Structure du Bloc VII. Le raccourcissement de la ṣalāt en voyage et la procédure de la ṣalāt en situation de crainte (S4:101–103) ; l’appel à ne pas faiblir dans la poursuite (S4:104) ; le passage central sur le jugement selon le ḥaqq et l’interdiction de défendre les traîtres, quels qu’ils soient (S4:105–109) ; le pardon offert à qui se fait tort à lui-même, et la charge strictement personnelle de la faute acquise (S4:110–112) ; la préservation du rasūl face à un complot (S4:113) ; la clôture sur le peu de bien dans le conciliabule secret, et la rupture avec le rasūl (S4:114–115).

Sommaire du bloc

Réf. Titre thématique
S.4:101 Raccourcir la ṣalāt en voyage, en situation de crainte
S.4:102 La procédure de la ṣalāt en situation de crainte
S.4:103 Le rappel d’Allaah en toute position — la ṣalāt à temps fixé
S.4:104 Ne pas faiblir dans la poursuite
S.4:105 Juger selon ce qu’Allaah a montré — ne pas défendre les traîtres
S.4:106–107 Ne pas disputer en faveur de qui se trahit soi-même
S.4:108–109 Ils se cachent des gens, non d’Allaah
S.4:110–111 Le pardon offert — la faute acquise contre soi-même
S.4:112 Accuser un innocent — calomnie et faute manifeste
S.4:113 La préservation du rasūl face au complot
S.4:114 Peu de bien dans le conciliabule, sauf exceptions
S.4:115 La rupture avec le rasūl et un autre chemin

La ṣalāt en voyage et en situation de crainte · S4:101–103

S.4:101 · Raccourcir la ṣalāt en voyage

S.4:101
وَإِذَا ضَرَبْتُمْ فِي الْأَرْضِ فَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ أَن تَقْصُرُوا مِنَ الصَّلَاةِ إِنْ خِفْتُمْ أَن يَفْتِنَكُمُ الَّذِينَ كَفَرُوا ۚ إِنَّ الْكَافِرِينَ كَانُوا لَكُمْ عَدُوًّا مُّبِينًا
Wa-idhā ḍarabtum fī l-arḍi fa-laysa ʿalaykum junāḥun an taqṣurū mina ṣ-ṣalāti in khiftum an yaftinakumu lladhīna kafarū — inna l-kāfirīna kānū lakum ʿaduwwan mubīnā Et quand vous parcourez la terre, nulle faute sur vous à raccourcir (taqṣurū) la ṣalāt, si vous craignez que ceux qui ont commis le kufr ne vous mettent à l’épreuve (yaftinakum) — les kāfirūn sont pour vous un ennemi manifeste.
Notes lexicales
taqṣurū
racine q-ṣ-r : raccourcir, réduire. Le texte lie explicitement cette autorisation à une situation de crainte (*in khiftum*) en même temps qu'au voyage. Non-dit : ce verset ne détaille pas ici la forme précise du raccourcissement — la mécanique en est développée au verset suivant pour le seul cas du danger immédiat.

S.4:102 · La procédure de la ṣalāt en situation de crainte

S.4:102
وَإِذَا كُنتَ فِيهِمْ فَأَقَمْتَ لَهُمُ الصَّلَاةَ فَلْتَقُمْ طَائِفَةٌ مِّنْهُم مَّعَكَ وَلْيَأْخُذُوا أَسْلِحَتَهُمْ فَإِذَا سَجَدُوا فَلْيَكُونُوا مِن وَرَائِكُمْ وَلْتَأْتِ طَائِفَةٌ أُخْرَىٰ لَمْ يُصَلُّوا فَلْيُصَلُّوا مَعَكَ وَلْيَأْخُذُوا حِذْرَهُمْ وَأَسْلِحَتَهُمْ ۗ وَدَّ الَّذِينَ كَفَرُوا لَوْ تَغْفُلُونَ عَنْ أَسْلِحَتِكُمْ وَأَمْتِعَتِكُمْ فَيَمِيلُونَ عَلَيْكُم مَّيْلَةً وَاحِدَةً ۚ وَلَا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ إِن كَانَ بِكُمْ أَذًى مِّن مَّطَرٍ أَوْ كُنتُم مَّرْضَىٰ أَن تَضَعُوا أَسْلِحَتَكُمْ ۖ وَخُذُوا حِذْرَكُمْ ۗ إِنَّ اللَّهَ أَعَدَّ لِلْكَافِرِينَ عَذَابًا مُّهِينًا
Wa-idhā kunta fīhim fa-aqamta lahumu ṣ-ṣalāta fa-l-taqum ṭāʾifatun minhum maʿaka wa-l-yaʾkhudhū asliḥatahum fa-idhā sajadū fa-l-yakūnū min warāʾikum wa-l-taʾti ṭāʾifatun ukhrā lam yuṣallū fa-l-yuṣallū maʿaka wa-l-yaʾkhudhū ḥidhrahum wa-asliḥatahum — wadda lladhīna kafarū law taghfulūna ʿan asliḥatikum wa-amtiʿatikum fa-yamīlūna ʿalaykum maylatan wāḥidah — wa-lā junāḥa ʿalaykum in kāna bikum adhan min maṭarin aw kuntum marḍā an taḍaʿū asliḥatakum — wa-khudhū ḥidhrakum — inna llāha aʿadda li-l-kāfirīna ʿadhāban muhīnā Et quand tu te trouves parmi eux et que tu leur diriges la ṣalāt, qu’un groupe d’entre eux se tienne avec toi et prenne ses armes ; quand ils se sont prosternés, qu’ils passent derrière vous, et qu’un autre groupe qui n’a pas encore prié vienne prier avec toi, prenant ses précautions et ses armes. Ceux qui ont commis le kufr voudraient que vous négligiez vos armes et vos biens, pour fondre sur vous en une seule fois. Nulle faute sur vous, s’il y a chez vous une gêne due à la pluie ou si vous êtes malades, à déposer vos armes — mais prenez vos précautions. Allaah a préparé pour les kāfirūn un châtiment humiliant.

S.4:103 · Le rappel en toute position — la ṣalāt à temps fixé

S.4:103
فَإِذَا قَضَيْتُمُ الصَّلَاةَ فَاذْكُرُوا اللَّهَ قِيَامًا وَقُعُودًا وَعَلَىٰ جُنُوبِكُمْ ۚ فَإِذَا اطْمَأْنَنتُمْ فَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ ۚ إِنَّ الصَّلَاةَ كَانَتْ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ كِتَابًا مَّوْقُوتًا
Fa-idhā qaḍaytumu ṣ-ṣalāta fa-dhkurū llāha qiyāman wa-quʿūdan wa-ʿalā junūbikum — fa-idhā ṭmaʾnantum fa-aqīmū ṣ-ṣalāh — inna ṣ-ṣalāta kānat ʿalā l-muʾminīna kitāban mawqūtā Puis, quand vous avez accompli la ṣalāt, rappelez-vous d’Allaah, debout, assis, ou sur vos côtés. Puis, quand vous êtes rassurés, accomplissez la ṣalāt [pleinement]. La ṣalāt est, pour les croyants, une prescription à temps fixé (kitāban mawqūtā).
Notes lexicales
kitāban mawqūtā
racine w-q-t : fixer un moment, un terme. Le texte qualifie la *ṣalāt* de prescription liée à des moments déterminés, sans lister ici ces moments — leur détail n'est pas fourni dans ce verset.

Ne pas faiblir dans la poursuite · S4:104

S.4:104 · Ne pas faiblir

S.4:104
وَلَا تَهِنُوا فِي ابْتِغَاءِ الْقَوْمِ ۖ إِن تَكُونُوا تَأْلَمُونَ فَإِنَّهُمْ يَأْلَمُونَ كَمَا تَأْلَمُونَ ۖ وَتَرْجُونَ مِنَ اللَّهِ مَا لَا يَرْجُونَ ۗ وَكَانَ اللَّهُ عَلِيمًا حَكِيمًا
Wa-lā tahinū fī btighāʾi l-qawmi — in takūnū taʾlamūna fa-innahum yaʾlamūna kamā taʾlamūna — wa-tarjūna mina llāhi mā lā yarjūna — wa-kāna llāhu ʿalīman ḥakīmā Et ne faiblissez pas dans la poursuite de ce peuple. Si vous souffrez, eux aussi souffrent comme vous souffrez — mais vous espérez d’Allaah ce qu’ils n’espèrent pas. Allaah est ʿAlīm, Ḥakīm.

Juger selon le ḥaqq — ne pas défendre les traîtres · S4:105–109

Le principe posé par ce passage. Ces cinq versets énoncent un principe d’impartialité radicale : juger selon ce qu’Allaah a montré (S4:105), sans que l’appartenance de l’accusé — même proche de celui qui juge — ne justifie de prendre sa défense (S4:107, S4:109). Le texte ne restreint à aucun groupe nommé la catégorie des « traîtres » (al-khāʾinīn) : le critère posé est le comportement (la trahison, khiyāna), non l’identité.

S.4:105 · Juger selon ce qu’Allaah a montré

S.4:105
إِنَّا أَنزَلْنَا إِلَيْكَ الْكِتَابَ بِالْحَقِّ لِتَحْكُمَ بَيْنَ النَّاسِ بِمَا أَرَاكَ اللَّهُ ۚ وَلَا تَكُن لِّلْخَائِنِينَ خَصِيمًا
Innā anzalnā ilayka l-kitāba bi-l-ḥaqqi li-taḥkuma bayna n-nāsi bi-mā arāka llāh — wa-lā takun li-l-khāʾinīna khaṣīmā Nous avons fait descendre sur toi le Livre avec le ḥaqq, afin que tu juges entre les gens selon ce qu’Allaah t’a montré. Et ne sois pas, pour les traîtres (al-khāʾinīn), un défenseur (khaṣīm).
Notes lexicales
al-khāʾinīn
racine kh-w-n : trahir une confiance donnée. Non-dit : ce verset ne nomme aucun individu ni groupe précis — il pose un principe général qui s'applique quelle que soit l'identité du traître, comme le confirment les versets suivants.

S.4:106–107 · Ne pas disputer en faveur de qui se trahit soi-même

S.4:106–107
وَاسْتَغْفِرِ اللَّهَ ۖ إِنَّ اللَّهَ كَانَ غَفُورًا رَّحِيمًا ۝ وَلَا تُجَادِلْ عَنِ الَّذِينَ يَخْتَانُونَ أَنفُسَهُمْ ۚ إِنَّ اللَّهَ لَا يُحِبُّ مَن كَانَ خَوَّانًا أَثِيمًا
Wa-staghfiri llāh — inna llāha kāna ghafūran raḥīmā · Wa-lā tujādil ʿani lladhīna yakhtānūna anfusahum — inna llāha lā yuḥibbu man kāna khawwānan athīmā Et demande pardon à Allaah — Allaah est Ghafūr, Raḥīm. Et ne dispute pas (tujādil) en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes (yakhtānūna anfusahum) — Allaah n’aime pas qui est traître invétéré, chargé de faute.

S.4:108–109 · Ils se cachent des gens, non d’Allaah

S.4:108–109
يَسْتَخْفُونَ مِنَ النَّاسِ وَلَا يَسْتَخْفُونَ مِنَ اللَّهِ وَهُوَ مَعَهُمْ إِذْ يُبَيِّتُونَ مَا لَا يَرْضَىٰ مِنَ الْقَوْلِ ۚ وَكَانَ اللَّهُ بِمَا يَعْمَلُونَ مُحِيطًا ۝ هَا أَنتُمْ هَـٰؤُلَاءِ جَادَلْتُمْ عَنْهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا فَمَن يُجَادِلُ اللَّهَ عَنْهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ أَم مَّن يَكُونُ عَلَيْهِمْ وَكِيلًا
Yastakhfūna mina n-nāsi wa-lā yastakhfūna mina llāhi wa-huwa maʿahum idh yubayyitūna mā lā yarḍā mina l-qawl — wa-kāna llāhu bi-mā yaʿmalūna muḥīṭā · Hā antum hāʾulāʾi jādaltum ʿanhum fī l-ḥayāti d-dunyā fa-man yujādilu llāha ʿanhum yawma l-qiyāmati am man yakūnu ʿalayhim wakīlā Ils se cachent des gens, mais ne se cachent pas d’Allaah, alors qu’Il est avec eux quand ils complotent de nuit des propos qu’Il n’agrée pas. Allaah, de ce qu’ils font, est Muḥīṭ. Vous voilà, vous qui avez disputé en leur faveur dans la vie de ce bas monde — mais qui disputera en leur faveur auprès d’Allaah, au Jour de la Résurrection ? Ou bien qui sera pour eux un wakīl ?

Le pardon et la charge de la faute acquise · S4:110–112

S.4:110–111 · Le pardon offert — la faute acquise contre soi-même

S.4:110–111
وَمَن يَعْمَلْ سُوءًا أَوْ يَظْلِمْ نَفْسَهُ ثُمَّ يَسْتَغْفِرِ اللَّهَ يَجِدِ اللَّهَ غَفُورًا رَّحِيمًا ۝ وَمَن يَكْسِبْ إِثْمًا فَإِنَّمَا يَكْسِبُهُ عَلَىٰ نَفْسِهِ ۚ وَكَانَ اللَّهُ عَلِيمًا حَكِيمًا
Wa-man yaʿmal sūʾan aw yaẓlim nafsahu thumma yastaghfiri llāha yajidi llāha ghafūran raḥīmā · Wa-man yaksib ithman fa-innamā yaksibuhu ʿalā nafsih — wa-kāna llāhu ʿalīman ḥakīmā Et quiconque fait un mal, ou se fait tort à lui-même, puis demande pardon à Allaah, trouve Allaah Ghafūr, Raḥīm. Et quiconque acquiert (yaksib) une faute, ne l’acquiert que contre lui-même. Allaah est ʿAlīm, Ḥakīm.

S.4:112 · Accuser un innocent

S.4:112
وَمَن يَكْسِبْ خَطِيئَةً أَوْ إِثْمًا ثُمَّ يَرْمِ بِهِ بَرِيئًا فَقَدِ احْتَمَلَ بُهْتَانًا وَإِثْمًا مُّبِينًا
Wa-man yaksib khaṭīʾatan aw ithman thumma yarmi bihi barīʾan fa-qadi ḥtamala buhtānan wa-ithman mubīnā Et quiconque acquiert une faute ou un péché, puis en accuse un innocent, porte alors une calomnie (buhtān) et une faute manifeste.
Notes lexicales
buhtān
racine b-h-t : stupéfier, laisser sans voix. La *buhtān* est l'accusation si outrancière qu'elle laisse celui qui la subit sans réponse immédiate — une calomnie qui sidère avant même de pouvoir être réfutée.

La préservation du rasūl · S4:113

S.4:113 · Le complot déjoué

S.4:113
وَلَوْلَا فَضْلُ اللَّهِ عَلَيْكَ وَرَحْمَتُهُ لَهَمَّت طَّائِفَةٌ مِّنْهُمْ أَن يُضِلُّوكَ وَمَا يُضِلُّونَ إِلَّا أَنفُسَهُمْ ۖ وَمَا يَضُرُّونَكَ مِن شَيْءٍ ۚ وَأَنزَلَ اللَّهُ عَلَيْكَ الْكِتَابَ وَالْحِكْمَةَ وَعَلَّمَكَ مَا لَمْ تَكُن تَعْلَمُ ۚ وَكَانَ فَضْلُ اللَّهِ عَلَيْكَ عَظِيمًا
Wa-lawlā faḍlu llāhi ʿalayka wa-raḥmatuhu la-hammat ṭāʾifatun minhum an yuḍillūka wa-mā yuḍillūna illā anfusahum — wa-mā yaḍurrūnaka min shayʾ — wa-anzala llāhu ʿalayka l-kitāba wa-l-ḥikmata wa-ʿallamaka mā lam takun taʿlam — wa-kāna faḍlu llāhi ʿalayka ʿaẓīmā Et sans la faveur d’Allaah sur toi et Sa raḥma, un groupe d’entre eux aurait résolu de t’égarer — mais ils n’égarent qu’eux-mêmes, et ne te nuisent en rien. Allaah a fait descendre sur toi le Livre et la ḥikma, et t’a enseigné ce que tu ne savais pas. La faveur d’Allaah sur toi est immense.

Le conseil secret et la rupture avec le rasūl · S4:114–115

S.4:114 · Peu de bien dans le conciliabule

S.4:114
۞ لَّا خَيْرَ فِي كَثِيرٍ مِّن نَّجْوَاهُمْ إِلَّا مَنْ أَمَرَ بِصَدَقَةٍ أَوْ مَعْرُوفٍ أَوْ إِصْلَاحٍ بَيْنَ النَّاسِ ۚ وَمَن يَفْعَلْ ذَٰلِكَ ابْتِغَاءَ مَرْضَاتِ اللَّهِ فَسَوْفَ نُؤْتِيهِ أَجْرًا عَظِيمًا
Lā khayra fī kathīrin min najwāhum illā man amara bi-ṣadaqatin aw maʿrūfin aw iṣlāḥin bayna n-nās — wa-man yafʿal dhālika btighāʾa marḍāti llāhi fa-sawfa nuʾtīhi ajran ʿaẓīmā Nul bien dans la plupart de leurs conciliabules (najwā), sauf pour qui ordonne une ṣadaqa, ou un acte maʿrūf, ou une réconciliation (iṣlāḥ) entre les gens. Quiconque fait cela en recherchant l’agrément d’Allaah, Nous lui donnerons une rétribution immense.
Notes lexicales
najwā
racine n-j-w : l'entretien tenu à voix basse, en aparté. Le texte pose une exception explicite à l'intérieur même de l'énoncé négatif — trois cas nommés (*ṣadaqa*, *maʿrūf*, *iṣlāḥ*) où le conciliabule secret porte du bien.

S.4:115 · La rupture avec le rasūl

S.4:115
وَمَن يُشَاقِقِ الرَّسُولَ مِن بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُ الْهُدَىٰ وَيَتَّبِعْ غَيْرَ سَبِيلِ الْمُؤْمِنِينَ نُوَلِّهِ مَا تَوَلَّىٰ وَنُصْلِهِ جَهَنَّمَ ۖ وَسَاءَتْ مَصِيرًا
Wa-man yushāqiqi r-rasūla min baʿdi mā tabayyana lahu l-hudā wa-yattabiʿ ghayra sabīli l-muʾminīna nuwallihi mā tawallā wa-nuṣlihi jahannam — wa-sāʾat maṣīrā Et quiconque se met en rupture (yushāqiq) avec le rasūl, après que la hudā lui est devenue claire, et suit un autre chemin que celui des croyants, Nous le laissons à ce vers quoi il s’est tourné, et Nous le ferons brûler dans Jahannam — et quelle mauvaise destination !
Notes lexicales
yushāqiq
même racine sh-q-q qu'en S4:35 (*shiqāq*, la rupture entre époux — voir Bloc II) : ici transposée à la rupture avec le *rasūl*. Le verset pose deux conditions cumulatives — la rupture elle-même, ET le fait de suivre *ghayra sabīli l-muʾminīn* (un autre chemin que celui des croyants) — après que la *hudā* est devenue claire (*min baʿdi mā tabayyana*). Non-dit : ce seul verset ne définit pas ici en quoi consiste précisément *sabīl al-muʾminīn* (le chemin des croyants) au-delà de son opposition à la rupture qui vient d'être nommée.

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