Structure du Bloc I — ouverture de la Sourate 29. Trois ensembles. D’abord l’exorde sur l’épreuve de la foi : les lettres séparées Alif-Lām-Mīm, la question posée aux gens qui croiraient échapper à toute épreuve (fitna) en se contentant de dire « nous croyons », le rappel que les générations précédentes ont, elles aussi, été éprouvées, et que ceux qui font le mal ne devancent pas Allaah — puis la double promesse faite à qui espère la rencontre d’Allaah et à qui s’évertue pour lui-même (S29:1–6). Puis un ensemble de quatre déclarations formulées en miroir : la rétribution de ceux qui croient et agissent droitement (deux fois, S29:7 et S29:9), encadrant le commandement fait à l’humain envers ses deux parents — sauf à leur obéir dans le shirk — (S29:8). Enfin le portrait de celui qui dit croire puis assimile l’épreuve humaine au châtiment d’Allaah dès qu’il est importuné, la promesse qu’Allaah distinguera les croyants des munāfiqūn, et la clôture sur l’offre mensongère des kāfirūn de porter les fautes d’autrui — démentie par le texte lui-même, qui affirme que chacun ne porte que ses propres fardeaux, fût-ce alourdis d’autres encore (S29:10–13).
Sommaire du bloc
| Réf. | Titre thématique |
|---|---|
| S.29:1 | Alif-Lām-Mīm — lettres séparées |
| S.29:2 | Croire suffit-il à échapper à toute épreuve (fitna) ? |
| S.29:3 | Nous avons éprouvé ceux d’avant eux — distinguer le véridique du menteur |
| S.29:4 | Ceux qui font le mal pensent-ils Nous devancer ? |
| S.29:5 | Qui espère la rencontre d’Allaah — le terme d’Allaah vient certainement |
| S.29:6 | Qui s’évertue ne s’évertue que pour lui-même — Allaah Ghaniyy |
| S.29:7 | Les croyants aux œuvres droites — mauvaises actions effacées, meilleure rétribution |
| S.29:8 | L’humain enjoint envers ses parents — sauf à leur obéir dans le shirk |
| S.29:9 | Les croyants aux œuvres droites — admis parmi les ṣāliḥūn |
| S.29:10 | Celui qui dit croire, puis assimile la fitna des gens au châtiment d’Allaah |
| S.29:11 | Allaah distinguera les croyants des munāfiqūn |
| S.29:12 | « Suivez notre chemin, nous porterons vos fautes » — un mensonge |
| S.29:13 | Chacun porte ses propres fardeaux — et sera questionné sur ses inventions |
L’épreuve de la foi — la promesse faite à qui espère, à qui s’évertue · S29:1–6
S.29:1 · Alif-Lām-Mīm — lettres séparées
- Alif-Lām-Mīm
- lettres séparées (*ḥurūf muqaṭṭaʿāt*) — voir l'étude dédiée [Les Muqaṭṭaʿāt](/etudes/trad-muqattaat/). Conformément à la règle constante , aucun sens n'est attribué à ces deux lettres d'ouverture. Le texte arabe de ce verset est donné ici sans la *basmala* qui le précède dans le support consulté (API *Quran.com*/*quran-api*, édition *ara-quransimple*) : conformément à la convention déjà appliquée pour l'ensemble des sourates traduites (S10, S20 à S28), la *basmala* d'ouverture n'est pas répétée dans le champ `ar=` du premier verset de chaque sourate.
S.29:2 · Croire suffit-il à échapper à toute épreuve (fitna) ?
- a-ḥasiba
- racine *ḥ-s-b* : estimer, présumer — une évaluation subjective, non un savoir assuré, précédent établi (*lā taḥsabanna*, S24:57, où la même racine porte sur une croyance erronée). Ce verset ouvre la sourate par une question rhétorique qui dément d'emblée cette présomption.
- lā yuftanūn
- racine *f-t-n*, précédent extensivement établi (S6:53, S8:28, S10:85–86, S21:35, S25:20) : la mise à l'épreuve qui expose au jour ce qui était caché — comme le métal que l'on passe au feu pour en éprouver la pureté, selon les lexicographes classiques (Ibn Fāris, *Maqāyīs al-Lugha*). Le nom *fitna* est conservé en translittération ; le verbe, à la forme passive ici, est rendu par « être éprouvé », conformément à l'usage déjà retenu pour cette même racine. **Dit** : la question posée par ce verset nie, par avance, que la seule déclaration verbale de la foi (*āmannā*) suffise à soustraire quiconque à cette épreuve — la suite immédiate du passage (S29:3, ce Bloc) généralise ce principe à toutes les générations antérieures.
S.29:3 · Nous avons éprouvé ceux d’avant eux — distinguer le véridique du menteur
- fa-la-yaʿlamanna llāhu … ṣadaqū … al-kādhibīn
- *ṣadaqa*, racine *ṣ-d-q*, précédent établi (S27:27) : la conformité de la parole au réel. *Kādhib*, racine *k-dh-b*, précédent établi (S24:13 : « *fa-ulāʾika ʿinda llāhi humu l-kādhibūn* »). **Point de grammaire** : la construction *la-yaʿlamanna* (lām de serment + nūn de renforcement) n'affirme pas qu'Allaah ignorait auparavant qui serait véridique ou menteur — le *ʿilm* d'Allaah n'est,, jamais traité comme limité ou progressif ; le verset affirme plutôt qu'une connaissance qui existait déjà de toute éternité devient manifeste, rendue effective par l'épreuve elle-même, pour ceux qui la traversent. **Dit, cohérence intra-Bloc** : ce verset répond directement à la question posée en S29:2 (ce Bloc) en généralisant le principe à toutes les générations antérieures — nulle exception n'est faite pour la génération présente.
S.29:4 · Ceux qui font le mal pensent-ils Nous devancer ?
- an yasbiqūnā
- racine *s-b-q* : devancer, précéder, échapper par avance — première occurrence développée de cette racine. **Dit** : la question porte sur l'idée que l'action mauvaise pourrait se soustraire à toute conséquence en « devançant » Allaah — une formulation imagée que ce verset rejette sans la développer davantage.
- sāʾa mā yaḥkumūn
- racine *ḥ-k-m*, ici au sens de juger, estimer — non au sens du *ḥukm* reçu comme charge (S27:78, S28:14). **Dit** : le texte qualifie directement ce jugement humain erroné de « mauvais », sans détailler davantage sa teneur au-delà de ce que le verset vient d'énoncer.
S.29:5–6 · Qui espère la rencontre d’Allaah, qui s’évertue pour lui-même
- yarjū liqāʾa llāhi … ajala llāhi la-ātin
- *liqāʾ*, racine *l-q-y*, précédent établi (S23:33 : « *kadhdhabū bi-liqāʾi l-ākhirati* ») avec la même vigilance déjà exercée ailleurs : la « rencontre » porte sur la réalité effective et inéluctable de la reddition de comptes devant Allaah, non sur une donnée visuelle ou spatiale que ce seul mot n'affirme pas. *Ajal*, racine *ʾ-j-l*, précédent établi (*ajalahā*, S23:43) : le terme fixé — ici le terme fixé par Allaah pour cette rencontre elle-même, non celui d'une communauté particulière.
- jāhada … li-nafsihi
- racine *j-h-d*, l'effort soutenu — précédent établi sous sa forme substantive (*jihādan kabīrā*, S25:52, l'effort mené par le moyen du Qurʾān même). **Dit** : ce verset pose un principe général et non spécifié — quiconque s'évertue, de quelque effort que ce soit, le fait pour lui-même, non pour un bénéfice qui reviendrait à Allaah ; ce Bloc ne restreint pas ce verset à une forme particulière d'effort (ni combat armé, ni effort discursif), le texte lui-même restant ici sans complément d'objet précisé.
- la-ghaniyyun ʿani l-ʿālamīn
- *al-Ghaniyy*, racine *gh-n-y*, précédent établi (S27:19 : « *rabbī ghaniyyun karīm* ») : ce qui n'a besoin de rien, l'absence de tout manque — ce que l'on peut dire lorsqu'on parle d'Allaah, conservé en translittération. *Al-ʿālamīn*, précédent extensivement établi (S25:1, S26:16/23–28/75–77) — conservé en translittération, désignant l'ensemble des mondes créés.
Les croyants aux œuvres droites, le commandement envers les parents · S29:7–9
S.29:7 · Les mauvaises actions effacées, la meilleure rétribution
Point de linguistique pure — nukaffiranna, la racine k-f-r au sens de couvrir, non de dénier. La racine k-f-r est,, le plus souvent rencontrée au sens du kufr — le déni, le refus de reconnaître. Mais Ibn Fāris (Maqāyīs al-Lugha) et Ibn Manẓūr (Lisān al-ʿArab) rapportent, pour cette même racine, un sens premier plus concret : kafara sh-shayʾa — couvrir une chose, la dissimuler entièrement, comme le laboureur (al-kāfir, au sens agricole ancien) recouvre la semence de terre. C’est ce sens de recouvrement que porte ici la forme II intensive kaffara, appliquée à une action : couvrir entièrement une mauvaise action, l’effacer de sorte qu’elle ne paraisse plus. Ce Bloc rend donc la-nukaffiranna ʿanhum sayyiʾātihim par « Nous effacerons certainement loin d’eux leurs mauvaises actions », sans aucun rapport avec le déni ou l’incrédulité que la même racine désigne par ailleurs.
- la-nukaffiranna ʿanhum sayyiʾātihim
- voir le callout de méthode ci-dessus.
- aḥsana lladhī kānū yaʿmalūn
- racine *ḥ-s-n*, extensivement établie. **Dit** : la rétribution promise est qualifiée de « meilleure » que l'ensemble des actes accomplis, non d'une simple contrepartie égale — une surabondance que ce seul verset affirme sans la quantifier davantage.
S.29:8 · L’humain enjoint envers ses parents — sauf à leur obéir dans le shirk
Point de méthode — portée exacte de ce que ce verset affirme. Dit : ce verset pose, dans une même phrase, deux choses distinctes qu’il importe de ne pas mélanger. D’une part, un commandement général et sans condition : la bienveillance (ḥusnan) envers les deux parents (wālidayn). D’autre part, une limite précise et unique à l’obéissance qui leur est due : si les parents s’évertuent (jāhadāka, voir la note lexicale ci-dessous) à faire associer à Allaah (li-tushrika bī) une chose dont l’enfant n’a aucun ʿilm, l’obéissance cesse sur ce point précis. Non-dit : ce seul verset ne traite d’aucun autre motif de désobéissance envers les parents — il ne pose, pour limite à l’obéissance, que le cas du shirk explicitement nommé, sans qu’aucune autre situation ne soit évoquée ni par extension ni par analogie.
- waṣṣaynā … bi-wālidayhi ḥusnan
- racine *w-ṣ-y* : charger quelqu'un d'une recommandation ferme, enjoindre — première occurrence développée de cette racine. **Point de grammaire** : *ḥusnan* est ici un nom d'action (*maṣdar*) à l'accusatif, employé de façon adverbiale pour qualifier la manière dont l'humain doit se comporter envers ses parents — littéralement « Nous avons enjoint à l'humain, au sujet de ses deux parents, une bienveillance », une construction elliptique que ce Bloc porte par « la bienveillance » plutôt que par un calque mot à mot.
- jāhadāka
- même racine *j-h-d* que S29:6 (ce Bloc, *jāhada … li-nafsihi*), mais dans une construction distincte : ici, un verbe transitif dont l'objet est une personne (« ils s'évertuent contre toi ») — une pression insistante exercée par autrui, et non l'effort que l'on fournit soi-même. Ce Bloc ne confond pas ces deux emplois d'une même racine, qui diffèrent par leur construction et par ce qu'ils désignent.
- li-tushrika bī mā laysa laka bihi ʿilmun
- *shirk*, racine *sh-r-k*, extensivement établi (étude dédiée [Le shirk dans le Coran](/etudes/shirk/)) — conservé en translittération, le verbe rendu par « associer ». *ʿIlm*, précédent établi par contraste avec le *ẕann* (S24:12–13 : « *ẕanna … bi-anfusihim khayran* », la présomption, distincte du savoir assuré). **Dit** : la limite posée à l'obéissance tient précisément à l'absence de tout fondement connu (*ʿilm*) pour ce qui serait associé à Allaah — voir le callout de méthode ci-dessus.
S.29:9 · Admis parmi les ṣāliḥūn
- la-nudkhilannahum fi ṣ-ṣāliḥīn
- racine *ṣ-l-ḥ*, très largement établie. **Dit, cohérence intra-Bloc** : ce verset referme, par la même formule d'ouverture (« ceux qui ont cru et accompli les œuvres droites »), le développement amorcé en S29:7 (ce Bloc) — deux conséquences distinctes de la même qualification : l'effacement des mauvaises actions d'une part, l'admission parmi les *ṣāliḥūn* de l'autre, sans que ce Bloc ne les confonde ni n'en déduise un ordre chronologique entre elles.
Le dire et le faire — la fitna des gens, les munāfiqūn, les fardeaux · S29:10–13
S.29:10 · Celui qui dit croire, puis assimile la fitna des gens au châtiment d’Allaah
Point de cohérence intra-Bloc — un même mot, deux emplois de la racine f-t-n. La fitna nommée ici (fitnata n-nās, « l’épreuve/la persecution des gens ») reprend la même racine que lā yuftanūn (S29:2, ce Bloc) et fatannā (S29:3, ce Bloc) — mais avec un référent distinct : en S29:2–3, l’épreuve est celle qu’Allaah fait subir ; ici, c’est le tort infligé par les gens eux-mêmes (ūdhiya, la nuisance humaine, l’hostilité ou la persécution sociale) que cet homme, à peine atteint, place au même rang que le châtiment d’Allaah (ka-ʿadhābi llāh) — révélant par cette équivalence erronée la fragilité de sa déclaration de croyance initiale.
- fa-idhā ūdhiya fi llāhi … ka-ʿadhābi llāh
- voir le callout ci-dessus. *Ūdhiya*, racine *ʾ-dh-y* : subir un tort, une nuisance — première occurrence développée de cette racine.
- la-yaqūlunna innā kunnā maʿakum
- **Non-dit** : ce seul verset ne précise pas le contenu exact de la détresse ni les circonstances précises du secours (*naṣr*) évoqué — il rapporte seulement le double comportement contrasté : recul au premier signe de tort, revendication d'appartenance dès le succès venu.
- bi-mā fī ṣudūri l-ʿālamīn
- *ṣudūr*, pluriel de *ṣadr* (la poitrine), déjà rencontré comme siège de ce qui est dissimulé (*tukinnu ṣudūruhum*, S28:69) — ici au pluriel le plus large, « les poitrines des *ʿālamīn* », une connaissance qu'aucune déclaration verbale ne saurait devancer.
S.29:11 · Allaah distinguera les croyants des munāfiqūn
Point de cohérence intra-coranique — première occurrence nommée de « al-munāfiqūn ». Ce Projet a déjà rencontré, en S24:47–54 , un passage décrivant un comportement proche — dire avoir cru, puis se détourner — sans que le texte, en ces versets précis, n’emploie le terme technique al-munāfiqūn ; un point de méthode y avait été explicitement posé à ce sujet, pour ne pas importer un mot que le texte ne nommait pas lui-même à cet endroit. Ici, à l’inverse, le mot est bien employé nommément par le texte — c’est donc la première occurrence,, où ce terme est directement attesté et traduit comme tel.
- al-munāfiqīn
- racine *n-f-q* — Ibn Manẓūr (*Lisān al-ʿArab*) : *an-nāfiqāʾ*, l'une des issues cachées du terrier du rongeur, par laquelle il s'échappe sans être vu lorsque l'entrée principale est menacée — d'où *an-nifāq*, la sortie dissimulée, l'écart entre ce qui est montré et ce qui est tenu caché. Voir le callout ci-dessus pour la portée de cette première occurrence nommée. **Dit, cohérence intra-Bloc** : ce verset reprend, mot pour mot, la même construction (*la-yaʿlamanna llāhu*) que S29:3 (ce Bloc, « *fa-la-yaʿlamanna llāhu lladhīna ṣadaqū wa-la-yaʿlamanna l-kādhibīn* ») — substituant, au couple véridique/menteur, le couple croyant/*munāfiq* : un même principe de distinction rendue manifeste par l'épreuve, appliqué deux fois dans ce seul Bloc.
S.29:12 · « Suivez notre chemin, nous porterons vos fautes » — un mensonge
Point de grammaire — le déplacement de personne (iltifāt) entre « vos fautes » et « leurs fautes ». Ce verset rapporte d’abord une offre des kāfirūn adressée directement aux croyants, à la deuxième personne du pluriel : « nous porterons vos fautes (khaṭāyākum) ». La phrase qui suit immédiatement, prononcée cette fois par le texte lui-même et non plus par les kāfirūn, revient à la troisième personne : « ils ne porteront rien de leurs fautes (khaṭāyāhum) ». Dit : par la continuité du sujet traité (les mêmes fautes qui viennent d’être nommées « vos fautes »), cette troisième personne désigne le plus naturellement les fautes mêmes dont l’offre venait de parler — un procédé de reprise (iltifāt, le déplacement de personne grammaticale) fréquent dans la langue coranique, que ce Bloc signale ici sans en tirer de développement supplémentaire : le texte referme la proposition par le constat de sa fausseté (innahum la-kādhibūn), sans laisser subsister l’offre un seul instant comme une possibilité réelle.
- khaṭāyākum … naḥmil
- *khaṭāyā*, pluriel de *khaṭīʾa*, racine *kh-ṭ-ʾ* : la faute, l'erreur qui dévie de la cible — même racine que *khāṭiʾīn* (S28:8, pour Firʿawn, Hāmān et leurs armées). *Ḥamala*, racine *ḥ-m-l* : porter une charge — première occurrence développée de cette racine, reprise deux fois encore au verset suivant (S29:13, ce Bloc, *athqāl*).
- wa-mā hum bi-ḥāmilīna min khaṭāyāhum min shayʾin
- voir le callout de grammaire ci-dessus.
S.29:13 · Chacun porte ses propres fardeaux — et sera questionné sur ses inventions
- athqālahum wa-athqālan maʿa athqālihim
- *athqāl*, pluriel de *thiql*, racine *th-q-l* : la charge lourde — même image que *ḥamala* au verset précédent (S29:12, ce Bloc), mais insistant ici sur le poids plutôt que sur le simple transport. **Dit** : le texte affirme un double fardeau pour ceux qui ont, selon S29:12 (ce Bloc), prétendu porter les fautes d'autrui — leurs propres fardeaux, et des fardeaux supplémentaires qui s'y ajoutent. **Non-dit** : ce seul verset ne nomme pas explicitement la nature de ce second fardeau ajouté — ce Bloc n'y importe aucune précision au-delà de ce que le texte affirme : une charge accrue, sans qu'il soit dit en quoi elle consiste précisément au-delà de la mise en garde qui vient d'être rapportée.
- ʿammā kānū yaftarūn
- racine *f-r-y* : fabriquer, inventer de toutes pièces — distincte de *kadhaba* (mentir dans l'instant de la parole, S29:3/12, ce Bloc), *iftaraw* portant plutôt sur l'élaboration délibérée d'un contenu faux. Première occurrence développée de cette racine. **Dit, clôture du Bloc** : ce dernier verset referme l'ensemble S29:10–13 sur l'annonce d'une reddition de comptes au Jour de la Résurrection — sans que ce Bloc ne précise, au-delà de ce qui vient d'être rapporté (l'offre mensongère de S29:12), l'étendue exacte de ce qui sera ainsi questionné.