Structure du Bloc II — S10:21–40. Onze ensembles. D’abord la manœuvre (makr) des hommes contre Nos āyāt, mise en miroir par la réponse d’Allaah (S10:21). Puis la détresse en mer, l’invocation exclusive au plus fort du péril, puis l’excès (baghy) commis une fois le salut acquis (S10:22–23). Puis la parabole de la vie d’ici-bas — une eau, une parure, une moisson fauchée (S10:24). Puis l’appel à la Demeure de la Salām, et al-ḥusnā wa ziyādah pour ceux qui ont fait le bien (S10:25–26). Puis la rétribution symétrique du mal, sans protecteur contre Allaah (S10:27). Puis le Jour du rassemblement et la désolidarisation des associés (S10:28–29). Puis chaque âme éprouvant ce qu’elle a accompli par avance (S10:30). Puis la question rhétorique quadruple — qui pourvoit, qui détient l’ouïe et les regards, qui fait sortir le vivant du mort, qui administre l’affaire — reprise de yudabbiru l-amr déjà présent en S10:3 (S10:31–33). Puis qui commence la création et la refait, qui guide vers le Vrai, et le constat que la plupart ne suivent qu’une conjecture (ẓann) (S10:34–36). Puis le Qurʾān déclaré non forgeable, et le défi (taḥaddī) d’apporter une sūra semblable, comme en S2:23–24 (S10:37–39). Enfin les deux issues face au Qurʾān — qui y croit, qui n’y croit pas (S10:40).

Avertissement de méthode — S10:21, Allāhu asraʿu makran (« Allaah est plus prompt en manœuvre »). Ce Bloc applique ici le principe retenu pour S3:54 (wa-makarū wa-makara llāhu wa-llāhu khayru l-mākirīn) : le texte emploie délibérément le même terme (makr, la manœuvre indirecte visant à déjouer un dessein) pour les deux sujets — figure de style qui interdit de traduire différemment selon le sujet. Le sens retenu reste fonctionnel : une réponse stratégique qui renverse une manœuvre humaine, sans qu’aucun affect humain (ruse, dissimulation, plaisir de tromper) ne soit projeté sur Allaah par ce choix lexical.

Sommaire du bloc

Réf. Titre thématique
S.10:21 La manœuvre (makr) des hommes et la réponse d’Allaah, en miroir
S.10:22–23 La détresse en mer, l’invocation exclusive — l’excès après le salut
S.10:24 La parabole de la vie d’ici-bas — l’eau, la parure, la moisson fauchée
S.10:25–26 L’appel à la Demeure de la Salām — al-ḥusnā wa ziyādah
S.10:27 La rétribution du mal — nul protecteur contre Allaah
S.10:28–29 Le Jour du rassemblement — la désolidarisation des associés
S.10:30 Chaque âme éprouve ce qu’elle a accompli par avance
S.10:31–33 Qui pourvoit, qui détient l’ouïe et les regards, qui administre l’affaire ?
S.10:34–36 Qui commence la création et la refait, qui guide vers le Vrai ? — la conjecture (ẓann)
S.10:37–39 Le Qurʾān non forgeable — le défi d’une sūra semblable
S.10:40 Deux issues face au Qurʾān

La manœuvre en miroir · S10:21

S.10:21 · La manœuvre des hommes, et la réponse d’Allaah

S.10:21
وَإِذَا أَذَقْنَا النَّاسَ رَحْمَةً مِنْ بَعْدِ ضَرَّاءَ مَسَّتْهُمْ إِذَا لَهُمْ مَكْرٌ فِي آيَاتِنَا ۚ قُلِ اللَّهُ أَسْرَعُ مَكْرًا ۚ إِنَّ رُسُلَنَا يَكْتُبُونَ مَا تَمْكُرُونَ
Wa-idhā adhaqnā n-nāsa raḥmatan min baʿdi ḍarrāʾa massathum idhā lahum makrun fī āyātinā — quli llāhu asraʿu makran — inna rusulanā yaktubūna mā tamkurūn Et quand Nous faisons goûter aux hommes une miséricorde après une affliction (ḍarrāʾ) qui les avait touchés, voici qu’ils usent d’une manœuvre (makr) à l’égard de Nos āyāt. Dis : « Allaah est plus prompt en manœuvre. » Nos mandatés (rusulunā) consignent par écrit ce que vous manœuvrez.
Notes lexicales
ḍarrāʾa massathum
racine *ḍ-r-r*, même famille que *ḍurr* (voir S10:12) : l’affliction, le dommage qui touche.
makrun … asraʿu makran … tamkurūn
racine *m-k-r* : la manœuvre indirecte, la stratégie qui vise à déjouer un dessein — voir l’avertissement de méthode en tête de ce Bloc, qui applique ici la lecture retenue pour S3:54.
rusulanā yaktubūna
racine *r-s-l*, au sens générique de « ce qui est mandaté, chargé d’une tâche » — distinct de l’emploi le plus fréquent de *rusul* (les *nabī*/*rasūl* humains porteurs d’un message). **Dit** : le texte affirme que des *rusul* consignent par écrit (*yaktubūna*) ce que les hommes manœuvrent. **Non-dit** : ce seul verset ne nomme pas explicitement ces *rusul* comme des *malāʾika* (anges) chargés de la consignation des actes — cette identification, cohérente avec la fonction décrite (l’écriture, non la transmission d’un message), relève d’un rapprochement intra-coranique avec d’autres passages du muṣḥaf, et ce Bloc la signale comme une inférence raisonnable plutôt que comme une affirmation de ce seul verset.

La détresse en mer, l’invocation exclusive, l’excès après le salut · S10:22–23

S.10:22 · Le navire, la tempête, l’invocation exclusive

S.10:22
هُوَ الَّذِي يُسَيِّرُكُمْ فِي الْبَرِّ وَالْبَحْرِ ۖ حَتَّىٰ إِذَا كُنْتُمْ فِي الْفُلْكِ وَجَرَيْنَ بِهِمْ بِرِيحٍ طَيِّبَةٍ وَفَرِحُوا بِهَا جَاءَتْهَا رِيحٌ عَاصِفٌ وَجَاءَهُمُ الْمَوْجُ مِنْ كُلِّ مَكَانٍ وَظَنُّوا أَنَّهُمْ أُحِيطَ بِهِمْ ۙ دَعَوُا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ لَئِنْ أَنْجَيْتَنَا مِنْ هَٰذِهِ لَنَكُونَنَّ مِنَ الشَّاكِرِينَ
Huwa lladhī yusayyirukum fi l-barri wa-l-baḥri ḥattā idhā kuntum fi l-fulki wa-jarayna bihim bi-rīḥin ṭayyibatin wa-fariḥū bihā jāʾathā rīḥun ʿāṣifun wa-jāʾahumu l-mawju min kulli makānin wa-ẓannū annahum uḥīṭa bihim daʿawu llāha mukhliṣīna lahu d-dīna la-in anjaytanā min hādhihi la-nakūnanna mina sh-shākirīn C’est Lui qui vous fait aller sur la terre ferme et sur la mer — jusqu’à ce que, alors que vous êtes dans le navire, que les navires les emportent par un vent agréable et qu’ils s’en réjouissent, un vent violent leur vienne, que la houle leur vienne de tout endroit, et qu’ils pensent qu’ils sont cernés sans échappatoire (uḥīṭa bihim) — ils invoquent Allaah, Lui vouant le dīn en toute exclusivité : « Si Tu nous sauves de ceci, nous serons certainement parmi les reconnaissants. »
Notes lexicales
kuntum … bihim
**Note de linguistique pure.** Le texte opère un glissement grammatical de la deuxième personne du pluriel (« vous êtes ») à la troisième (« ils/eux »), à l’intérieur d’une seule et même phrase — figure attestée en rhétorique arabe classique (*iltifāt*, le détournement d’adresse), qui élargit ici le propos d’un « vous » directement interpellé vers une scène observée à la troisième personne, sans rupture de sens.
uḥīṭa bihim
racine *ḥ-w-ṭ* (voir S2:19, *muḥīṭ* : ce qui encercle sans échappatoire). Au passif ici : ils pensent qu’ils sont eux-mêmes cernés sans issue par la houle.
mukhliṣīna lahu d-dīn
*mukhliṣīn*, racine *kh-l-ṣ* (voir S2:139 : rendre pur, débarrasser de tout mélange — « sincèrement dévoués »). *Dīn*, conservé en translittération. **Dit** : au plus fort du péril, l’invocation se fait sans aucun partage — le texte associe explicitement la détresse extrême à une exclusivité d’adresse.

S.10:23 · L’excès (baghy) après le salut

S.10:23
فَلَمَّا أَنْجَاهُمْ إِذَا هُمْ يَبْغُونَ فِي الْأَرْضِ بِغَيْرِ الْحَقِّ ۗ يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّمَا بَغْيُكُمْ عَلَىٰ أَنْفُسِكُمْ ۖ مَتَاعَ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا ۖ ثُمَّ إِلَيْنَا مَرْجِعُكُمْ فَنُنَبِّئُكُمْ بِمَا كُنْتُمْ تَعْمَلُونَ
Fa-lammā anjāhum idhā hum yabghūna fi l-arḍi bi-ghayri l-ḥaqqi — yā ayyuhā n-nāsu innamā baghyukum ʿalā anfusikum — matāʿa l-ḥayāti d-dunyā — thumma ilaynā marjiʿukum fa-nunabbiʾukum bi-mā kuntum taʿmalūn Puis, quand Il les a sauvés, voici qu’ils commettent l’excès (baghy) sur la terre, sans droit. Ô hommes, votre excès ne retombe que sur vous-mêmes — jouissance (matāʿ) de la vie d’ici-bas — puis c’est vers Nous votre retour, et Nous vous informerons de ce que vous faisiez.
Notes lexicales
yabghūna … baghyukum
racine *b-gh-y* : le débordement hors de la juste mesure au détriment d’autrui, l’excès qui empiète sur un droit qui n’est pas le sien. **Cohérence intra-coranique** : ce même comportement — l’oubli de la détresse une fois le soulagement acquis — apparaît sous une autre forme en S10:12 ; ce Bloc y reconnaît un même motif récurrent, ici précisé par une conséquence concrète (l’excès sur terre) plutôt que par le seul oubli.
matāʿa l-ḥayāti d-dunyā
racine *m-t-ʿ* : la jouissance limitée, l’usage temporaire d’un bien qui ne dure pas — le texte qualifie ainsi, en incise, l’horizon même dans lequel se joue cet excès.

La parabole de la vie d’ici-bas · S10:24

S.10:24 · L’eau, la parure, la moisson fauchée

S.10:24
إِنَّمَا مَثَلُ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا كَمَاءٍ أَنْزَلْنَاهُ مِنَ السَّمَاءِ فَاخْتَلَطَ بِهِ نَبَاتُ الْأَرْضِ مِمَّا يَأْكُلُ النَّاسُ وَالْأَنْعَامُ حَتَّىٰ إِذَا أَخَذَتِ الْأَرْضُ زُخْرُفَهَا وَازَّيَّنَتْ وَظَنَّ أَهْلُهَا أَنَّهُمْ قَادِرُونَ عَلَيْهَا أَتَاهَا أَمْرُنَا لَيْلًا أَوْ نَهَارًا فَجَعَلْنَاهَا حَصِيدًا كَأَنْ لَمْ تَغْنَ بِالْأَمْسِ ۚ كَذَٰلِكَ نُفَصِّلُ الْآيَاتِ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ
Innamā mathalu l-ḥayāti d-dunyā ka-māʾin anzalnāhu mina s-samāʾi fa-khtalaṭa bihi nabātu l-arḍi mimmā yaʾkulu n-nāsu wa-l-anʿām ḥattā idhā akhadhati l-arḍu zukhrufahā wa-zzayyanat wa-ẓanna ahluhā annahum qādirūna ʿalayhā atāhā amrunā laylan aw nahāran fa-jaʿalnāhā ḥaṣīdan ka-an lam taghna bi-l-amsi — kadhālika nufaṣṣilu l-āyāti li-qawmin yatafakkarūn L’exemple (mathal) de la vie d’ici-bas n’est que comme une eau que Nous faisons descendre du ciel, à laquelle se mêle la végétation de la terre dont mangent les hommes et le bétail — jusqu’à ce que, quand la terre a revêtu sa parure (zukhruf) et s’est embellie, et que ses habitants pensent qu’ils en ont pleine maîtrise (qādirūna), Notre ordre lui vienne, de nuit ou de jour, et que Nous en fassions une moisson fauchée, comme si elle n’avait pas été florissante la veille. C’est ainsi que Nous détaillons les āyāt pour un peuple qui réfléchit (yatafakkarūn).
Notes lexicales
mathalu l-ḥayāti d-dunyā
*mathal* : exemple/image porteuse d’un enseignement (voir S3:59, l’exemple d’ʿĪsā comme celui d’Ādam). Ici appliqué non à une personne mais à la vie d’ici-bas elle-même, dans un développement parabolique complet.
zukhrufahā wa-zzayyanat
*zukhruf*, racine *z-kh-r-f* : l’ornement, la parure qui donne un éclat trompeur. *Izzayyanat*, même racine que *zuyyina* (S10:12) : s’embellir, se parer.
qādirūna ʿalayhā
racine *q-d-r* (voir *qaddara*, S10:5 : déterminer avec exactitude). **Dit** : le texte nomme précisément l’illusion qui précède le retournement — la certitude, chez les habitants de cette terre, de disposer d’une pleine maîtrise sur elle — sans que ce verset précise si cette illusion porte sur la récolte elle-même ou sur la terre en général.
ḥaṣīdan ka-an lam taghna bi-l-amsi
*ḥaṣīd*, racine *ḥ-ṣ-d* : ce qui est fauché, moissonné jusqu’à ras. *Taghna*, racine *gh-n-y* (au sens ici de séjourner, être florissant en un lieu — distinct du sens de richesse matérielle de la même racine) : littéralement « comme si elle n’avait pas été florissante hier ».

L’appel à la Demeure de la Salām · S10:25–26

S.10:25 · La Demeure de la Salām, le chemin rectiligne

S.10:25
وَاللَّهُ يَدْعُو إِلَىٰ دَارِ السَّلَامِ وَيَهْدِي مَنْ يَشَاءُ إِلَىٰ صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ
Wa-llāhu yadʿū ilā dāri s-salāmi wa-yahdī man yashāʾu ilā ṣirāṭin mustaqīm Et Allaah appelle vers la Demeure de la Salām, et guide qui Il veut vers un chemin (ṣirāṭ) rectiligne.
Notes lexicales
dāri s-salām
*salām*, racine *s-l-m* (voir S10:10 : l’intégrité, l’absence de toute atteinte — conservé en translittération pour porter ce champ sémantique plus large que le seul mot français « paix »). *Dār*, la demeure — ici qualifiant le séjour promis, non un lieu attribué à Allaah Lui-même.

S.10:26 · Al-ḥusnā wa ziyādah — le surcroît non précisé

Point de méthode — S10:26, al-ḥusnā wa ziyādah. Une partie de la tradition exégétique identifie ce « surcroît » (ziyādah) à la vision (ruʾyah) du Visage d’Allaah par les gens de la Jannah, en s’appuyant sur des rapports extérieurs à ce verset. Conformément à la méthode suivie ici — aucun tafsīr importé, aucune donnée extra-textuelle ajoutée à ce que le texte affirme lui-même —, ce Bloc n’importe pas cette identification. Dit : à ceux qui ont fait le bien, al-ḥusnā (le meilleur, superlatif substantivé de la racine ḥ-s-n) et un surcroît (ziyādah) supplémentaire, non davantage précisé. Non-dit : la nature exacte de ce surcroît — ce seul verset ne le spécifie pas, et ce Bloc ne tranche pas au-delà de cette affirmation.

S.10:26
۞ لِلَّذِينَ أَحْسَنُوا الْحُسْنَىٰ وَزِيَادَةٌ ۖ وَلَا يَرْهَقُ وُجُوهَهُمْ قَتَرٌ وَلَا ذِلَّةٌ ۚ أُولَٰئِكَ أَصْحَابُ الْجَنَّةِ ۖ هُمْ فِيهَا خَالِدُونَ
Li-lladhīna aḥsanū l-ḥusnā wa-ziyādatun wa-lā yarhaqu wujūhahum qatarun wa-lā dhillatun — ulāʾika aṣḥābu l-jannati hum fīhā khālidūn À ceux qui ont fait le bien (aḥsanū) revient al-ḥusnā — le meilleur — et un surcroît (ziyādah) ; nulle grisaille (qatar) ni nul avilissement (dhilla) ne recouvre leurs visages. Ceux-là sont les compagnons de la Jannah, ils y demeurent à jamais (khālidūn).
Notes lexicales
al-ḥusnā
racine *ḥ-s-n*, forme superlative substantivée au féminin : ce qui est le plus beau, le meilleur possible — voir le point de méthode ci-dessus pour la portée exacte de ce verset.
qatarun … dhillatun
*qatar* : la poussière sombre, la grisaille qui ternit. *Dhilla* (voir aussi S10:27) : l’avilissement, l’état de ce qui est rabaissé.

La rétribution du mal · S10:27

S.10:27 · Nul protecteur contre Allaah — les visages recouverts de nuit

S.10:27
وَالَّذِينَ كَسَبُوا السَّيِّئَاتِ جَزَاءُ سَيِّئَةٍ بِمِثْلِهَا وَتَرْهَقُهُمْ ذِلَّةٌ ۖ مَا لَهُمْ مِنَ اللَّهِ مِنْ عَاصِمٍ ۖ كَأَنَّمَا أُغْشِيَتْ وُجُوهُهُمْ قِطَعًا مِنَ اللَّيْلِ مُظْلِمًا ۚ أُولَٰئِكَ أَصْحَابُ النَّارِ ۖ هُمْ فِيهَا خَالِدُونَ
Wa-lladhīna kasabū s-sayyiʾāti jazāʾu sayyiʾatin bi-mithlihā wa-tarhaquhum dhillatun — mā lahum mina llāhi min ʿāṣimin — ka-annamā ughshiyat wujūhuhum qiṭaʿan mina l-layli muẓliman — ulāʾika aṣḥābu n-nāri hum fīhā khālidūn Et ceux qui ont acquis les mauvaises actions — rétribution d’une mauvaise action à sa mesure — un avilissement (dhilla) les recouvre : nul protecteur (ʿāṣim) pour eux contre Allaah. C’est comme si leurs visages étaient recouverts de pans de nuit ténébreuse. Ceux-là sont les compagnons du Feu, ils y demeurent à jamais.
Notes lexicales
jazāʾu sayyiʾatin bi-mithlihā
**Dit** : le texte pose explicitement une stricte proportionnalité — la mauvaise action rétribuée « à sa mesure » (*bi-mithlihā*), sans excès — symétrique et contrastant avec *al-ḥusnā wa ziyādah* du verset précédent, où le bien est rétribué au-delà de sa propre mesure.
mā lahum mina llāhi min ʿāṣim
racine *ʿ-ṣ-m* : ce qui préserve, ce qui retient de tomber.

Le Jour du rassemblement — la désolidarisation des associés · S10:28–29

S.10:28–29 · « Ce n’est pas nous que vous adoriez »

S.10:28
وَيَوْمَ نَحْشُرُهُمْ جَمِيعًا ثُمَّ نَقُولُ لِلَّذِينَ أَشْرَكُوا مَكَانَكُمْ أَنْتُمْ وَشُرَكَاؤُكُمْ ۚ فَزَيَّلْنَا بَيْنَهُمْ ۖ وَقَالَ شُرَكَاؤُهُمْ مَا كُنْتُمْ إِيَّانَا تَعْبُدُونَ فَكَفَىٰ بِاللَّهِ شَهِيدًا بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ إِنْ كُنَّا عَنْ عِبَادَتِكُمْ لَغَافِلِينَ
Wa-yawma naḥshuruhum jamīʿan thumma naqūlu li-lladhīna ashrakū makānakum antum wa-shurakāʾukum — fa-zayyalnā baynahum — wa-qāla shurakāʾuhum mā kuntum iyyānā taʿbudūn — fa-kafā bi-llāhi shahīdan baynanā wa-baynakum in kunnā ʿan ʿibādatikum la-ghāfilīn Et le Jour où Nous les rassemblerons tous ensemble, puis Nous dirons à ceux qui ont pratiqué le shirk : « À votre place, vous et vos associés (shurakāʾ) ! » — Nous les séparerons alors (fa-zayyalnā baynahum), et leurs associés diront : « Ce n’est pas nous que vous adoriez. Allaah suffit comme témoin entre nous et vous — nous étions certes insouciants (ghāfilīn) de votre adoration. »
Notes lexicales
fa-zayyalnā baynahum
racine *z-y-l* : séparer, disjoindre ce qui était tenu ensemble.
ghāfilīn
même racine que *ghāfilūn* (S10:7 : l’inattention, l’absence de vigilance). **Dit** : les associés eux-mêmes se déclarent ici insouciants de l’adoration qui leur était vouée — le texte fait porter la désolidarisation sur les associés adorés, non sur les adorateurs.

Chaque âme éprouve ce qu’elle a accompli par avance · S10:30

S.10:30 · Le retour vers Allaah, leur Mawlā, le Vrai

S.10:30
هُنَالِكَ تَبْلُو كُلُّ نَفْسٍ مَا أَسْلَفَتْ ۚ وَرُدُّوا إِلَى اللَّهِ مَوْلَاهُمُ الْحَقِّ ۖ وَضَلَّ عَنْهُمْ مَا كَانُوا يَفْتَرُونَ
Hunālika tablū kullu nafsin mā aslafat — wa-ruddū ila llāhi mawlāhumu l-ḥaqqi — wa-ḍalla ʿanhum mā kānū yaftarūn Là, chaque âme éprouve (tablū) ce qu’elle a accompli par avance (aslafat) — et ils sont ramenés vers Allaah, leur Mawlā, le Vrai (al-Ḥaqq) — et ce qu’ils forgeaient (yaftarūn) s’égare loin d’eux.
Notes lexicales
tablū
racine *b-l-w* : mettre à l’épreuve, éprouver, vérifier par l’expérience — distincte de *ibtilāʾ* (l’épreuve imposée) par sa construction ici active (l’âme elle-même qui éprouve ce qu’elle a accompli).
mā aslafat
racine *s-l-f* (voir *mā qad salaf*, S4:22–23 : ce qui est déjà passé). Forme IV ici, causative : faire passer devant soi, envoyer en avance — rendu par « ce qu’elle a accompli par avance », un groupe de mots plutôt qu’un seul terme, faute d’équivalent français unique portant à la fois l’idée du passé et celle de l’anticipation.
mawlāhumu l-ḥaqq
*mawlā*, même racine *w-l-y* que *walī*/*walāya* (voir S3:150 et sq. : la proximité qui engage, ce qui a la charge, la proximité protectrice). Conservé en translittération, comme *walī*, faute d’un mot français unique portant ce même champ sémantique. *Al-Ḥaqq* : le Vrai, appliqué à Allaah (voir aussi S10:32 et S10:4, « en toute vérité »).
mā kānū yaftarūn
**Cohérence intra-coranique** : même racine *f-r-y* que *iftarā* (S10:17) et *yuftarā*/*iftarāhu* (S10:37–38, ce Bloc) — ce qui était forgé de toutes pièces (de faux associés, de fausses prétentions) s’égare, s’évanouit, au moment du retour.

Qui pourvoit, qui détient l’ouïe et les regards, qui administre l’affaire ? · S10:31–33

S.10:31–32 · La question rhétorique quadruple — reprise de yudabbiru l-amr

Note de cohérence intra-coranique — S10:31, wa-man yudabbiru l-amra (« et qui administre l’affaire »). Cette même formule apparaît déjà en S10:3 (la gestion continue de l’ensemble de la création) et revient ici à l’identique. Ce Bloc retient la même lecture : la gestion continue de la création par Allaah, non un acte ponctuel.

S.10:31
قُلْ مَنْ يَرْزُقُكُمْ مِنَ السَّمَاءِ وَالْأَرْضِ أَمَّنْ يَمْلِكُ السَّمْعَ وَالْأَبْصَارَ وَمَنْ يُخْرِجُ الْحَيَّ مِنَ الْمَيِّتِ وَيُخْرِجُ الْمَيِّتَ مِنَ الْحَيِّ وَمَنْ يُدَبِّرُ الْأَمْرَ ۚ فَسَيَقُولُونَ اللَّهُ ۚ فَقُلْ أَفَلَا تَتَّقُونَ فَذَٰلِكُمُ اللَّهُ رَبُّكُمُ الْحَقُّ ۖ فَمَاذَا بَعْدَ الْحَقِّ إِلَّا الضَّلَالُ ۖ فَأَنَّىٰ تُصْرَفُونَ
Qul man yarzuqukum mina s-samāʾi wa-l-arḍi amman yamliku s-samʿa wa-l-abṣāra wa-man yukhriju l-ḥayya mina l-mayyiti wa-yukhriju l-mayyita mina l-ḥayyi wa-man yudabbiru l-amra — fa-sa-yaqūlūna llāhu — fa-qul a-fa-lā tattaqūn — fa-dhālikumu llāhu rabbukumu l-ḥaqqu — fa-mādhā baʿda l-ḥaqqi illā ḍ-ḍalālu — fa-annā tuṣrafūn Dis : « Qui vous pourvoit (yarzuqukum) depuis le ciel et la terre ? Ou qui détient (yamliku) l’ouïe et les regards ? Et qui fait sortir le vivant du mort, et fait sortir le mort du vivant ? Et qui administre l’affaire (yudabbiru l-amr) ? » Ils diront alors : « Allaah. » Dis alors : « Ne vous prémunissez-vous donc pas ? » Voilà donc Allaah, votre Rabb, le Vrai (al-Ḥaqq). Que reste-t-il, après le Vrai, sinon l’égarement ? Comment donc êtes-vous détournés ?
Notes lexicales
yarzuqukum … yamliku s-samʿa wa-l-abṣār
*razaqa* (le pourvoi) et *malaka* (détenir en pleine possession). **Dit** : quatre capacités successives — pourvoir, détenir l’ouïe et la vue, faire sortir le vivant du mort et le mort du vivant, administrer l’affaire — sont posées comme un ensemble dont la réponse, admise par les interlocuteurs eux-mêmes (*fa-sa-yaqūlūna llāh*), est Allaah seul.

S.10:33 · La parole de ton Rabb s’accomplit contre les fāsiqūn

S.10:33
كَذَٰلِكَ حَقَّتْ كَلِمَتُ رَبِّكَ عَلَى الَّذِينَ فَسَقُوا أَنَّهُمْ لَا يُؤْمِنُونَ
Kadhālika ḥaqqat kalimatu rabbika ʿalā lladhīna fasaqū annahum lā yuʾminūn Ainsi s’est accomplie (ḥaqqat) la parole (kalima) de ton Rabb contre ceux qui ont commis le fisq (fasaqū) : ils ne croient pas.
Notes lexicales
kalimatu rabbika
*kalima* (voir S10:19 : une parole/décret déjà arrêtée). Ici la parole/décret de ton Rabb s’accomplit (*ḥaqqat*, même racine que *al-Ḥaqq*) contre ceux qui persistent dans le *fisq* — non un décret initial qui priverait de choix, mais la constatation, comme en S10:19, d’un principe qui se réalise face à un refus déjà installé.

Qui commence la création et la refait, qui guide vers le Vrai ? · S10:34–36

S.10:34–35 · Le double défi rhétorique aux shurakāʾ

Note de cohérence intra-coranique — S10:34, yabdaʾu l-khalqa thumma yuʿīduhu. Formule déjà présente en S10:4 : la symétrie entre la première création et la seconde (la résurrection), posée comme preuve rhétorique récurrente.

S.10:34
قُلْ هَلْ مِنْ شُرَكَائِكُمْ مَنْ يَبْدَأُ الْخَلْقَ ثُمَّ يُعِيدُهُ ۚ قُلِ اللَّهُ يَبْدَأُ الْخَلْقَ ثُمَّ يُعِيدُهُ ۖ فَأَنَّىٰ تُؤْفَكُونَ قُلْ هَلْ مِنْ شُرَكَائِكُمْ مَنْ يَهْدِي إِلَى الْحَقِّ ۚ قُلِ اللَّهُ يَهْدِي لِلْحَقِّ ۗ أَفَمَنْ يَهْدِي إِلَى الْحَقِّ أَحَقُّ أَنْ يُتَّبَعَ أَمَّنْ لَا يَهِدِّي إِلَّا أَنْ يُهْدَىٰ ۖ فَمَا لَكُمْ كَيْفَ تَحْكُمُونَ
Qul hal min shurakāʾikum man yabdaʾu l-khalqa thumma yuʿīduhu — quli llāhu yabdaʾu l-khalqa thumma yuʿīduhu — fa-annā tuʾfakūn — qul hal min shurakāʾikum man yahdī ila l-ḥaqqi — quli llāhu yahdī li-l-ḥaqqi — a-fa-man yahdī ila l-ḥaqqi aḥaqqu an yuttabaʿa amman lā yahiddī illā an yuhdā — fa-mā lakum kayfa taḥkumūn Dis : « Parmi vos associés (shurakāʾ), en est-il qui commence la création (yabdaʾu l-khalq) puis la refait (yuʿīduhu) ? » Dis : « Allaah commence la création puis la refait. Comment donc êtes-vous détournés par le mensonge (tuʾfakūn) ? » Dis : « Parmi vos associés, en est-il qui guide vers le Vrai ? » Dis : « Allaah guide vers le Vrai. » Qui donc est le plus digne d’être suivi : qui guide vers le Vrai, ou ce qui ne se guide lui-même qu’à condition d’être guidé ? Qu’avez-vous donc ? Comment jugez-vous ?
Notes lexicales
tuʾfakūn
racine *ʾ-f-k* : détourner de sa direction propre par le mensonge.
amman lā yahiddī illā an yuhdā
**Dit** : le texte oppose, par une construction symétrique, ce qui guide de façon autonome à ce qui ne peut lui-même se guider qu’à la condition expresse d’être guidé — sans nommer explicitement les entités visées par ce second terme, laissées à l’identification déjà en cours dans le passage (les *shurakāʾ*).

S.10:36 · La conjecture (ẓann) qui ne dispense en rien du Vrai

S.10:36
وَمَا يَتَّبِعُ أَكْثَرُهُمْ إِلَّا ظَنًّا ۚ إِنَّ الظَّنَّ لَا يُغْنِي مِنَ الْحَقِّ شَيْئًا ۚ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ بِمَا يَفْعَلُونَ
Wa-mā yattabiʿu aktharuhum illā ẓannan — inna ẓ-ẓanna lā yughnī mina l-ḥaqqi shayʾan — inna llāha ʿalīmun bi-mā yafʿalūn Et la plupart d’entre eux ne suivent qu’une conjecture (ẓann) — or la conjecture ne dispense en rien du Vrai — Allaah est ʿAlīm de ce qu’ils font.
Notes lexicales
ẓann
racine *ẓ-n-n* (voir S4:157 : l’opinion, la conjecture, par opposition au *ʿilm*, le savoir assuré). **Cohérence intra-coranique** : même racine que *ẓannū* (S10:22, ce Bloc) et *ẓanna* (S10:24, ce Bloc) — le même terme parcourt tout ce Bloc, appliqué tour à tour à une pensée passagère au cœur du péril, à l’illusion de maîtrise sur la terre, puis ici à ce qui tient lieu de fondement, pour la plupart, en l’absence du Vrai.

Le Qurʾān non forgeable — le défi d’une sūra semblable · S10:37–39

S.10:37–38 · Confirmation et détail — le défi (taḥaddī)

Note de cohérence intra-coranique — S10:38, le défi d’une sūra semblable. Formule quasi identique au défi (taḥaddī) de S2:23–24 : fa-ʾtū bi-sūratin min mithlihi (S2:23) devient ici fa-ʾtū bi-sūratin mithlihi (S10:38) — même structure rhétorique.

S.10:37
وَمَا كَانَ هَٰذَا الْقُرْآنُ أَنْ يُفْتَرَىٰ مِنْ دُونِ اللَّهِ وَلَٰكِنْ تَصْدِيقَ الَّذِي بَيْنَ يَدَيْهِ وَتَفْصِيلَ الْكِتَابِ لَا رَيْبَ فِيهِ مِنْ رَبِّ الْعَالَمِينَ أَمْ يَقُولُونَ افْتَرَاهُ ۖ قُلْ فَأْتُوا بِسُورَةٍ مِثْلِهِ وَادْعُوا مَنِ اسْتَطَعْتُمْ مِنْ دُونِ اللَّهِ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ
Wa-mā kāna hādhā l-qurʾānu an yuftarā min dūni llāhi wa-lākin taṣdīqa lladhī bayna yadayhi wa-tafṣīla l-kitābi lā rayba fīhi min rabbi l-ʿālamīn — am yaqūlūna ftarāhu — qul fa-ʾtū bi-sūratin mithlihi wa-dʿū mani staṭaʿtum min dūni llāhi in kuntum ṣādiqīn Ce Qurʾān n’est pas de nature à être forgé (yuftarā) en dehors d’Allaah — mais il est confirmation (taṣdīq) de ce qui le précède, et détail (tafṣīl) du Livre, sans aucun doute (rayb) possible à son sujet, venant du Rabb des mondes. Ou bien disent-ils : « Il l’a forgé » ? Dis : « Apportez donc une sūra semblable à lui, et appelez qui vous pourrez en dehors d’Allaah, si vous êtes véridiques. »
Notes lexicales
an yuftarā … iftarāhu
**Cohérence intra-coranique** : même racine *f-r-y* que *iftarā* (S10:17) et *yaftarūn* (S10:30, ce Bloc) — le même verbe, appliqué ici non plus à un mensonge contre Allaah mais au Qurʾān lui-même, accusé d’être une fabrication.
taṣdīqa lladhī bayna yadayhi
*taṣdīq*, racine *ṣ-d-q* (la sincérité, la conformité entre la parole et le réel — voir S10:2, *qadama ṣidq*). *Bayna yadayhi*, idiome : littéralement « entre ses deux mains » — ce qui le précède directement, ce qui vient avant lui dans le temps.
tafṣīla l-kitāb
même racine *f-ṣ-l* que *nufaṣṣilu l-āyāt* (S10:24, ce Bloc) et *yufaṣṣilu l-āyāt* (S10:5) : détailler, distinguer précisément chaque élément.

S.10:39 · Démentir ce dont on n’embrasse pas la science

Note de cohérence intra-coranique — S10:39, taʾwīluhu. Même racine ʾ-w-l que taʾwīl en S3:7 (voir l’étude Muḥkam et Mutashābih) : l’aboutissement, ce vers quoi une chose se résout — non une « interprétation » au sens moderne, mais le dénouement, la réalisation effective de ce qu’annonce le texte. Ce Bloc reprend ici le même rendu (« aboutissement ») pour la cohérence terminologique.

S.10:39
بَلْ كَذَّبُوا بِمَا لَمْ يُحِيطُوا بِعِلْمِهِ وَلَمَّا يَأْتِهِمْ تَأْوِيلُهُ ۚ كَذَٰلِكَ كَذَّبَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ ۖ فَانْظُرْ كَيْفَ كَانَ عَاقِبَةُ الظَّالِمِينَ
Bal kadhdhabū bimā lam yuḥīṭū bi-ʿilmihi wa-lammā yaʾtihim taʾwīluhu — kadhālika kadhdhaba lladhīna min qablihim — fa-nẓur kayfa kāna ʿāqibatu ẓ-ẓālimīn Ils ont plutôt démenti ce dont ils n’ont pas embrassé la science (lam yuḥīṭū bi-ʿilmihi), et dont l’aboutissement (taʾwīl) ne leur est pas encore venu. C’est ainsi que démentaient ceux d’avant eux — regarde donc ce qu’il est advenu (ʿāqiba) des ẓālimūn.
Notes lexicales
lam yuḥīṭū bi-ʿilmihi
même racine *ḥ-w-ṭ* que *uḥīṭa bihim* (S10:22, ce Bloc) et *muḥīṭ* (S2:19) : embrasser intégralement, cerner sans reste — ici appliquée à la connaissance elle-même, qu’ils n’ont pas embrassée avant de démentir. **Dit** : le texte fait du démenti un acte antérieur à toute connaissance complète de son objet, non une conclusion tirée après examen.

Deux issues face au Qurʾān · S10:40

S.10:40 · Qui y croit, qui n’y croit pas

S.10:40
وَمِنْهُمْ مَنْ يُؤْمِنُ بِهِ وَمِنْهُمْ مَنْ لَا يُؤْمِنُ بِهِ ۚ وَرَبُّكَ أَعْلَمُ بِالْمُفْسِدِينَ
Wa-minhum man yuʾminu bihi wa-minhum man lā yuʾminu bihi — wa-rabbuka aʿlamu bi-l-mufsidīn Et parmi eux, il en est qui y croient, et parmi eux, il en est qui n’y croient pas — et ton Rabb connaît mieux les mufsidūn.
Notes lexicales
al-mufsidīn
voir l’étude Fasād et Mufsidūn pour le traitement complet de cette racine (*f-s-d*). **Dit** : ce verset clôt le développement sur le Qurʾān par un constat de partage — croyance et refus coexistant — sans juger par avance de la proportion de chaque groupe.

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