Structure du Bloc I — ouverture de la Sourate 25 (Al-Furqān), S25:1–20. Cinq ensembles. D’abord l’ouverture doctrinale : Tabāraka, le Furqān descendu sur le ʿabd d’Allaah, Ce à qui appartient seul le mulk des cieux et de la terre, qui n’a pris nul walad ni nul sharīk, et qui a établi la mesure de toute chose créée — contre quoi est posée l’impuissance totale des ālihah prises en dehors de Lui (S25:1–3). Puis l’accusation portée par les kāfirūn — un ifk inventé, des « légendes des anciens » dictées —, et la réponse : c’est Ce qui connaît le secret des cieux et de la terre qui l’a fait descendre (S25:4–6). Puis la série des reproches adressés au rasūl — il mange, il marche dans les marchés, nul ange ni trésor ni jardin ne lui est donné, on le dit « homme ensorcelé » —, la réplique sur l’égarement de leurs comparaisons, la promesse d’un bien plus grand, et la description du Saʿīr préparé pour qui dément la Sāʿa (S25:7–14). Puis la Janna du khuld mise en regard, comme promesse réclamée (S25:15–16), et le Jour du rassemblement où Allaah interroge ce qui fut adoré en dehors de Lui, qui se désavoue entièrement, laissant sans recours ceux qui l’adoraient (S25:17–19). Enfin la clôture : aucun mursal avant le nabī Muḥammad n’a échappé à la condition commune de manger et de marcher dans les marchés — les humains sont, les uns pour les autres, une fitna — et ton Rabb est Baṣīr (S25:20).

Avertissement de méthode, valable pour ce Bloc comme pour tous les précédents. Cette traduction procède par analyse linguistique pure — racines arabes, grammaire, dictionnaires classiques (Kitāb al-ʿAyn, Maqāyīs al-Lugha, Lisān al-ʿArab) — sans recours aux tafsīrs classiques ou modernes ni aux habits culturels déjà posés sur le texte. Le décalage habituel de la basmala d’ouverture de sourate est retiré du champ ar= de S25:1, conformément à la convention déjà appliquée (S10, S20, S21, S22, S23, S24).

Sommaire du bloc

Réf. Titre thématique
S.25:1 Tabāraka — le Furqān descendu sur le ʿabd, pour les mondes
S.25:2 Le mulk des cieux et de la terre — nul walad, nul sharīk — toute chose mesurée
S.25:3 Des ālihah qui ne créent rien, et qui sont créées
S.25:4 L’accusation d’ifk inventé
S.25:5 « Des légendes des anciens, mises par écrit et dictées »
S.25:6 La réponse — Ce qui connaît le secret des cieux et de la terre
S.25:7 « Pourquoi ce rasūl mange-t-il, marche-t-il dans les marchés ? »
S.25:8 « Pourquoi nul trésor, nul jardin ? » — « Un homme ensorcelé »
S.25:9 Leurs comparaisons égarées, sans issue
S.25:10 Tabāraka — un bien plus grand, s’Il le voulait
S.25:11 Le démenti de la Sāʿa — le Saʿīr préparé
S.25:12 Le Saʿīr les voit de loin — fureur et halètement
S.25:13–14 Jetés, enchaînés — l’appel impuissant à la ruine
S.25:15–16 La Janna du khuld, en comparaison — une promesse réclamée
S.25:17 Le Jour du rassemblement — Allaah interroge ce qui fut adoré
S.25:18 Subḥānaka — le désaveu de ce qui fut adoré
S.25:19 « Vous ne pouvez plus ni détourner ni vous secourir »
S.25:20 Tous les mursalūn mangeaient et marchaient dans les marchés — la fitna réciproque

Tabāraka, le Furqān, Ce à qui appartient seul le mulk · S25:1–3

S.25:1 · Tabāraka — le Furqān descendu sur le ʿabd, pour les mondes

S.25:1
تَبَارَكَ الَّذِي نَزَّلَ الْفُرْقَانَ عَلَىٰ عَبْدِهِ لِيَكُونَ لِلْعَالَمِينَ نَذِيرًا
Tabāraka lladhī nazzala l-Furqāna ʿalā ʿabdihi li-yakūna li-l-ʿālamīna nadhīrā Tabāraka — Ce qui a fait descendre (nazzala) le Furqān sur Son ʿabd, pour qu’il soit, pour les mondes (al-ʿālamīn), un nadhīr (avertisseur).
Notes lexicales
tabāraka
racine *b-r-k*, Forme VI — précédent exact et extensivement établi → voir l'étude dédiée [Baraka et tabarruk](/etudes/baraka-tabarruk/), qui cite nommément ce verset. Ibn Manẓūr : *tabāraka llāhu* — Ses bienfaits se sont multipliés et ont crû en excédant. Cette forme réflexive est réservée, dans la langue classique, à Allaah seul comme source de la *baraka*, jamais comme récepteur — distincte de *mubārak* (participe passif, un récepteur qui la reçoit d'un autre) et de *bāraka* (Forme III, l'acte de la placer sur autre chose). Conservé en translittération, jamais rendu par « Béni soit », qui en ferait un souhait adressé à Allaah plutôt que l'affirmation de ce qu'Il est par Lui-même.
alladhī (« Ce qui »)
conformément à la méthode retenue, la construction relative qui attribue une action à Allaah (« Celui qui X ») est rendue par « Ce qui », le neutre absolu s'exprimant en français par « ce qui »/« ce que » plutôt que par le pronom masculin « celui qui », qui désigne ordinairement une personne. Le pronom ordinaire « Il » reste employé normalement pour les verbes dont Allaah est sujet — seule la construction épithète est ici visée. Première occurrence de cette application dans ce Bloc ; reviendra à plusieurs reprises (S25:2, S25:6, S25:10, ce Bloc).
al-Furqān
racine *f-r-q* : ce qui sépare, ce qui distingue — le critère de discernement entre le vrai et le faux. Précédent exact déjà établi (S2:53 : *al-kitāb wa-l-furqān* donnés à Mūsā ; S3:4 : *al-furqān* descendu avec le Livre confirmateur ; S8:29). Conservé en translittération. **Dit** : ce même nom donne son titre à cette sourate. **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas si *al-Furqān* désigne ici l'ensemble du Qurʾān, une partie de celui-ci, ou le critère de discernement qu'il fournit — les trois lectures sont attestées chez les lexicographes classiques sans que ce verset ne tranche entre elles.
ʿabdihi
racine *ʿ-b-d* (le service, l'adoration), très largement établie. **Non-dit** : ce seul verset ne nomme pas ce *ʿabd* ; son identification au *nabī* Muḥammad repose sur la cohérence d'ensemble du Coran (le *Furqān*/Qurʾān descendu sur lui), non sur une affirmation explicite de ce verset.
nadhīran li-l-ʿālamīn
couple déjà établi (*nadhīr*, *passim* ; *al-ʿālamīn*, S1:2 et *passim*). **Dit** : la finalité assignée au *Furqān* est circonscrite à l'avertissement (*indhār*) adressé à l'ensemble des mondes — aucune autre fonction n'est nommée par ce seul verset.

S.25:2 · Le mulk des cieux et de la terre — nul walad, nul sharīk — toute chose mesurée

S.25:2
الَّذِي لَهُ مُلْكُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَلَمْ يَتَّخِذْ وَلَدًا وَلَمْ يَكُنْ لَهُ شَرِيكٌ فِي الْمُلْكِ وَخَلَقَ كُلَّ شَيْءٍ فَقَدَّرَهُ تَقْدِيرًا
Alladhī lahu mulku s-samāwāti wa-l-arḍi wa-lam yattakhidh waladan wa-lam yakun lahu sharīkun fi l-mulki wa-khalaqa kulla shayʾin fa-qaddarahu taqdīrā Ce à qui appartient le mulk (la royauté, la pleine disposition) des cieux et de la terre — qui n’a pris nul walad, et à qui nul sharīk (associé) n’appartient dans le mulk — et qui a créé toute chose, puis en a établi la mesure avec exactitude (fa-qaddarahu taqdīran).
Notes lexicales
lam yattakhidh waladan … sharīkun fi l-mulki
couple déjà établi, extensivement (rejet du *walad* : S4:171, S6:101, S17:111, S19:35, S21:26 ; rejet du *sharīk* dans le *mulk* : S17:111, dans une construction presque identique — « *wa-lam yakun lahu sharīkun fi l-mulk* »). **Cohérence intra-coranique** : cette clôture de sourate déjà rencontrée (S17:111) ouvre ici une sourate nouvelle par la même double négation.
khalaqa kulla shayʾin fa-qaddarahu taqdīran
racine *q-d-r* — Ibn Fāris (*Maqāyīs al-Lugha*) : établir la mesure exacte, la juste proportion d'une chose, en fixer la portée précise. **Point de méthode, par distinction de registre** : il a déjà été signalé, à plusieurs reprises (S8:17/23/24/53), la prudence requise sur l'articulation entre cette même racine et la responsabilité de l'acte humain (le *qadar* au sens de la destinée voulue). **Ici, l'emploi est distinct** : le verset affirme qu'au moment même de la création, chaque chose créée a reçu sa nature, sa mesure et sa portée propres (une étoile, un grain, un corps vivant) — non un décret portant sur les actes libres d'un agent moral. Ce Bloc ne fusionne pas les deux emplois de la même racine, et ne rouvre donc, sur ce verset précis, aucun des points d'accord déjà en attente sur le *qadar* de l'acte humain.

S.25:3 · Des ālihah qui ne créent rien, et qui sont créées

S.25:3
وَاتَّخَذُوا مِنْ دُونِهِ آلِهَةً لَا يَخْلُقُونَ شَيْئًا وَهُمْ يُخْلَقُونَ وَلَا يَمْلِكُونَ لِأَنْفُسِهِمْ ضَرًّا وَلَا نَفْعًا وَلَا يَمْلِكُونَ مَوْتًا وَلَا حَيَاةً وَلَا نُشُورًا
Wa-ttakhadhū min dūnihi ālihatan lā yakhluqūna shayʾan wa-hum yukhlaqūna wa-lā yamlikūna li-anfusihim ḍarran wa-lā nafʿan wa-lā yamlikūna mawtan wa-lā ḥayātan wa-lā nushūrā Et ils ont pris, en dehors de Lui, des ālihah (divinités) qui ne créent rien et qui sont elles-mêmes créées, qui ne détiennent pour elles-mêmes ni le pouvoir de nuire (ḍarr) ni celui d’être utiles (nafʿ), et qui ne détiennent ni la mort, ni la vie, ni la résurrection (nushūr).
Notes lexicales
lā yakhluqūna shayʾan wa-hum yukhlaqūn
précédent exact déjà établi (S7:191–192 : « *a-yushrikūna mā lā yakhluqu shayʾan wa-hum yukhlaqūn* » ; S16:20–21, construction identique). **Dit** : même opposition rhétorique — la racine *kh-l-q* portant les deux pôles de l'argument, créer et être créé.
lā yamlikūna li-anfusihim ḍarran wa-lā nafʿan
précédent exact déjà établi (S5:76 : « *mā lā yamliku lakum ḍarran wa-lā nafʿan* » ; S13:16 : « *lā yamlikūna li-anfusihim nafʿan wa-lā ḍarran* »). **Cohérence intra-coranique** : même critère d'impuissance déjà posé à plusieurs reprises pour ce qui est adoré en dehors d'Allaah.
nushūr
racine *n-sh-r* — al-Khalīl (*Kitāb al-ʿAyn*) et Ibn Fāris (*Maqāyīs al-Lugha*) : déployer, étendre ce qui était plié ou serré (d'où *nashara th-thawba*, déployer un vêtement). Appliqué à la résurrection, le terme porte l'image d'un déploiement hors d'un état de repliement — la vie reprenant son étendue après la mort. Première occurrence développée de cette racine. **Dit** : le texte nie ici toute maîtrise, par ce qui est adoré hors d'Allaah, sur les trois bornes majeures de l'existence — la mort, la vie, et le retour à la vie.

L’accusation d’ifk et de légendes anciennes — la réponse · S25:4–6

S.25:4 · L’accusation d’ifk inventé

S.25:4
وَقَالَ الَّذِينَ كَفَرُوا إِنْ هَٰذَا إِلَّا إِفْكٌ افْتَرَاهُ وَأَعَانَهُ عَلَيْهِ قَوْمٌ آخَرُونَ ۖ فَقَدْ جَاءُوا ظُلْمًا وَزُورًا
Wa-qāla lladhīna kafarū in hādhā illā ifkun iftarāhu wa-aʿānahu ʿalayhi qawmun ākharūna fa-qad jāʾū ẓulman wa-zūrā Et ceux qui sont kāfirūn ont dit : « Ceci n’est qu’un ifk (mensonge forgé par inversion du vrai) qu’il a inventé (iftarāhu), et sur lequel d’autres gens l’ont assisté » — ils sont ainsi venus avec ẓulm et zūr (un faux témoignage).
Notes lexicales
ifkun iftarāhu
racine *a-f-k*, précédent exact déjà établi (S24:11, Bloc II de la Sourate 24 — voir la note qui y est posée) : Al-Khalīl et Ibn Fāris convergent sur le sens d'*inqilāb*, retourner, inverser le vrai en faux — un mensonge de la plus haute gravité par construction même du mot, distinct d'un simple *kadhib*. *Iftarāhu* (racine *f-r-y*, forme VIII) : forger, inventer de toutes pièces — précédent déjà établi (*shirk* qualifié d'*iftirāʾ*, S4:48 et l'étude dédiée [Le shirk dans le Coran](/etudes/shirk/)). **Dit** : l'accusation porte ici, non sur le *Furqān* en général, mais sur son origine — un mensonge que le *nabī* aurait lui-même fabriqué avec l'aide d'autres personnes, non nommées par ce seul verset.
ẓulman wa-zūrā
*ẓulm*, très largement établi. *Zūr*, racine *z-w-r* — Ibn Fāris (*Maqāyīs al-Lugha*) : dévier d'un chemin droit, d'où le témoignage ou la parole qui s'écarte délibérément du vrai — un faux témoignage, une fausse attestation. Première occurrence développée de cette racine. **Dit** : le texte retourne l'accusation même qu'ils portent (celle d'un *ifk* fabriqué) en qualifiant leur propre démarche de *ẓulm* et de *zūr*.

S.25:5 · « Des légendes des anciens, mises par écrit et dictées »

S.25:5
وَقَالُوا أَسَاطِيرُ الْأَوَّلِينَ اكْتَتَبَهَا فَهِيَ تُمْلَىٰ عَلَيْهِ بُكْرَةً وَأَصِيلًا
Wa-qālū asāṭīru l-awwalīna ktatabahā fa-hiya tumlā ʿalayhi bukratan wa-aṣīlā Et ils ont dit : « [Ce sont] des légendes des anciens (asāṭīr al-awwalīn), qu’il a fait mettre par écrit (iktatabahā), et qui lui sont dictées (tumlā) matin et soir (bukratan wa-aṣīlan). »
Notes lexicales
asāṭīru l-awwalīn
précédent exact déjà établi (S6:25, S16:24 ; étude dédiée [Ummī — l'illettré](/etudes/ummi-illettre/)) : récits merveilleux attribués aux générations anciennes, par contraste avec un texte véridique. Même formule reprise à l'identique.
iktatabahā … tumlā
racine *k-t-b*, forme VIII : se faire mettre par écrit — première occurrence développée de cette forme précise. *Tumlā*, racine *m-l-w/m-l-y* : dicter à voix haute pour qu'un autre écrive — première occurrence. **Dit** : l'accusation précise ici un mécanisme concret (un écrit commandé, puis dicté de façon répétée) — **non-dit** : ce seul verset ne nomme ni le scribe, ni la source prétendue de la dictée.

S.25:6 · La réponse — Ce qui connaît le secret des cieux et de la terre

S.25:6
قُلْ أَنْزَلَهُ الَّذِي يَعْلَمُ السِّرَّ فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ ۚ إِنَّهُ كَانَ غَفُورًا رَحِيمًا
Qul anzalahu lladhī yaʿlamu s-sirra fi s-samāwāti wa-l-arḍi innahu kāna ghafūran raḥīmā Dis : « L’a fait descendre Ce qui connaît le secret (as-sirr) dans les cieux et sur la terre — Il est Ghafūr, Raḥīm. »
Notes lexicales
yaʿlamu s-sirra fi s-samāwāti wa-l-arḍi
précédent déjà établi (S6:3 : « *yaʿlamu sirrakum wa-jahrakum* » ; S20:7 : « *yaʿlamu s-sirra wa-akhfā* »). **Dit** : la réponse à l'accusation d'une dictée humaine secrète (S25:5, ce Bloc) oppose précisément une connaissance du secret qui dépasse toute dissimulation humaine — un contraste voulu entre le secret que les *kāfirūn* imaginent caché (une source humaine) et le secret que Ce qui a fait descendre le *Furqān* connaît réellement.
ghafūran raḥīman
couple déjà extensivement établi, conservé en translittération — ce que l'on peut dire lorsqu'on parle d'Allaah.

Les reproches contre le rasūl, la promesse d’un bien plus grand, et le Saʿīr · S25:7–14

S.25:7 · « Pourquoi ce rasūl mange-t-il, marche-t-il dans les marchés ? »

S.25:7
وَقَالُوا مَالِ هَٰذَا الرَّسُولِ يَأْكُلُ الطَّعَامَ وَيَمْشِي فِي الْأَسْوَاقِ ۙ لَوْلَا أُنْزِلَ إِلَيْهِ مَلَكٌ فَيَكُونَ مَعَهُ نَذِيرًا
Wa-qālū māli hādhā r-rasūli yaʾkulu ṭ-ṭaʿāma wa-yamshī fi l-aswāqi lawlā unzila ilayhi malakun fa-yakūna maʿahu nadhīrā Et ils ont dit : « Qu’a donc ce rasūl à manger la nourriture et à marcher dans les marchés (al-aswāq) ? Que n’a-t-on pas fait descendre vers lui un malak, qui serait avec lui un nadhīr ? »
Notes lexicales
lawlā unzila ilayhi malakun
précédent déjà établi (S6:8–9 ; S11:12, qui ajoute l'hypothèse d'un trésor — « *lawlā unzila ʿalayhi kanzun aw jāʾa maʿahu malakun* », reprise presque à l'identique au verset suivant de ce Bloc). *Malak*, rattaché par les lexicographes classiques à la racine *l-ʾ-k* (porter un message), non à *m-l-k* (la royauté) — déjà distingué.
yaʾkulu ṭ-ṭaʿāma wa-yamshī fi l-aswāq
première occurrence de cette formule précise — elle reviendra à l'identique, au pluriel et appliquée à l'ensemble des *mursalūn*, à la clôture de ce Bloc (S25:20). **Dit** : le reproche porte sur la condition humaine ordinaire du *rasūl* — manger, se déplacer dans les lieux de commerce — jugée incompatible, par ses interlocuteurs, avec la fonction qu'il revendique.

S.25:8 · « Pourquoi nul trésor, nul jardin ? » — « Un homme ensorcelé »

S.25:8
أَوْ يُلْقَىٰ إِلَيْهِ كَنْزٌ أَوْ تَكُونُ لَهُ جَنَّةٌ يَأْكُلُ مِنْهَا ۚ وَقَالَ الظَّالِمُونَ إِنْ تَتَّبِعُونَ إِلَّا رَجُلًا مَسْحُورًا
Aw yulqā ilayhi kanzun aw takūnu lahu jannatun yaʾkulu minhā wa-qāla ẓ-ẓālimūna in tattabiʿūna illā rajulan masḥūrā « Ou que ne lui est-il pas jeté un trésor (kanz), ou que n’a-t-il pas un jardin (janna) dont il mangerait ? » Et les ẓālimūn ont dit : « Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé (rajulan masḥūrā). »
Notes lexicales
kanzun … jannatun
*kanz*, précédent déjà établi (S11:12 — voir note ci-dessus). *Janna*, ici au sens ordinaire d'un jardin cultivé, par contraste avec la *Jannat al-khuld* qui viendra plus loin dans ce même Bloc (S25:15–16).
rajulan masḥūrā
racine *s-ḥ-r*, précédent exact déjà établi (S17:47 : « *in tattabiʿūna illā rajulan masḥūrā* », formule identique au mot près ; S17:101). **Dit** : c'est là une accusation rapportée telle quelle, prononcée par les *ẓālimūn* eux-mêmes, non une affirmation que le texte validerait.

S.25:9 · Leurs comparaisons égarées, sans issue

S.25:9
انْظُرْ كَيْفَ ضَرَبُوا لَكَ الْأَمْثَالَ فَضَلُّوا فَلَا يَسْتَطِيعُونَ سَبِيلًا
Unẓur kayfa ḍarabū laka l-amthāla fa-ḍallū fa-lā yastaṭīʿūna sabīlā Regarde comment ils ont formulé (ḍarabū) des comparaisons (al-amthāl) à ton sujet — ils s’en sont ainsi égarés (ḍallū), et ne peuvent plus trouver de chemin (sabīlan).
Notes lexicales
ḍarabū laka l-amthāla … fa-lā yastaṭīʿūna sabīlā
précédent exact, mot pour mot, déjà établi (S17:48). Reprise à l'identique pour qualifier l'ensemble des reproches énumérés aux deux versets précédents (S25:7–8, ce Bloc).

S.25:10 · Tabāraka — un bien plus grand, s’Il le voulait

S.25:10
تَبَارَكَ الَّذِي إِنْ شَاءَ جَعَلَ لَكَ خَيْرًا مِنْ ذَٰلِكَ جَنَّاتٍ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الْأَنْهَارُ وَيَجْعَلْ لَكَ قُصُورًا
Tabāraka lladhī in shāʾa jaʿala laka khayran min dhālika jannātin tajrī min taḥtihā l-anhāru wa-yajʿal laka quṣūrā Tabāraka — Ce qui, s’Il le voulait, t’accorderait mieux que cela : des jardins sous lesquels coulent les rivières, et t’accorderait des palais (quṣūr).
Notes lexicales
tabāraka (seconde occurrence du Bloc)
même forme et même traitement qu'en S25:1, ce Bloc — voir la note qui y est posée. **Dit** : le texte retourne ici l'exigence même des *kāfirūn* (un jardin dont manger, S25:8) en une promesse hypothétique bien plus vaste, si Allaah le voulait, pour le *nabī* lui-même.
quṣūrā
racine *q-ṣ-r* : la demeure fortifiée, l'édifice élevé et clos. Première occurrence développée de cette racine.

S.25:11 · Le démenti de la Sāʿa — le Saʿīr préparé

S.25:11
بَلْ كَذَّبُوا بِالسَّاعَةِ ۖ وَأَعْتَدْنَا لِمَنْ كَذَّبَ بِالسَّاعَةِ سَعِيرًا
Bal kadhdhabū bi-s-sāʿati wa-aʿtadnā li-man kadhdhaba bi-s-sāʿati saʿīrā Mais ils ont démenti la Sāʿa (l’Heure) — et Nous avons préparé, pour qui dément la Sāʿa, un Saʿīr (brasier ardent).
Notes lexicales
as-Sāʿa
largement établi → voir l'étude dédiée [L'Heure et ses signes](/etudes/heure-signes/). **Point de structure** : ce verset fait basculer le Bloc des reproches sur la personne du *rasūl* (S25:7–9) vers leur cause plus profonde — le démenti de la *Sāʿa* elle-même, développé dans les versets qui suivent.
saʿīran
racine *s-ʿ-r* : attiser, exciter une flamme jusqu'à l'embrasement. Conservé en translittération, conformément au précédent déjà établi (S4:10) pour ce nom du Feu, distinct de *Jahannam* et de *an-nār* employés plus génériquement ailleurs.

S.25:12 · Le Saʿīr les voit de loin — fureur et halètement

S.25:12
إِذَا رَأَتْهُمْ مِنْ مَكَانٍ بَعِيدٍ سَمِعُوا لَهَا تَغَيُّظًا وَزَفِيرًا
Idhā raʾathum min makānin baʿīdin samiʿū lahā taghayyuẓan wa-zafīrā Quand il (le Saʿīr) les verra d’un lieu éloigné, ils entendront, venant de lui, un grondement de fureur (taghayyuẓ) et un halètement (zafīr).
Notes lexicales
raʾathum … samiʿū lahā
**Dit** : le texte attribue grammaticalement au *Saʿīr* la capacité de voir et de se faire entendre — une image d'intensification de la terreur, non une affirmation développée sur la nature métaphysique exacte du Feu au-delà de cette image. Première occurrence d'une telle personnification du Feu.
taghayyuẓan wa-zafīrā
*taghayyuẓ*, racine *gh-y-ẓ* : la fureur contenue qui cherche à se décharger — première occurrence développée. *Zafīr*, racine *z-f-r* : le souffle rauque et profond, le halètement — première occurrence développée. Les deux termes composent, selon les lexicographes classiques, l'image sonore d'une respiration haletante de rage.

S.25:13–14 · Jetés, enchaînés — l’appel impuissant à la ruine

S.25:13–14
وَإِذَا أُلْقُوا مِنْهَا مَكَانًا ضَيِّقًا مُقَرَّنِينَ دَعَوْا هُنَالِكَ ثُبُورًا لَا تَدْعُوا الْيَوْمَ ثُبُورًا وَاحِدًا وَادْعُوا ثُبُورًا كَثِيرًا
Wa-idhā ulqū minhā makānan ḍayyiqan muqarranīna daʿaw hunālika thubūrā · Lā tadʿū l-yawma thubūran wāḥidan wa-dʿū thubūran kathīrā Et quand ils y seront jetés, en un lieu étroit (ḍayyiq), enchaînés ensemble (muqarranīn), ils y invoqueront la ruine totale (thubūr). « N’invoquez pas, aujourd’hui, une seule ruine — invoquez-en beaucoup ! »
Notes lexicales
muqarranīna
racine *q-r-n* : lier, attacher solidement deux choses ensemble — d'où *qarīn* (le compagnon indissociable). Première occurrence développée de cette racine. **Dit** : le texte décrit un enchaînement mutuel, non la seule entrave d'un individu isolé.
thubūran
racine *th-b-r* — Ibn Fāris (*Maqāyīs al-Lugha*) : périr totalement, être anéanti sans retour. Première occurrence développée de cette racine, répétée trois fois dans ces deux versets. **Dit** : la réponse de S25:14 est une réplique de dérision — leur sort dépasse ce qu'une invocation unique de la ruine pourrait même nommer ; ce Bloc ne lit pas cette réplique comme une invitation réelle à invoquer plusieurs ruines, mais comme une figure d'intensification rhétorique de la détresse qui les attend.

La Janna du khuld, en comparaison · S25:15–16

S.25:15–16 · La Janna du khuld — une promesse réclamée

S.25:15–16
قُلْ أَذَٰلِكَ خَيْرٌ أَمْ جَنَّةُ الْخُلْدِ الَّتِي وُعِدَ الْمُتَّقُونَ ۚ كَانَتْ لَهُمْ جَزَاءً وَمَصِيرًا لَهُمْ فِيهَا مَا يَشَاءُونَ خَالِدِينَ ۚ كَانَ عَلَىٰ رَبِّكَ وَعْدًا مَسْئُولًا
Qul adhālika khayrun am jannatu l-khuldi llatī wuʿida l-muttaqūna kānat lahum jazāʾan wa-maṣīrā · Lahum fīhā mā yashāʾūna khālidīna kāna ʿalā rabbika waʿdan masʾūlā Dis : « Cela est-il meilleur, ou la Janna du khuld (éternité), qui a été promise aux muttaqūn ? Elle sera pour eux rétribution (jazāʾ) et destination (maṣīr). » Ils y auront ce qu’ils voudront, y demeurant à jamais (khālidīn) — c’est, de la part de ton Rabb, une promesse qui sera réclamée (waʿdan masʾūlā).
Notes lexicales
jannatu l-khuldi
racine *kh-l-d*, précédent déjà établi (S21:34–35 : *al-khuld*, l'immortalité qu'aucun être humain n'a reçue avant le *nabī*). Ici, le même terme qualifie la *Janna* elle-même — par contraste volontaire du Bloc entre ce *khuld* promis et la condition mortelle commune à tous les *mursalūn*, affirmée à la clôture (S25:20, ce Bloc).
waʿdan masʾūlā
racine *s-ʾ-l* (demander, réclamer), à la forme passive. **Crux lexical, deux lectures classiques, sans trancher.** Les lexicographes classiques rapportent deux lectures de cette forme passive : **première lecture**, la promesse elle-même est ce qui sera réclamé — les croyants pourront en demander l'accomplissement, comme un droit acquis par la promesse d'Allaah ; **seconde lecture**, c'est Allaah Lui-même qui S'en tient comptable, une promesse dont Il répondra, sans qu'aucune créature n'ait à la Lui réclamer. Ce Bloc nomme les deux lectures sans en écarter aucune, le texte seul ne permettant pas de trancher entre elles.

Le Jour du rassemblement — le désaveu de ce qui fut adoré · S25:17–19

S.25:17 · Le Jour du rassemblement — Allaah interroge ce qui fut adoré

S.25:17
وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ وَمَا يَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ فَيَقُولُ أَأَنْتُمْ أَضْلَلْتُمْ عِبَادِي هَٰؤُلَاءِ أَمْ هُمْ ضَلُّوا السَّبِيلَ
Wa-yawma yaḥshuruhum wa-mā yaʿbudūna min dūni llāhi fa-yaqūlu a-antum aḍlaltum ʿibādī hāʾulāʾi am hum ḍallū s-sabīla Et le jour où Il les rassemblera, eux et ce qu’ils adorent en dehors d’Allaah, Il dira : « Est-ce vous qui avez égaré Mes ʿibād que voici, ou se sont-ils égarés eux-mêmes du chemin ? »
Notes lexicales
yawma yaḥshuruhum … fa-yaqūlu
précédent déjà établi pour la structure de ce dialogue eschatologique (S6:22–23 : « *wa-yawma naḥshuruhum jamīʿan thumma naqūlu li-lladhīna ashrakū ayna shurakāʾukum* » ; S10:28–29). **Non-dit** : l'emploi du neutre *mā yaʿbudūn* (« ce qu'ils adorent »), plutôt qu'un pluriel personnel, ne précise pas si ce qui est interrogé recouvre des êtres doués de parole (anges, ʿĪsā) ou des idoles inertes — ce seul verset laisse la question ouverte, le dialogue qui suit (S25:18, ce Bloc) étant mis dans la bouche de ce qui est capable de répondre.

S.25:18 · Subḥānaka — le désaveu de ce qui fut adoré

S.25:18
قَالُوا سُبْحَانَكَ مَا كَانَ يَنْبَغِي لَنَا أَنْ نَتَّخِذَ مِنْ دُونِكَ مِنْ أَوْلِيَاءَ وَلَٰكِنْ مَتَّعْتَهُمْ وَآبَاءَهُمْ حَتَّىٰ نَسُوا الذِّكْرَ وَكَانُوا قَوْمًا بُورًا
Qālū subḥānaka mā kāna yanbaghī lanā an nattakhidha min dūnika min awliyāʾa wa-lākin mattaʿtahum wa-ābāʾahum ḥattā nasū dh-dhikra wa-kānū qawman būrā Ils diront : « Subḥānaka ! Il ne nous convenait pas (mā kāna yanbaghī lanā) de prendre, en dehors de Toi, des awliyāʾ — mais Tu leur as accordé jouissance (mattaʿtahum), à eux et à leurs pères, jusqu’à ce qu’ils oublient le Dhikr — et ils furent un peuple perdu (qawman būrā). »
Notes lexicales
subḥānaka
racine *s-b-ḥ*, précédent établi (S24:16 — voir la note qui y est posée) : ce que l'on peut dire d'Allaah — entièrement dégagé de toute limitation, de toute imperfection. **Dit** : cette formule est ici mise dans la bouche de ce qui fut adoré, comme premier mot de son désaveu total.
mā kāna yanbaghī lanā
racine *b-gh-y* (au sens de convenir, être approprié — distincte du sens de *baghy*, l'excès injuste, déjà établi ailleurs). Première occurrence développée de ce sens précis. **Dit** : le désaveu porte sur l'impropriété même de la relation — jamais il n'aurait convenu que ce qui est adoré prenne, lui-même, d'autres *walī* en dehors d'Allaah.
mattaʿtahum … ḥattā nasū dh-dhikra
**Dit** : le texte attribue ici explicitement à Allaah l'octroi d'une jouissance matérielle qui a conduit, par un enchaînement causal nommé (*ḥattā*, « jusqu'à ce que »), à l'oubli du Dhikr. **Point de distinction, par souci de transparence** : cette construction est à distinguer de la figure en miroir déjà établie pour *nasū llāha fa-nasiyahum* (S9:67), où un oubli humain reçoit une rétribution qui reproduit ce même oubli ; ici, c'est une faveur accordée en amont qui est nommée comme cause de l'oubli — non une rétribution qui y répond en écho après coup. Ce Bloc ne confond pas les deux mécanismes.
qawman būrā
racine *b-w-r* — Ibn Manẓūr (*Lisān al-ʿArab*) et Ibn Fāris (*Maqāyīs al-Lugha*) : *bāra, yabūru, būran* — périr, devenir sans valeur, invendable (on dit d'une marchandise qui ne trouve plus preneur qu'elle est *kāsida bāʾira*). Appliqué à un peuple, le terme désigne une ruine complète, un anéantissement de toute valeur. Première occurrence développée de cette racine.

S.25:19 · « Vous ne pouvez plus ni détourner ni vous secourir »

S.25:19
فَقَدْ كَذَّبُوكُمْ بِمَا تَقُولُونَ فَمَا تَسْتَطِيعُونَ صَرْفًا وَلَا نَصْرًا ۚ وَمَنْ يَظْلِمْ مِنْكُمْ نُذِقْهُ عَذَابًا كَبِيرًا
Fa-qad kadhdhabūkum bi-mā taqūlūna fa-mā tastaṭīʿūna ṣarfan wa-lā naṣran wa-man yaẓlim minkum nudhiqhu ʿadhāban kabīrā « Ils vous ont donc démentis dans ce que vous disiez — vous ne pouvez désormais ni détourner [le châtiment] (ṣarf) ni [vous] secourir (naṣr) — et quiconque, parmi vous, commet un ẓulm, Nous lui ferons goûter un grand châtiment. »
Notes lexicales
mā tastaṭīʿūna ṣarfan wa-lā naṣran
*ṣarf*, racine *ṣ-r-f* : détourner, faire dévier une chose de son cours. Première occurrence développée de cette racine. **Dit** : le verset s'adresse directement, par le changement de destinataire (« vous »), à ceux qui adoraient — non plus à ce qui était adoré, qui vient de parler au verset précédent — pour leur signifier l'absence de tout recours désormais.

Tous les mursalūn mangeaient et marchaient dans les marchés — la fitna réciproque · S25:20

S.25:20 · La condition commune de tous les envoyés — la fitna réciproque — Baṣīr

S.25:20
وَمَا أَرْسَلْنَا قَبْلَكَ مِنَ الْمُرْسَلِينَ إِلَّا إِنَّهُمْ لَيَأْكُلُونَ الطَّعَامَ وَيَمْشُونَ فِي الْأَسْوَاقِ ۗ وَجَعَلْنَا بَعْضَكُمْ لِبَعْضٍ فِتْنَةً أَتَصْبِرُونَ ۗ وَكَانَ رَبُّكَ بَصِيرًا
Wa-mā arsalnā qablaka mina l-mursalīna illā innahum la-yaʾkulūna ṭ-ṭaʿāma wa-yamshūna fi l-aswāqi wa-jaʿalnā baʿḍakum li-baʿḍin fitnatan a-taṣbirūna wa-kāna rabbuka baṣīrā Et Nous n’avons envoyé, avant toi, aucun des mursalūn (envoyés) qui ne mangeât la nourriture et ne marchât dans les marchés — et Nous avons fait de vous, les uns pour les autres, une fitna (épreuve) : endurerez-vous (a-taṣbirūn) ? Et ton Rabb est Baṣīr.
Notes lexicales
mina l-mursalīna … yaʾkulūna … yamshūna fi l-aswāq
même formule que S25:7, ce Bloc — voir la note qui y est posée — désormais généralisée, au pluriel, à l'ensemble des *mursalūn* qui ont précédé le *nabī* Muḥammad. **Dit** : le texte répond ainsi, par un principe général, au reproche particulier adressé en S25:7 : aucun exception n'a jamais existé pour aucun envoyé.
jaʿalnā baʿḍakum li-baʿḍin fitnatan
racine *f-t-n*, précédent déjà établi (S6:53 : « *wa-kadhālika fatannā baʿḍahum bi-baʿḍin* », l'épreuve réciproque entre humains ; S10:85–86, S21:35, pour l'épreuve en général). **Dit** : le texte pose la coexistence humaine elle-même — les forts et les faibles, les suiveurs et les suivis, les croyants et les dénégateurs les uns parmi les autres — comme une épreuve mutuelle délibérément voulue, close par une question directe (« endurerez-vous ? ») sans réponse donnée dans ce seul verset.
baṣīran
largement établi — ce que l'on peut dire lorsqu'on parle d'Allaah, conservé en translittération.

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