Structure du Bloc II. Six ensembles. D’abord l’argument cosmologique : le ciel et la terre furent un ratq (une masse jointe) que Nous avons fataqnā (séparée), la vie par l’eau, les montagnes-ancrages, le ciel comme toit protégé, le soleil et la lune voguant chacun dans un falak (S21:30–33). Puis l’affirmation qu’aucun être humain, pas même le nabī, n’a reçu l’immortalité — toute âme goûte la mort, et l’épreuve se fait par le mal autant que par le bien (S21:34–35). Puis la dérision envers le dhikr, la hâte propre à l’être humain, le défi lancé sur l’échéance de la promesse, et l’avertissement d’une survenue soudaine (S21:36–40). Puis le rappel que la moquerie des anciens s’est retournée contre eux, l’absence de tout protecteur hors d’ar-Raḥmān, et l’image de la terre qui se réduit par ses extrémités (S21:41–44). Puis l’avertissement limité à la seule waḥy, le moindre souffle du châtiment suffisant à faire naître l’aveu, et les balances de l’exacte pesée au Jour de la Résurrection, où pas même le poids d’un grain de moutarde n’est négligé (S21:45–47). Enfin le Furqān donné à Mūsā et à Hārūn comme clarté et rappel pour les muttaqīn, et la clôture sur ce dhikr mubārak qu’est ce Qurʾān lui-même (S21:48–50).
Avertissement de méthode. Cette traduction procède par analyse linguistique pure — racines arabes, grammaire, dictionnaires classiques (Kitāb al-ʿAyn, Maqāyīs al-Lugha, Lisān al-ʿArab) — sans recours aux tafsīrs classiques ou modernes ni aux habits culturels déjà posés sur le texte. Ce principe s’applique avec une rigueur particulière à S21:30 (ci-dessous) : ce Bloc rapporte strictement ce que les racines r-t-q et f-t-q affirment dans leur sens linguistique propre, sans importer — ni pour l’affirmer, ni pour la réfuter — une correspondance avec une théorie scientifique contemporaine quelle qu’elle soit. Une telle correspondance, si elle est discutée ailleurs, n’est pas une donnée que ce verset énonce lui-même.
Sommaire du bloc
| Réf. | Titre thématique |
|---|---|
| S.21:30 | Le ciel et la terre furent un ratq ; Nous les avons séparés ; toute chose vivante par l’eau |
| S.21:31 | Les montagnes-ancrages, les passages et les chemins |
| S.21:32 | Le ciel, un toit protégé — dont ils se détournent |
| S.21:33 | La nuit, le jour, le soleil, la lune — chacun dans un falak |
| S.21:34 | Nul être humain, pas même le nabī, n’a reçu l’immortalité |
| S.21:35 | Toute âme goûte la mort ; l’épreuve par le mal et par le bien |
| S.21:36 | La dérision à la vue du nabī — le rappel d’ar-Raḥmān renié |
| S.21:37 | L’être humain créé d’empressement — ne hâtez pas |
| S.21:38 | « À quand cette promesse ? » |
| S.21:39 | S’ils savaient le moment où nul secours ne viendra |
| S.21:40 | La survenue soudaine, sans délai accordé |
| S.21:41 | La moquerie des anciens retournée contre les moqueurs |
| S.21:42 | Qui vous protège, de nuit et de jour, contre ar-Raḥmān ? |
| S.21:43 | Des dieux qui ne peuvent même pas se secourir eux-mêmes |
| S.21:44 | La jouissance prolongée — la terre réduite par ses extrémités |
| S.21:45 | L’avertissement limité à la seule waḥy — les sourds n’entendent pas |
| S.21:46 | Le moindre souffle du châtiment suffit à l’aveu |
| S.21:47 | Les balances de l’exacte pesée — pas même le poids d’un grain de moutarde |
| S.21:48–49 | Le Furqān donné à Mūsā et Hārūn — les muttaqīn dans la khashya |
| S.21:50 | Ce dhikr mubārak — le renierez-vous ? |
Le ciel et la terre séparés, la vie par l’eau, les ancrages et les orbites · S21:30–33
Crux cosmologique majeur — S21:30, kānatā ratqan fa-fataqnāhumā. Ce verset est l’un des plus discutés par la portée qu’on lui prête parfois en dehors du texte. Ce que les racines affirment, linguistiquement. Ratq (racine r-t-q) : Ibn Fāris (Maqāyīs al-Lugha) la définit comme l’exact opposé de fatq — l’état de ce qui est joint, cousu, refermé sur soi-même, sans ouverture. Ibn Manẓūr (Lisān al-ʿArab) : rataqa ash-shayʾa — fermer une ouverture, souder ce qui était disjoint. Fatq (racine f-t-q), à l’inverse : al-Farāhīdī (Kitāb al-ʿAyn) la définit comme la séparation entre deux choses qui étaient collées, soudées l’une à l’autre — l’ouverture de ce qui était fermé. Dit : le verset affirme que les cieux et la terre formaient un ratq — un ensemble joint et clos — et qu’Allaah les a fataqa — disjoints, séparés l’un de l’autre. Il affirme ensuite, dans la même phrase, que Nous avons fait de l’eau toute chose vivante. Non-dit : ce seul verset ne précise ni la nature exacte de cet état initial joint, ni le mécanisme, ni la durée, ni aucune circonstance physique de cette séparation — et il ne tranche pas davantage le lien exact entre la clause sur l’eau et celle qui la précède (simple juxtaposition de deux signes de la création, ou image continue). Ce que ce Bloc refuse de faire : certains discours contemporains de prédication (daʿwa) rapprochent ce verset d’une théorie cosmologique moderne (l’univers primordial compact, puis son expansion) ; d’autres lecteurs y voient une simple image poétique de séparation du ciel et de la terre, sans portée cosmogonique précise. Ce Bloc ne retient ni n’écarte aucune de ces deux lectures : il rapporte ce que le texte affirme par le sens linguistique propre des deux racines, et s’arrête là où le texte s’arrête.
S.21:30 · Le ciel et la terre furent un ratq ; Nous les avons séparés ; toute chose vivante par l’eau
- ratqan … fataqnāhumā
- voir le callout dédié ci-dessus. Ces deux racines sont distinctes de *khalaqa* (façonner selon une mesure), *faṭara* (faire exister par une ouverture originelle) et *anshaʾa* (faire naître) — et distinctes aussi de *falaqa* (fendre un grain clos de l'intérieur pour en faire sortir la pousse) : *fataqa* suppose deux entités déjà distinctes qui étaient jointes puis séparées, non une chose unique qui s'ouvre de l'intérieur.
- jaʿalnā mina l-māʾi kulla shayʾin ḥayyin
- **Dit** : toute chose vivante est rattachée à l'eau comme à son origine. **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas le mode exact de ce rattachement (composition, condition nécessaire, ou autre).
S.21:31 · Les montagnes-ancrages, les passages et les chemins
- rawāsiya … an tamīda bihim
- voir S13:3, S16:15–16 (« *an tamīda bikum* ») — les montagnes comme ancrage, ce qui fixe et empêche l'oscillation (racine *m-y-d*).
- fijājan subulan
- *fijāj*, pluriel de *fajj* (racine *f-j-j*) : Ibn Manẓūr — le passage large entre deux montagnes, le défilé qui ouvre un chemin praticable.
S.21:32 · Le ciel, un toit protégé — dont ils se détournent
- saqfan maḥfūẓan
- *saqf* (racine *s-q-f*) : le toit, la couverture qui surplombe et abrite — une comparaison (*tashbīh*), non une description de structure matérielle supplémentaire. *Maḥfūẓ*, racine *ḥ-f-ẓ* : ce qui est gardé, préservé — même racine que la préservation du Kitāb lui-même (voir l'étude La protection du Livre d'Allaah), mais appliquée ici à un objet distinct (le ciel), sans que ce Bloc ne fusionne les deux emplois. **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas contre quoi, précisément, ce toit est protégé.
S.21:33 · La nuit, le jour, le soleil, la lune — chacun dans un falak
- wa-huwa lladhī
- Pour Allaah, *alladhī* est rendu par « Ce qui »/« Ce que » plutôt que par « Celui qui » (pronom masculin qui désigne une personne), afin d'exprimer un neutre aussi absolu que possible. Le pronom ordinaire « Il » reste employé normalement pour les verbes dont Allaah est sujet — seule la construction épithète « Celui qui X » est ici évitée.
- falakin … yasbaḥūn
- *falak* (racine *f-l-k*) : la sphère, l'orbite, le parcours circulaire — même racine consonantique que *al-fulk* (le vaisseau, l'embarcation ; voir S2:164, S16:14), les lexicographes classiques rattachant les deux au même mouvement de forme arrondie et de déplacement réglé, sans que l'un désigne l'autre. *Yasbaḥūn* (racine *s-b-ḥ*) : Ibn Fāris — se mouvoir avec aisance, glisser, nager ; même racine que *tasbīḥ* (la glorification, S21:20), les lexicographes classiques y voyant un même geste de mouvement libre et continu, sans que ce Bloc ne confonde pour autant les deux emplois (l'un cosmique, l'autre d'adoration). **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas si *kullun* (« chacun ») renvoie aux quatre éléments énumérés ou seulement aux deux luminaires visiblement mobiles (le soleil et la lune) — ce Bloc ne tranche pas au-delà de la lettre du texte.
Nulle immortalité pour aucun être humain ; toute âme goûte la mort · S21:34–35
S.21:34 · Nul être humain, pas même le nabī, n’a reçu l’immortalité
- li-basharin min qablika l-khuld
- même terme *bashar* qu'en S21:3 (Bloc I) — la condition humaine ordinaire, mortelle, que ce verset applique explicitement au *nabī* Muḥammad lui-même, par la question rhétorique qui suit. **Dit** : aucune exception n'est faite pour lui.
S.21:35 · Toute âme goûte la mort ; l’épreuve par le mal et par le bien
- kullu nafsin dhāʾiqatu l-mawt
- reprise mot pour mot de S3:185 (« Toute âme goûte la mort ») — racine *dh-w-q* : la mort présentée par l'image du goût, non de l'anéantissement total.
- nabluwkum … fitnatan
- racine *b-l-w* (éprouver, mettre à l'épreuve) et racine *f-t-n* (*fitna* : l'épreuve qui sépare et révèle). **Dit** : le texte pose explicitement que l'épreuve se fait aussi bien par le bien (l'aisance, la réussite) que par le mal (l'adversité) — l'un comme l'autre sont nommés comme matière d'épreuve, non seulement l'adversité.
La dérision envers le dhikr, la hâte humaine, l’avertissement soudain · S21:36–40
S.21:36 · La dérision à la vue du nabī — le rappel d’ar-Raḥmān renié
- huzuwan
- racine *h-z-ʾ* : la dérision, la moquerie — même famille que *yastahziʾūn* (S21:41, ce Bloc).
- ālihatakum
- « vos dieux » — ce pluriel désigne nommément les fausses entités invoquées par les polythéistes mecquois, non Allaah.
S.21:37 · L’être humain créé d’empressement — ne hâtez pas
- khuliqa l-insānu min ʿajalin … tastaʿjilūni
- racine *ʿ-j-l* (voir S17:11 : « *wa-kāna l-insānu ʿajūlā* » ; S10:11, S6:57–58) : la hâte comme trait constitutif de la nature humaine, ici poussé jusqu'à l'image d'une création « à partir de » cet empressement même — une formule plus forte que la simple qualification adjectivale de ces versets.
S.21:38–40 · « À quand cette promesse ? » — l’avertissement soudain, sans délai accordé
- lā yakuffūna ʿan wujūhihimu … wa-lā ʿan ẓuhūrihim
- **Dit** : le texte nomme deux parties du corps (le visage, le dos) comme totalement exposées, sans aucune protection possible. **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas davantage la scène qu'il décrit au-delà de cette image d'enveloppement total.
- baghtatan … fa-tabhatuhum
- *baghta* (racine *b-gh-t*) : la survenue sans annonce préalable. *Tabhatuhum* (racine *b-h-t*) : saisir de stupeur, laisser sans voix. En écho direct à la demande d'échéance posée au verset précédent (S21:38, ce Bloc) : la réponse n'est pas une date, mais l'absence même d'annonce.
- lā hum yunẓarūn
- racine *n-ẓ-r*, forme passive : ne pas se voir accorder de délai, de répit.
La dérision des anciens retournée, nul protecteur hors Allaah, la terre réduite · S21:41–44
S.21:41 · La moquerie des anciens retournée contre les moqueurs
- istuhziʾa … sakhirū … ḥāqa bihim
- voir *yastahziʾu* (S2:14–16), *sakhira* (S9:79), *ḥāqa bihim* (S6:10) : ici, c'est la conséquence même de la moquerie — non Allaah, mais le sort qui frappe les moqueurs — qui vient « envelopper » ceux qui raillaient ; l'image s'applique directement aux moqueurs humains et à leur propre sort.
S.21:42 · Qui vous protège, de nuit et de jour, contre ar-Raḥmān ?
- yakalaʾukum
- racine *k-l-ʾ* — Ibn Fāris (*Maqāyīs al-Lugha*) : *al-kilāʾa*, la garde attentive, la surveillance de ce qui est confié (d'où le pâturage où l'on garde un troupeau). Ici, une protection qu'aucune entité, hors Allaah, ne peut exercer sur les êtres humains.
S.21:43 · Des dieux qui ne peuvent même pas se secourir eux-mêmes
- yuṣḥabūn
- racine *ṣ-ḥ-b* (accompagner, escorter, protéger par la compagnie) — forme passive : ne pas trouver, face à Nous, d'escorte protectrice.
S.21:44 · La jouissance prolongée — la terre réduite par ses extrémités
- naʾti l-arḍa nanquṣuhā min aṭrāfihā
- reprise mot pour mot de S13:41. **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas l'identité exacte de cette réduction — une partie de la tradition exégétique y voit un recul territorial (la terre non soumise se réduisant progressivement), d'autres une image cosmologique plus générale — ce Bloc n'importe aucune des deux lectures comme une donnée du texte lui-même, qui pose seulement l'image d'un rétrécissement progressif venant des bords.
L’avertissement par la seule waḥy, le souffle du châtiment, les balances de l’exacte pesée · S21:45–47
S.21:45 · L’avertissement limité à la seule waḥy — les sourds n’entendent pas
- innamā undhirukum bi-l-waḥyi
- **Dit** : le texte restreint explicitement (*innamā*, particule de restriction) la source de l'avertissement à la seule *waḥy* — aucune autre source de connaissance n'est revendiquée ici par le *nabī*.
- aṣ-ṣumm
- racine *ṣ-m-m* : la surdité — image qui désigne, au sens figuré, un refus d'entendre plutôt qu'une incapacité physique (comparer avec *akinna*/*waqr*, S6:25, S17:46).
S.21:46 · Le moindre souffle du châtiment suffit à l’aveu
- nafḥatun
- racine *n-f-ḥ* : Ibn Fāris — le souffle léger, la bouffée la plus ténue possible d'une chose. **Dit** : le texte choisit délibérément l'image du plus petit contact concevable avec le châtiment pour montrer qu'il suffit, à lui seul, à faire naître l'aveu.
- yā waylanā innā kunnā ẓālimīn
- reprise mot pour mot de S21:14 (Bloc I) — la même formule d'aveu tardif, prononcée cette fois non après l'anéantissement effectif d'une cité, mais au seul contact du premier souffle du châtiment annoncé.
S.21:47 · Les balances de l’exacte pesée — pas même le poids d’un grain de moutarde
- al-mawāzīna l-qisṭa
- *mīzān* (pluriel *mawāzīn*), racine *w-z-n* (voir S7:8–9, S11:84–85 : la pesée eschatologique des œuvres). *Qisṭ*, racine *q-s-ṭ* (voir S4:3/135, S5:8/42, S6:152, S10:4, S11:85) : l'exacte répartition, distincte de *ʿadl* — ici qualifiant directement les balances elles-mêmes, non un comportement humain.
- mithqāla ḥabbatin min khardalin
- *mithqāl* (voir S4:40 : « le poids d'un atome », *mithqāl dharra*) pour l'image du poids le plus infime pris en compte dans la rétribution. *Khardal* (la graine de moutarde) : variante concrète de la même image d'extrême petitesse — aucun des deux versets ne prétend fixer une unité de mesure physique, l'un comme l'autre nommant simplement ce que le langage courant reconnaît comme le plus petit poids observable.
Le Furqān donné à Mūsā et Hārūn, ce dhikr mubārak qui clôt ce passage · S21:48–50
S.21:48–49 · Le Furqān donné à Mūsā et Hārūn — les muttaqīn dans la khashya
- al-Furqān
- racine *f-r-q* (séparer, distinguer ; voir S2:53/185 et S3:3–4) : le critère de discernement, distinct du *Kitāb* lui-même. **Dit** : ce verset applique le même terme, et donc la même fonction, à ce qui fut donné à Mūsā et à Hārūn. **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas si ce *Furqān* désigne la Tawrāh elle-même sous cet aspect fonctionnel, ou un don distinct qui lui serait associé — ce Bloc ne tranche pas au-delà de la fonction que le mot lui-même porte.
- ḍiyāʾan
- racine *ḍ-w-ʾ* (voir S10:5) : la clarté qui rayonne par elle-même, distincte de *nūr* (la lumière reçue ou réfléchie) — ici appliquée non au soleil, mais à ce qui fut donné à Mūsā et Hārūn, dans le même registre de rayonnement propre.
- yakhshawna rabbahum bi-l-ghayb
- *khashya* (racine *kh-sh-y* ; voir S2:74, S3:173, S13:21) : la crainte empreinte de reconnaissance envers ce que l'on sait puissant, conservée en translittération, distincte de *khawf* (la crainte au sens le plus général). *Bi-l-ghayb* : dans le non-vu, hors de toute perception directe — la *khashya* visée ici porte sur une réalité qui échappe aux sens.
- mushfiqūn
- racine *sh-f-q* (voir S21:28, Bloc I) : l'appréhension craintive, la vigilance redoutant de faillir.
S.21:50 · Ce dhikr mubārak — le renierez-vous ?
- dhikrun mubārakun
- *mubārak* (participe passif de la Forme II de la racine *b-r-k*) est traité en détail dans l'étude → voir Baraka et tabarruk, qui cite nommément ce verset (S21:50) parmi les occurrences coraniques de *mubārak* (avec S6:92, S6:155, S38:29 pour le Qurʾān lui-même ; S19:31 pour ʿĪsā ; S24:35 pour l'olivier ; S50:9 pour l'eau du ciel ; S44:3 pour une nuit). Ibn Fāris (*Maqāyīs al-Lugha*) : *al-mubāraku, alladhī juʿilat fīhi l-baraka min qibali ghayrih* — celui dans lequel la *baraka* a été placée par un autre que lui-même : un récepteur, non une source. Ce terme est donc distinct de *tabāraka* (forme VI, réservée à Allaah seul comme source de la *baraka*, jamais comme récepteur) — ce Bloc ne confond pas les deux formes de la même racine, et conserve *mubārak* en translittération faute d'un seul mot français qui porte, sans l'alourdir, à la fois l'idée de bienfait et celle d'un état reçu plutôt que produit.