baṣīr*, racine *b-ṣ-r* : ce qui voit, perçoit sans reste.
Qui Allaah guide, qui Il égare — le rassemblement aveugle, muet, sourd — la moquerie de la résurrection reprise · S17:97–99
S.17:97 · Le rassemblement sur les visages, aveugles, muets et sourds
- man yahdi … man yuḏlil … awliyāʾa min dūnihi
- construction conditionnelle qui appartient à la famille *mashīʾa*/*qadar* : ce verset s'en tient à ce qu'il affirme lui-même, sans trancher le rapport entre la guidance d'Allaah et la responsabilité humaine.
- ʿalā wujūhihim
- racine *w-j-h* (le visage). **Dit** : le texte précise la posture de ce rassemblement — sur les visages. **Non-dit** : le mécanisme exact de ce mode de rassemblement (traînés, prosternés de force, ou une autre modalité) n'est pas détaillé par ce seul verset.
- ʿumyan wa-bukman wa-ṣumman
- *aʿmā* (aveugle) reprend la racine de S17:72 (« quiconque est aveugle en cette vie sera, dans l'Ākhira, aveugle, et plus égaré encore quant au chemin ») : ce rapprochement avec l'égarement du chemin indique une cécité qui n'est pas de pur ordre sensoriel. Ce verset étend la même prudence à *bukm* (muet) et *ṣumm* (sourd), réunis ici en triade : **non-dit**, la part exacte de littéral et de figuré dans chacun des trois termes n'est pas fixée par ce seul verset.
- khabat … saʿīrā
- *khabat*, racine *kh-b-w* : s'apaiser, décliner en intensité — appliqué ici au feu. *Saʿīr*, racine *s-ʿ-r* : l'embrasement attisé. **Dit** : le texte affirme un renouvellement constant de l'intensité, empêchant tout apaisement durable.
S.17:98 · Leur rétribution — la moquerie de la résurrection reprise
- a-idhā kunnā ʿiẓāman wa-rufātan a-innā la-mabʿūthūna khalqan jadīdā
- reprise mot pour mot de la même question posée plus haut dans cette même sourate (S17:49) — un écho intra-sourate exact, non un simple thème récurrent : la même moquerie, dans les mêmes termes, est ici rappelée comme motif explicite de la rétribution qui vient d'être décrite.
S.17:99 · Ce qui a créé les cieux et la terre peut créer leur semblable
Note de méthode — neutre absolu, « Ce qui » pour Allaah. Ce verset contient une proposition relative attribuant une action à Allaah (« Allaah, qui a créé les cieux et la terre… »). Pour Allaah, cette construction est rendue par « Ce qui » plutôt que par « Celui qui » : en français, le neutre absolu s’exprime par la locution « ce qui »/« ce que », et non par « celui qui », pronom masculin qui désigne ordinairement une personne. Le pronom ordinaire « Il » reste employé normalement pour les verbes dont Allaah est sujet ; seule la construction épithète « Celui qui X » est ici visée.
- qādirun ʿalā an yakhluqa mithlahum
- racine *q-d-r* : la pleine capacité. **Dit** : l'argument tire sa force de la première création elle-même — ce qui a pu créer les cieux et la terre peut, a fortiori, recréer leur semblable.
- ajalan lā rayba fīhi
- *ajal*, racine *a-j-l* : le terme fixé. **Non-dit** : la durée exacte de ce terme n'est pas donnée par ce seul verset.
- kufūrā
- même forme intensive qu'en S17:89 : le refus obstiné et persistant.
Les trésors de la raḥma et l’avarice constitutionnelle de l’humain · S17:100
S.17:100 · Les trésors de la raḥma de mon Rabb
- khazāʾin
- racine *kh-z-n* : ce qui est mis en réserve. Voir S6:50 : le *nabī* désavoue lui-même posséder « les trésors d'Allaah », et le même désaveu est répété à la première personne (S11:31) ; symétriquement, ces trésors sont affirmés comme n'étant, pour toute chose, qu'auprès d'Allaah (S15:21). **Dit** : ce verset pousse le raisonnement un pas plus loin par l'absurde — même à supposer, par pure hypothèse, que des humains possédaient ces mêmes trésors, leur avarice constitutionnelle les empêcherait d'en disposer pleinement : un argument qui renforce, plutôt qu'il ne remet en cause, l'exclusivité posée ailleurs.
- qatūrā
- racine *q-t-r* : l'avarice portée à son degré le plus étroit, la retenue qui ne laisse rien filtrer.
Les neuf āyāt données à Mūsā — l’accusation de sorcellerie — la noyade de Firʿawn · S17:101–103
S.17:101 · « Tu es ensorcelé, ô Mūsā »
- tisʿa āyātin bayyinātin
- *bayyināt*, racine *b-y-n* : ce qui est manifeste, sans ambiguïté. **Non-dit** : ce seul verset ne nomme aucune des neuf *āyāt* — aucune liste fermée n'est importée au-delà de ce que ce verset affirme.
- masḥūrā
- racine *s-ḥ-r* (la sorcellerie). Ici, c'est Firʿawn lui-même qui accuse Mūsā d'en être la victime — non l'auteur — de sorcellerie.
S.17:102 · « Tu sais bien… » — « tu es perdu, ô Firʿawn »
- baṣāʾira
- pluriel de *baṣīra*, même racine *b-ṣ-r* que *baṣīr* (S17:96, ce Bloc) — ici substantivée : la preuve qui donne à voir avec clarté, non un simple signe.
- mathbūrā
- racine *th-b-r* : la ruine, l'anéantissement. Retour exact, en miroir, de l'accusation portée par Firʿawn au verset précédent : à l'accusation de sorcellerie, Mūsā répond par une annonce de perdition.
S.17:103 · La tentative d’ébranlement retournée — la noyade
- yastafizzahum
- même racine et même verbe exact que la tentative d'expulsion de S17:76 (les dénégateurs voulant ébranler le *nabī* hors de sa terre, tentative que le texte y désamorçait par la protection accordée). Le retournement est ici complet : c'est à présent Firʿawn qui veut ébranler les Banū Isrāʾīl hors de leur terre — et c'est lui, avec les siens, qui est englouti. Le même verbe, appliqué deux fois dans cette sourate, se retourne contre celui qui l'emploie.
L’installation des Banū Isrāʾīl et la promesse de l’Ākhira · S17:104
S.17:104 · « Habitez cette terre »
- lafīfā
- racine *l-f-f* : amasser, réunir en une seule masse mêlée, sans distinction de rang.
- waʿdu l-ākhirati
- **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas si cette « promesse de l'Ākhira » désigne le Jour de la Résurrection lui-même ou un terme antérieur, propre à l'histoire des Banū Isrāʾīl, qualifié ici de « dernier » par rapport à cet épisode — la reprise immédiate du texte (S17:105 et suivants, qui reviennent au Qurʾān et au *nabī*) ne permet pas de trancher cette question au-delà de ce que ce seul verset affirme.
Le Qurʾān descendu par le ḥaqq, fractionné pour une récitation progressive · S17:105–106
S.17:105 · Par le ḥaqq descendu, par le ḥaqq venu
- bi-l-ḥaqqi
- *ḥaqq*, conservé en translittération. **Dit** : la double affirmation (« Nous l'avons fait descendre » à la première personne, « il est descendu » à la forme intransitive) pose le *ḥaqq* comme la qualité constante de ce mouvement, du côté de son origine comme de son aboutissement.
- mubashshiran wa-naẕīrā
- couple de S2:119 : celui qui annonce une bonne nouvelle et celui qui avertit. **Dit** : le texte referme, sur cette double fonction, tout ce que le *nabī* est envoyé pour être — sans autre rôle ajouté.
S.17:106 · Un Qurʾān fractionné, une récitation progressive
- faraqnāhu
- racine *f-r-q* — même racine que *al-Furqān* (ce qui distingue, tranche entre le vrai et le faux) — mais ici employée à un autre sens attesté de la même racine : diviser en parties successives. **Dit** : le texte affirme un mode de révélation étalé dans le temps, non un envoi en un seul bloc.
- ʿalā mukthin
- racine *m-k-th* : demeurer, prendre son temps sans hâte.
- tanzīlā
- même racine *n-z-l* que *anzalnāhu*/*nazala* (S17:105, ce Bloc) : la descente, ici à la forme nominale d'insistance.
Ceux à qui la science fut donnée avant lui — la prosternation en larmes · S17:107–109
S.17:107 · La prosternation sur le menton
- lladhīna ūtū l-ʿilma min qablihi
- **Non-dit** : l'identité précise de ce groupe n'est pas nommée par ce seul verset — aucun groupe déterminé n'est importé au-delà de ce que le texte affirme.
- yakhirrūna li-l-adhqāni sujjadā
- *adhqān*, pluriel de *dhaqan* (le menton). *Sujjad*, racine *s-j-d* : se prosterner.
S.17:108 · « Gloire à notre Rabb — Sa promesse est assurément accomplie »
- in kāna … la-mafʿūlā
- **Point de grammaire.** La particule *in*, suivie du *lām* qui introduit *la-mafʿūlā*, fonctionne ici comme un renforcement affirmatif (« assurément ») et non comme la négation ordinaire qu'elle introduit le plus souvent — un emploi grammatical attesté et distinct de sa fonction conditionnelle habituelle, signalé pour prévenir toute lecture erronée du sens.
S.17:109 · Ils tombent en pleurant — une humilité accrue
- khushūʿā
- racine *kh-sh-ʿ* : l'abaissement conjoint du corps et du cœur — voir l'étude Le rituel de la Ṣalāt dans le Coran, qui traite nommément ce registre (S23:1–2). Distinct de la seule crainte (*khawf*) : une disposition d'ensemble, non une émotion isolée.
Invoquer par n’importe quel Nom — la voix dans la ṣalāt · S17:110
S.17:110 · Les Noms de la plus grande excellence — ni retentissant ni murmuré
- al-asmāʾ al-ḥusnā
- racine *ḥ-s-n* (l'excellence, ce qui atteint le plus haut degré de qualité) — voir S7:180 pour la mise en garde contre ceux qui « dévient » (*yulḥidūna*) au sujet de ces mêmes Noms. Ce verset en donne le versant positif : quel que soit le Nom par lequel on invoque — Allaah, ar-Raḥmān, ou tout autre des Noms de cette même excellence — aucune déviation n'est en cause ; c'est la même réalité qui est invoquée, sous des Noms distincts qui Lui appartiennent tous.
- lā tajhar bi-ṣalātika wa-lā tukhāfit bihā wa-btaghi bayna dhālika sabīlā
- *jahr* (racine *j-h-r*, ce qui est manifeste, retentissant, rendu public) et *khafat* (racine *kh-f-t*, le murmure éteint) : voir l'étude La voix dans la Ṣalāt, qui traite nommément et exclusivement ce verset comme l'unique verset coranique portant directement sur le niveau sonore de la ṣalāt. **Dit** : ni le registre retentissant, ni le murmure éteint, mais une voie médiane entre les deux. **Non-dit**, signalé par cette même étude : le texte ne précise pas si cette prescription s'applique identiquement à tous les moments de la ṣalāt, ni ne découpe celle-ci en segments à voix haute et en segments à voix basse.
Clôture de la sourate — nul walad, nul sharīk dans le mulk, nul walī contre l’abaissement · S17:111
S.17:111 · La ḥamd à Allaah, qui n’a pris nul walad
Clôture de la Sourate 17. Ce dernier verset referme la sourate sur trois négations et un ordre. Les trois négations reprennent, sous une seule formule de ḥamd, des rejets rencontrés séparément ailleurs dans le Coran : nul walad pris par Allaah (cohérence directe avec S4:171 et S10:68, qui appliquent, mot pour mot ou presque, la même formule de rejet), nul sharīk dans le mulk — la pleine souveraineté posée en S5:120 — et nul walī qui protégerait Allaah d’un abaissement. L’ordre qui suit, magnifier Allaah pleinement, clôt la sourate sur cette même proclamation.
- al-ḥamd
- voir S1:2 : la louange qui reconnaît une qualité, distincte du *shukr* (la gratitude pour un bienfait reçu).
- lladhī lam yattakhidh waladan
- même verbe exact, *ittakhadha* (prendre, adopter), que celui rejeté pour Allaah en S10:68 (« Allaah a pris un enfant ») ; même rejet, sous la formule *subḥānahu*, en S4:171 à propos du « trois » et du *walad* attribué au Messie. Ce verset applique ce même rejet, ici comme ouverture même de la *ḥamd* qui clôt la sourate.
- sharīkun fi l-mulki
- *mulk*, racine *m-l-k* : la pleine souveraineté des cieux et de la terre (voir S5:120). *Sharīk*, racine *sh-r-k* — voir l'étude Le Shirk. Ici le rejet porte directement sur la souveraineté elle-même, non sur un objet de culte.
- waliyyun mina dh-dhulli
- racine *dh-l-l* — Ibn Manẓūr (*Lisān al-ʿArab*) : l'état de faiblesse, de soumission par infériorité, l'abaissement subi. La même racine (*janāḥ al-dhull*, l'abaissement volontaire et consenti d'un enfant envers ses parents — voir l'étude Les rapports aux parents dans le Coran) y porte un sens positif et délibéré ; ici, au contraire, c'est le sens négatif de la même racine qui est explicitement écarté pour Allaah. **Dit** : le texte affirme qu'aucun *walī* n'est nécessaire à Allaah pour Le protéger d'un tel état — non qu'un tel état Le menacerait sans cette protection, mais que la question même ne se pose pas, en cohérence avec le Nom *al-ʿAzīz* (la pleine puissance, l'inaccessibilité à toute atteinte).
- kabbirhu takbīrā
- racine *k-b-r*, même racine que le verbe de S2:185 (proclamer la grandeur d'Allaah en retour de la guidance reçue). Ici à l'impératif adressé au *nabī* : magnifier Allaah, non Lui attribuer une grandeur qu'Il n'aurait pas, mais l'affirmer et la proclamer sans réserve — clôture de la sourate sur cette proclamation.