Structure du Bloc IV. Cinq mouvements. Ordre au nabī de proclamer ḥamd et paix sur les ʿibād élus, puis cinq questions rhétoriques (création cieux/terre/jardins ; terre-assise + barrière entre les mers ; réponse à la détresse + humains successeurs de la terre ; guidance dans les ténèbres + vents annonciateurs ; création puis re-création), chacune close par « y a-t-il un ilāh avec Allaah ? » (S27:59–64). Puis le ghayb exclusif à Allaah et le savoir des kāfirūn jamais convergé sur l’Ākhira (S27:65–66) ; l’objection « légende des anciens » et l’appel à parcourir la terre (S27:67–69) ; consolation au nabī face à la moquerie sur la date, réponse sans date mais affirmant l’imminence (S27:70–72) ; clôture sur le faḍl d’Allaah malgré l’ingratitude humaine, Sa connaissance de ce que les poitrines renferment/divulguent, et rien de caché qui ne soit dans un Kitāb manifeste — écho direct à l’ouverture de la sourate (S27:73–75).
Point de méthode — les cinq questions rhétoriques (S27:60–64), sans élaboration scolastique importée. Même structure répétée cinq fois : une action cosmique/providentielle à l’évidence posée comme telle, puis le refrain « y a-t-il un ilāh avec Allaah ? ». Ce Bloc restitue ce que chaque question affirme par elle-même — l’énumération interdit toute association avec Allaah —, sans le développement scolastique que la théologie postérieure a pu bâtir sur ce type de passage (même prudence déjà posée pour S21:22, à propos du burhān at-tamānuʿ, terme absent du Coran).
Sommaire du bloc
| Réf. | Titre thématique |
|---|---|
| S.27:59 | « Dis : la ḥamd est à Allaah, et paix sur Ses ʿibād élus » |
| S.27:60 | Qui a créé les cieux et la terre, et fait germer les jardins ? |
| S.27:61 | Qui a fait de la terre une assise, et placé une barrière entre les mers ? |
| S.27:62 | Qui répond à la détresse, et vous établit successeurs de la terre ? |
| S.27:63 | Qui guide dans les ténèbres, et envoie les vents en annonce ? |
| S.27:64 | Qui fait exister la création puis la refait ? — « Apportez votre preuve » |
| S.27:65 | Le ghayb, exclusif à Allaah |
| S.27:66 | Leur savoir n’a jamais convergé sur l’Ākhira — doute, aveuglement |
| S.27:67–68 | « Rien que des légendes des anciens » |
| S.27:69 | « Parcourez la terre, et regardez » |
| S.27:70 | Ne t’attriste pas, ne sois pas dans l’oppression |
| S.27:71–72 | « Quand cette promesse ? » — « Elle est peut-être déjà sur vos talons » |
| S.27:73 | Le faḍl d’Allaah envers les humains — leur ingratitude |
| S.27:74 | Ce que les poitrines renferment, ce qui est divulgué |
| S.27:75 | Rien de caché qui ne soit dans un Kitāb manifeste |
La ḥamd et les cinq questions rhétoriques · S27:59–64
S.27:59 · « Dis : la ḥamd est à Allaah, et paix sur Ses ʿibād élus »
- al-ḥamdu lillāh
- racine *ḥ-m-d*, établie dès l'ouverture de ce corpus (S1:2) et distinguée du *shukr* dans cette même sourate (S27:15/19, Bloc I) : la louange qui reconnaît une qualité, non la seule gratitude pour un bienfait reçu.
- salāmun ʿalā ʿibādihi
- racine *s-l-m*, même racine que le fil de la soumission (*muslimīn*/*aslamtu*) qui traverse les Blocs II et III de cette sourate (S27:31/38/42/44/54) — ici au sens distinct d'un souhait de paix adressé aux *ʿibād* élus, première occurrence de ce sens précis dans ce Bloc.
- ʿibādihi lladhīna ṣṭafā
- racine *ṣ-f-w* (forme VIII), précédent déjà publié (S3:33/42 : « choisir en écartant tout le reste, élire de façon exclusive »), repris ici à l'identique. **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas qui sont exactement ces *ʿibād* élus (l'ensemble des croyants, les *rusul* spécifiquement, ou toute autre catégorie) — ce Bloc n'importe aucune liste pour combler ce silence.
- āllāhu khayrun amma yushrikūn
- **Dit** : ce premier refrain rhétorique (« Allaah est-Il meilleur, ou ce qu'ils associent ? ») ouvre la série de questions qui suit (S27:60–64, ce Bloc), chacune close par un second refrain distinct (« y a-t-il un *ilāh* avec Allaah ? ») — deux formulations d'un même argument, encadrant tout ce passage.
S.27:60 · Qui a créé les cieux et la terre, et fait germer les jardins ?
- amman khalaqa … fa-anbatnā
- **Point de grammaire, sans portée théologique.** Le texte amorce la question à la troisième personne distante (« qui a créé… et a fait descendre »), puis bascule au « Nous » pour l'acte de faire germer (*fa-anbatnā*) — un glissement énonciatif que les grammairiens arabes classiques nomment parfois *iltifāt* : les deux constructions visent le même sujet, Allaah, sans qu'aucune différence de sens n'en découle.
- ḥadāʾiqa dhāta bahjatin
- *ḥadāʾiq*, pluriel de *ḥadīqa* (racine *ḥ-d-q*) : un jardin clos, entouré. *Bahja*, racine *b-h-j* : l'éclat, la splendeur qui réjouit le regard. Premières occurrences de ces deux racines.
- a-ilāhun maʿa llāh
- *ilāh*, conservé en translittération conformément à la règle constante de ce Projet (jamais rendu par « divinité »). Premier des cinq emplois de ce refrain dans ce passage (S27:60–64, ce Bloc).
- qawmun yaʿdilūn
- racine *ʿ-d-l* : les lexicographes classiques (Ibn Fāris, *Maqāyīs al-Lugha*) y distinguent deux sens principaux — la justice, l'équité (sens le plus connu), et, dans une construction distincte, s'écarter, dévier d'une direction (*ʿadala ʿan ṭ-ṭarīq*, « il a dévié du chemin »). Le contexte — un refus de toute mise en parallèle avec Allaah — impose ici le second sens : « ils dévient », non « ils sont justes ». Première occurrence développée de cette racine, dans ce sens précis.
S.27:61 · Qui a fait de la terre une assise, et placé une barrière entre les mers ?
- qarāran
- racine *q-r-r* : ce qui demeure fixé, une assise stable — première occurrence développée de ce sens précis, distincte de *mustaqirran* (S27:40, Bloc II, même racine, appliquée au trône immobilisé).
- khilālahā anhāran
- *khilāl*, racine *kh-l-l* : l'intervalle, ce qui traverse de part en part — précédent établi (S24:4 : l'interstice entre les nuées).
- rawāsiya
- précédent exact, mot pour mot, déjà établi (S13:3, S16:15–16, S21:31) : les montagnes comme ancrages qui empêchent la terre de vaciller.
- bayna l-baḥrayni ḥājizan
- racine *ḥ-j-z* : ce qui empêche le passage, l'obstacle qui sépare — première occurrence de cette racine précise. **Point de transparence** : ce même phénomène — une séparation entre deux mers — est déjà nommé ailleurs par un terme distinct, *barzakh*, conservé en translittération (S25:53 : « *jaʿala baynahumā barzakhan wa-ḥijran maḥjūrā* »). Ce Bloc ne confond pas les deux termes arabes (*ḥājiz* et *barzakh*) sous une seule traduction : chacun est rendu pour lui-même, bien qu'ils visent ici un même type de phénomène.
S.27:62 · Qui répond à la détresse, et vous établit successeurs de la terre ?
- al-muḍṭarr
- racine *ḍ-r-r* (forme VIII, *iḍṭarra*) — même famille que *ḍurr*/*ḍarrāʾ*, déjà établie (S6:42, S7:94, S10:12 : l'affliction, le dommage qui touche). La forme VIII marque ici la contrainte extrême : celui que le dommage pousse à n'avoir plus aucune autre issue que l'appel. Première occurrence de cette forme précise.
- yakshifu s-sūʾa
- racine *k-sh-f* : précédent exact déjà établi pour cette même action réservée à Allaah (S6:41 : « *fa-yakshifu mā tadʿūna ilayhi* » ; S10:12 : « *kashafnā ʿanhu ḍurrahu* »).
- khulafāʾa l-arḍ
- pluriel de *khalīfa*, racine *kh-l-f*, extensivement établie (S2:30, S6:165, S7:69/74, S10:14, S24:55) : ce qui vient après, prend la suite.
S.27:63 · Qui guide dans les ténèbres, et envoie les vents en annonce ?
- ẕulumāti l-barri wa-l-baḥr
- racine *ẕ-l-m* (famille des ténèbres, distincte de *ẕulm*, l'injustice — déjà distinguées dès S6:1) : les obscurités traversées de nuit ou par le gros temps, sur terre comme en mer. **Dit** : le texte affirme une guidance offerte dans ces obscurités ; **non-dit** : il n'en précise pas ici le moyen exact, déjà nommé ailleurs pour un cas particulier (l'étoile, S16:16 : « *wa-bi-n-najmi hum yahtadūn* »).
- yursilu r-riyāḥa bushran bayna yaday raḥmatihi
- précédent quasi mot pour mot déjà établi (S7:57 : « *wa-huwa lladhī yursilu r-riyāḥa bushran bayna yaday raḥmatihi* ») — seule la construction change (relative affirmative là, interrogative rhétorique ici), le contenu restant identique.
- taʿāla llāhu ʿammā yushrikūn
- racine *ʿ-l-w*. **Point de méthode, conforme à la règle absolue de ce Projet.** Ce verbe (*taʿālā*) porte, dans son sens premier, une image d'élévation — la même racine que celle dont ce Projet exige la plus grande prudence lorsqu'elle concerne Allaah, pour ne jamais y installer de connotation de lieu. Précédent déjà établi pour ce verbe précis, appliqué à Allaah dans une formule presque identique (S16:1 : « *subḥānahu wa-taʿālā ʿammā yushrikūn* », rendu « Il transcende ce qu'ils Lui associent ») : « transcende » porte le sens de ce qui dépasse et déborde toute limite, sans réintroduire l'idée d'un lieu plus élevé — à la différence de « Très-Haut », que ce Projet exclut par principe pour cette racine appliquée à Allaah.
S.27:64 · Qui fait exister la création puis la refait ? — « Apportez votre preuve »
- yabdaʾu l-khalqa thumma yuʿīduhu
- précédent exact déjà établi (S10:4/34, S21:104) : la symétrie entre la première création et la seconde — la résurrection —, posée comme preuve rhétorique récurrente.
- hātū burhānakum
- formule déjà étudiée en détail → voir l'étude dédiée [Hātū burhānakum](/etudes/hatu-burhanakum/), déjà mobilisée à l'identique en S2:111 et S21:24 : l'exigence d'une preuve (*burhān*) effective, non d'une simple affirmation.
Le ghayb, exclusif à Allaah — l’aveuglement devant l’Ākhira · S27:65–66
S.27:65 · Le ghayb, exclusif à Allaah
- lā yaʿlamu … al-ghayba illā llāh
- racine *gh-y-b*, *ghayb* conservé en translittération conformément à l'usage le plus récemment établi (S6:59 : « *mafātiḥu l-ghayb* »). **Point de transparence, pour harmonisation** : deux études déjà publiées sur ce site rendent ce même mot de façon distincte — « l'inconnaissable » (*Muḥkam et Mutashābih*) et « l'invisible » (*L'Heure et ses signes*) — sans que ce Bloc ne tranche laquelle, ou la translittération retenue ici, doit prévaloir sur le site. Ce verset est déjà cité dans [Muḥkam et Mutashābih](/etudes/muhkam-mutashabih/) comme preuve intra-coranique que ce régime d'exclusivité (*illā llāh*) ne tolère aucune exception, pas même pour les *rāsikhūna fī l-ʿilm* (à propos de S3:7).
- man fī s-samāwāti wa-l-arḍ
- **Écho intra-sourate.** Ce même Bloc de la sourate avait déjà nommé, en termes voisins mais distincts, ce qu'Allaah seul fait sortir de sa dissimulation (*al-khabʾ*, S27:25, Bloc I) — ici, c'est l'ensemble du *ghayb* lui-même, non seulement ce qui est cachés dans les cieux et la terre, qui est déclaré hors de toute connaissance autre que celle d'Allaah.
- wa-mā yashʿurūna ayyāna yubʿathūn
- même racine *sh-ʿ-r* déjà rencontrée trois fois dans cette sourate (*lā yashʿurūn*, S27:18/50/51, Blocs I et III) — ici étendue à l'Heure elle-même : même le moment exact de la résurrection échappe à cette perception, cohérent avec l'exclusivité du *ghayb* qui vient d'être affirmée.
S.27:66 · Leur savoir n’a jamais convergé sur l’Ākhira — doute, aveuglement
Crux grammatical, non théologique — deux lectures de iddāraka, sans trancher. Verbe forme VIII, racine d-r-k (« converger, rattraper »), deux lectures classiques possibles. Lecture 1 (interrogative elliptique) : bal introduirait une question rhétorique à marque elliptique — « leur savoir a-t-il donc convergé sur l’Ākhira ? » —, réponse négative donnée aussitôt (« ils sont plutôt dans le doute »). Lecture 2 (affirmative) : simple négation directe — leur savoir n’a jamais atteint de certitude. Ce Bloc retient la lecture 1, cohérente avec la progression des trois « bal » du verset (savoir supposé → doute → aveuglement), sans exclure la 2.
- iddāraka
- voir le callout ci-dessus. Racine *d-r-k* : atteindre, rattraper, faire converger plusieurs éléments vers un même point — première occurrence développée de cette racine.
- ʿamūn
- racine *ʿ-m-y* (l'aveuglement proprement dit) — à distinguer de *yaʿmahūn* (S27:4, Bloc I de cette sourate, racine *ʿ-m-h* : l'errance aveugle, le mouvement sans direction), déjà signalée comme racine voisine mais distincte. Ici, l'aveuglement porte précisément sur l'Ākhira, non sur une conduite générale.
L’objection des kāfirūn — « parcourez la terre » · S27:67–69
S.27:67–68 · « Rien que des légendes des anciens »
- turāban … la-mukhrajūn
- *turāb* (la poussière), même type d'objection déjà rencontré sous une formulation voisine (S23:82 : « *turāban wa-ʿiẕāman* »). *Mukhrajūn*, racine *kh-r-j* : ici au sens de « faits sortir [de terre] » — à distinguer nettement de l'emploi de la même racine, ailleurs, au sens d'« expulsés » (S15:48, S26:167) : un même mot, deux sens opposés selon le contexte.
- asāṭīru l-awwalīn
- précédent extensivement établi (S6:25, S16:24, S23:83 ; étude dédiée [Ummī — l'illettrisme du nabī](/etudes/ummi-illettre/)) : l'accusation récurrente que le message ne serait que récits fabuleux hérités des anciens.
S.27:69 · « Parcourez la terre, et regardez »
- sīrū fi l-arḍi … ʿāqibatu l-mujrimīn
- précédent quasi mot pour mot déjà établi (S6:11, S16:36 : « *sīrū fi l-arḍi … ʿāqibatu l-mukadhdhibīn* », « ceux qui ont démenti »). **Point de transparence** : ce verset-ci retient une qualification distincte — *al-mujrimīn* (ceux qui commettent le crime), non *al-mukadhdhibīn* — rejoignant plutôt, sur ce point précis, le choix déjà fait dans un récit parallèle (S7:84). Ce Bloc rapporte cette variation sans la lisser.
Consolation du nabī — « quand cette promesse ? » · S27:70–72
S.27:70 · Ne t’attriste pas, ne sois pas dans l’oppression
- lā taḥzan … fī ḍayqin mimmā yamkurūn
- précédent exact, mot pour mot, déjà établi pour cette même consolation adressée au nabī (S16:127 : « *wa-lā taḥzan ʿalayhim wa-lā taku fī ḍayqin mimmā yamkurūn* »). *Yamkurūn*, racine *m-k-r*, ici appliquée aux humains — à distinguer de son emploi, dans cette même sourate, appliqué à Allaah (*makarnā*, S27:50, Bloc III, déjà signalé comme figure de style sans portée affective).
S.27:71–72 · « Quand cette promesse ? » — « Elle est peut-être déjà sur vos talons »
- matā hādhā l-waʿdu in kuntum ṣādiqīn
- précédent exact, mot pour mot, déjà établi pour cette même moquerie (S10:48, S21:38).
- radifa lakum
- racine *r-d-f* — Ibn Manẓūr (*Lisān al-ʿArab*) : *ar-radīf*, celui qui monte juste derrière un premier cavalier sur la même bête ; d'où le sens de ce qui suit immédiatement, qui talonne de près. Première occurrence de cette racine. **Dit, avec précision** : la réponse donnée au nabī ne fixe aucune date, mais affirme, par cette image, une proximité déjà engagée — non une simple éventualité lointaine. **Non-dit** : ni la part exacte visée (*baʿḍu lladhī tastaʿjilūn*), ni le moment précis, ne sont précisés par ce seul verset.
Clôture — le faḍl, les cœurs, le Kitāb manifeste · S27:73–75
S.27:73 · Le faḍl d’Allaah envers les humains — leur ingratitude
- la-dhū faḍlin ʿalā n-nās
- racine *f-ḍ-l*, déjà établie à trois reprises dans cette même sourate (*faḍḍalanā*, S27:15 ; *al-faḍlu l-mubīn*, S27:16 ; *min faḍli rabbī*, S27:40, Blocs I–II).
- lā yashkurūn
- racine *sh-k-r*, déjà distinguée du *ḥamd* (S6:1, S27:15/19) : la gratitude pour un bienfait reçu.
S.27:74 · Ce que les poitrines renferment, ce qui est divulgué
- mā tukinnu ṣudūruhum wa-mā yuʿlinūn
- *tukinnu*, racine *k-n-n* — même famille que *akinna* (S6:25 : les voiles qui couvrent les cœurs), ici au sens verbal de « tenir renfermé, caché à l'intérieur ». **Écho intra-sourate** : cette même opposition entre ce qui est caché et ce qui est divulgué avait déjà été posée, en ces mêmes termes de racine (*kh-f-y*/*ʿ-l-n*), à propos d'Allaah Lui-même, dans ce Bloc même de cette sourate (*mā tukhfūna wa-mā tuʿlinūn*, S27:25, Bloc I) — ici avec une racine distincte pour la part cachée (*k-n-n* plutôt que *kh-f-y*), mais la même opposition thématique.
S.27:75 · Rien de caché qui ne soit dans un Kitāb manifeste
- ghāʾibatin
- même racine *gh-y-b* que *al-ghayb* (S27:65, ce Bloc), mais ici sous une forme substantive singulière (« une chose cachée ») plutôt que le nom abstrait : ce verset vise une chose particulière, prise individuellement, non l'inconnaissable en général.
- kitābin mubīn
- précédent exact, mot pour mot, déjà établi pour cette même formule (S6:59 : « *wa-lā raṭbin wa-lā yābisin illā fī kitābin mubīn* »). **Écho de clôture** : cette même expression ouvrait déjà cette sourate (*wa-kitābin mubīn*, S27:1, Bloc I) — ce Bloc referme ainsi ce mouvement sur le même terme qui l'avait ouvert, sans que ce seul rapprochement lexical ne soit développé davantage ici.