Structure du Bloc IV. Restituer les amānāt et juger avec al-ʿadl (S4:58) ; le verset structurant sur l’obéissance et le renvoi du litige à Allaah et au rasūl (S4:59) ; le fil continu de l’arbitrage refusé — ceux qui veulent l’arbitrage du ṭāghūt, les munāfiqūn qui se détournent, le serment après le malheur (S4:60–63) ; le rasūl envoyé pour être obéi, et le serment que la foi suppose d’accepter son arbitrage sans gêne intérieure (S4:64–65) ; l’hypothèse extrême d’un ordre de se tuer ou de quitter ses demeures (S4:66–68) ; la clôture sur les quatre compagnies de ceux qu’Allaah a comblés (S4:69–70).

Sommaire du bloc

Réf. Titre thématique
S.4:58 Restituer les amānāt — juger avec al-ʿadl
S.4:59 Obéir à Allaah, au rasūl, aux ūlī l-amr — le renvoi du litige
S.4:60 Ceux qui prétendent croire et veulent l’arbitrage du ṭāghūt
S.4:61 Les munāfiqūn se détournent de l’appel au rasūl
S.4:62–63 Le serment après le malheur — Allaah connaît les cœurs
S.4:64 Le rasūl envoyé pour être obéi — le pardon après l’aveu
S.4:65 La foi conditionnée à l’arbitrage accepté sans gêne
S.4:66–68 L’hypothèse extrême — se tuer ou quitter ses demeures
S.4:69–70 Les quatre compagnies — la faveur d’Allaah

Restituer les amānāt, juger avec al-ʿadl · S4:58

S.4:58 · La prescription double

S.4:58
۞ إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَن تُؤَدُّوا الْأَمَانَاتِ إِلَىٰ أَهْلِهَا وَإِذَا حَكَمْتُم بَيْنَ النَّاسِ أَن تَحْكُمُوا بِالْعَدْلِ ۚ إِنَّ اللَّهَ نِعِمَّا يَعِظُكُم بِهِ ۗ إِنَّ اللَّهَ كَانَ سَمِيعًا بَصِيرًا
Inna llāha yaʾmurukum an tuʾaddū l-amānāti ilā ahlihā wa-idhā ḥakamtum bayna n-nāsi an taḥkumū bi-l-ʿadl — inna llāha niʿimmā yaʿiẓukum bihi — inna llāha kāna samīʿan baṣīrā Allaah vous ordonne de restituer les amānāt (les charges confiées) à leurs ayants droit, et, quand vous jugez entre les gens, de juger avec al-ʿadl. Ce à quoi Allaah vous exhorte est excellent. Allaah est, certes, Samīʿ, Baṣīr.
Notes lexicales
al-amānāt
déjà validé (S2:283) : racine ʾ-m-n — ce qui est confié, la charge de confiance. Pluriel ici : le verset ne restreint le mot à aucune catégorie précise de charge (bien matériel, dépôt, responsabilité de fonction) — le champ reste ouvert.
al-ʿadl
racine ʿ-d-l : mettre à égalité, redresser un déséquilibre. Le verset associe explicitement les deux prescriptions dans une même phrase — restituer ce qui est confié et juger avec équité — comme deux applications d'un même principe de droiture envers autrui.

Obéir et renvoyer le litige au texte · S4:59

Observation grammaticale déjà établie sur ce site. Ce verset a fait l’objet d’une étude dédiée (Sunna et Coran), reprise ici par cohérence. Le verbe aṭīʿū (« obéissez ») est répété deux fois — pour Allaah, puis pour le rasūl — mais non répété une troisième fois pour les ūlī l-amr (« ceux détenteurs de l’amr, l’autorité/l’affaire »), qui sont mentionnés dans la même proposition sans verbe qui leur soit propre. Le texte distingue ainsi grammaticalement l’obéissance à Allaah et au rasūl — répétée, autonome — de la place des ūlī l-amr, associée mais non redoublée. Puis le verset apporte sa propre clef pour le litige : fa-ruddūhu ilā llāhi wa-r-rasūl — « renvoyez-le à Allaah et au rasūl », non aux ūlī l-amr eux-mêmes. Le mécanisme de résolution que le verset pose est un renvoi au texte, non un arbitrage par l’autorité en désaccord.

S.4:59 · Le verset structurant

S.4:59
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا أَطِيعُوا اللَّهَ وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ وَأُولِي الْأَمْرِ مِنكُمْ ۖ فَإِن تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللَّهِ وَالرَّسُولِ إِن كُنتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ ۚ ذَٰلِكَ خَيْرٌ وَأَحْسَنُ تَأْوِيلًا
Yā ayyuhā lladhīna āmanū aṭīʿū llāha wa-aṭīʿū r-rasūla wa-ūlī l-amri minkum — fa-in tanāzaʿtum fī shayʾin fa-ruddūhu ilā llāhi wa-r-rasūli in kuntum tuʾminūna bi-llāhi wa-l-yawmi l-ākhir — dhālika khayrun wa-aḥsanu taʾwīlā Ô vous qui avez cru, obéissez à Allaah, et obéissez au rasūl et à ceux détenteurs de l’amr parmi vous. Et si vous êtes en litige sur une chose, renvoyez-la à Allaah et au rasūl, si vous croyez en Allaah et au Jour dernier — cela est meilleur, et de plus belle interprétation (taʾwīl).
Notes lexicales
ūlī l-amr minkum
racine ʾ-m-r : l'ordre, l'affaire, la charge de décision. Minkum (« parmi vous ») : le texte qualifie cette instance comme interne à la communauté des croyants, sans en préciser la composition, le mode de désignation, ni l'étendue de la charge. Non-dit : ces éléments ne sont pas fixés par ce seul verset.
taʾwīl
racine ʾ-w-l : revenir à l'origine, à l'issue première d'une chose. Le renvoi au texte est qualifié de « meilleure *taʾwīl* » — meilleur retour à ce qui fonde la solution — plutôt que « meilleure interprétation » au sens moderne du terme, qui prêterait au mot une connotation herméneutique postérieure.

L’arbitrage refusé — ṭāghūt et munāfiqūn · S4:60–63

S.4:60 · Ceux qui prétendent croire et veulent l’arbitrage du ṭāghūt

S.4:60
أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ يَزْعُمُونَ أَنَّهُمْ آمَنُوا بِمَا أُنزِلَ إِلَيْكَ وَمَا أُنزِلَ مِن قَبْلِكَ يُرِيدُونَ أَن يَتَحَاكَمُوا إِلَى الطَّاغُوتِ وَقَدْ أُمِرُوا أَن يَكْفُرُوا بِهِ وَيُرِيدُ الشَّيْطَانُ أَن يُضِلَّهُمْ ضَلَالًا بَعِيدًا
A-lam tara ilā lladhīna yazʿumūna annahum āmanū bi-mā unzila ilayka wa-mā unzila min qablika yurīdūna an yataḥākamū ilā ṭ-ṭāghūti wa-qad umirū an yakfurū bihi wa-yurīdu sh-shayṭānu an yuḍillahum ḍalālan baʿīdā N’as-tu pas considéré ceux qui prétendent (yazʿumūna) avoir cru à ce qui t’a été descendu et à ce qui a été descendu avant toi : ils veulent porter leur litige (yataḥākamū) devant le ṭāghūt, alors qu’il leur a été ordonné de le renier — et le shayṭān veut les égarer d’un égarement lointain.
Notes lexicales
yazʿumūna
racine z-ʿ-m : prétendre, affirmer sans garantie de vérité — un verbe qui, dans l'usage coranique, introduit systématiquement une allégation mise en doute par le contexte même où il apparaît.
yataḥākamū ilā ṭ-ṭāghūt
forme VI de ḥ-k-m : rechercher mutuellement un arbitrage. Écho direct et volontaire avec S4:65 (*yuḥakkimūka*, même racine) — le verset oppose ainsi structurellement deux arbitrages possibles : celui du *ṭāghūt*, ici rejeté, et celui du *rasūl*, requis plus loin dans le même bloc comme condition de la foi.

S.4:61 · Les munāfiqūn se détournent

S.4:61
وَإِذَا قِيلَ لَهُمْ تَعَالَوْا إِلَىٰ مَا أَنزَلَ اللَّهُ وَإِلَى الرَّسُولِ رَأَيْتَ الْمُنَافِقِينَ يَصُدُّونَ عَنكَ صُدُودًا
Wa-idhā qīla lahum taʿālaw ilā mā anzala llāhu wa-ilā r-rasūli raʾayta l-munāfiqīna yaṣuddūna ʿanka ṣudūdā Et quand il leur est dit : « Venez vers ce qu’a fait descendre Allaah, et vers le rasūl », tu vois les munāfiqūn se détourner de toi d’un détournement complet.
Notes lexicales
yaṣuddūna ṣudūdā
racine ṣ-d-d — même famille qu'en S4:55 (*ṣadda ʿanhu*) et que *aṣ-ṣadd ʿan sabīli llāh* de la note méthodologique du site. Le complément absolu *ṣudūdā* (« d'un détournement ») intensifie le verbe : un détournement total, non partiel.

S.4:62–63 · Le serment après le malheur

S.4:62–63
فَكَيْفَ إِذَا أَصَابَتْهُم مُّصِيبَةٌ بِمَا قَدَّمَتْ أَيْدِيهِمْ ثُمَّ جَاءُوكَ يَحْلِفُونَ بِاللَّهِ إِنْ أَرَدْنَا إِلَّا إِحْسَانًا وَتَوْفِيقًا ۝ أُولَـٰئِكَ الَّذِينَ يَعْلَمُ اللَّهُ مَا فِي قُلُوبِهِمْ فَأَعْرِضْ عَنْهُمْ وَعِظْهُمْ وَقُل لَّهُمْ فِي أَنفُسِهِمْ قَوْلًا بَلِيغًا
Fa-kayfa idhā aṣābathum muṣībatun bi-mā qaddamat aydīhim thumma jāʾūka yaḥlifūna bi-llāhi in aradnā illā iḥsānan wa-tawfīqā · Ulāʾika lladhīna yaʿlamu llāhu mā fī qulūbihim fa-aʿriḍ ʿanhum wa-ʿiẓhum wa-qul lahum fī anfusihim qawlan balīghā Qu’en sera-t-il donc, quand un malheur les atteindra pour ce que leurs mains ont préparé, puis qu’ils viendront à toi jurant par Allaah : « Nous n’avons voulu que bienfaisance et concordance » ? — Ceux-là, Allaah sait ce qu’il y a dans leurs cœurs. Détourne-toi d’eux, exhorte-les, et dis-leur, à propos d’eux-mêmes, une parole pénétrante (balīgh).

Le rasūl envoyé pour être obéi · S4:64–65

S.4:64 · Le pardon après l’aveu

S.4:64
وَمَا أَرْسَلْنَا مِن رَّسُولٍ إِلَّا لِيُطَاعَ بِإِذْنِ اللَّهِ ۚ وَلَوْ أَنَّهُمْ إِذ ظَّلَمُوا أَنفُسَهُمْ جَاءُوكَ فَاسْتَغْفَرُوا اللَّهَ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمُ الرَّسُولُ لَوَجَدُوا اللَّهَ تَوَّابًا رَّحِيمًا
Wa-mā arsalnā min rasūlin illā li-yuṭāʿa bi-idhni llāh — wa-law annahum idh ẓalamū anfusahum jāʾūka fa-staghfarū llāha wa-staghfara lahumu r-rasūlu la-wajadū llāha tawwāban raḥīmā Nous n’avons envoyé aucun rasūl si ce n’est pour qu’il soit obéi, par la permission d’Allaah. S’ils étaient venus à toi, quand ils se sont fait tort à eux-mêmes, pour demander pardon à Allaah, et que le rasūl eût demandé pardon pour eux, ils auraient trouvé Allaah Tawwāb, Raḥīm.

S.4:65 · La foi conditionnée à l’arbitrage accepté sans gêne

Portée du verset — ce qu’il dit, ce qu’il ne dit pas. Le verset s’adresse au nabī Muḥammad à la deuxième personne du singulier (yuḥakkimūka, « ils te prennent pour arbitre ») dans le cadre de litiges survenus de son vivant (fīmā shajara baynahum, « ce qui les divisait »). Ce que le texte dit : la foi véritable suppose d’accepter sans réserve intérieure (ḥaraj) ce qu’il a tranché, et de s’y soumettre pleinement. Ce que le texte ne dit pas : il ne fixe pas explicitement, dans son énoncé, le mécanisme par lequel cet arbitrage continue de s’exercer après la disparition du nabī — question qui rejoint le renvoi déjà posé en S4:59 (fa-ruddūhu ilā llāhi wa-r-rasūl, renvoi au texte, non à une personne).

S.4:65
فَلَا وَرَبِّكَ لَا يُؤْمِنُونَ حَتَّىٰ يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لَا يَجِدُوا فِي أَنفُسِهِمْ حَرَجًا مِّمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُوا تَسْلِيمًا
Fa-lā wa-rabbika lā yuʾminūna ḥattā yuḥakkimūka fīmā shajara baynahum thumma lā yajidū fī anfusihim ḥarajan mimmā qaḍayta wa-yusallimū taslīmā Non — par ton Rabb — ils ne croient pas tant qu’ils ne t’auront pas pris pour arbitre dans ce qui les divise, puis ne trouveront en eux-mêmes aucune gêne (ḥaraj) de ce que tu auras tranché, et se soumettront (yusallimū) pleinement.
Notes lexicales
ḥaraj
racine ḥ-r-j : étroitesse, resserrement — l'absence de *ḥaraj* est l'absence de gêne intérieure, non l'absence de désaccord d'opinion.
yusallimū taslīmā
racine s-l-m, même famille que *islām* — la soumission ici qualifiée par son propre complément absolu (*taslīman*) : une soumission pleinement soumission, sans réserve.

L’hypothèse extrême · S4:66–68

S.4:66–68 · Se tuer ou quitter ses demeures

S.4:66–68
وَلَوْ أَنَّا كَتَبْنَا عَلَيْهِمْ أَنِ اقْتُلُوا أَنفُسَكُمْ أَوِ اخْرُجُوا مِن دِيَارِكُم مَّا فَعَلُوهُ إِلَّا قَلِيلٌ مِّنْهُمْ ۖ وَلَوْ أَنَّهُمْ فَعَلُوا مَا يُوعَظُونَ بِهِ لَكَانَ خَيْرًا لَّهُمْ وَأَشَدَّ تَثْبِيتًا ۝ وَإِذًا لَّآتَيْنَاهُم مِّن لَّدُنَّا أَجْرًا عَظِيمًا ۝ وَلَهَدَيْنَاهُمْ صِرَاطًا مُّسْتَقِيمًا
Wa-law annā katabnā ʿalayhim ani qtulū anfusakum awi khrujū min diyārikum mā faʿalūhu illā qalīlun minhum — wa-law annahum faʿalū mā yūʿaẓūna bihi la-kāna khayran lahum wa-ashadda tathbītā · Wa-idhan la-ātaynāhum min ladunnā ajran ʿaẓīmā · Wa-la-hadaynāhum ṣirāṭan mustaqīmā Et si Nous leur avions prescrit : « Tuez-vous vous-mêmes » ou « Sortez de vos demeures », ils ne l’auraient fait, sauf un petit nombre d’entre eux. Et s’ils avaient fait ce à quoi ils sont exhortés, cela aurait été meilleur pour eux et d’un affermissement plus grand. Et alors, Nous leur aurions donné, de Notre part, une rétribution immense. Et Nous les aurions guidés vers un chemin droit.
Notes lexicales
ani qtulū anfusakum
même construction que *lā taqtulū anfusakum* en S4:29, mais ici dans une proposition hypothétique irréelle (*law* + accompli) : le texte n'énonce pas un ordre réel — il construit une hypothèse jamais advenue pour en tirer une leçon sur ce qu'aurait coûté l'obéissance. Le sens de la formule ne se pose donc pas ici dans les mêmes termes qu'en S4:29.

Les quatre compagnies · S4:69–70

S.4:69–70 · Ceux qu’Allaah a comblés

S.4:69–70
وَمَن يُطِعِ اللَّهَ وَالرَّسُولَ فَأُولَـٰئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِم مِّنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَاءِ وَالصَّالِحِينَ ۚ وَحَسُنَ أُولَـٰئِكَ رَفِيقًا ۝ ذَٰلِكَ الْفَضْلُ مِنَ اللَّهِ ۚ وَكَفَىٰ بِاللَّهِ عَلِيمًا
Wa-man yuṭiʿi llāha wa-r-rasūla fa-ulāʾika maʿa lladhīna anʿama llāhu ʿalayhim mina n-nabiyyīna wa-ṣ-ṣiddīqīna wa-sh-shuhadāʾi wa-ṣ-ṣāliḥīn — wa-ḥasuna ulāʾika rafīqā · Dhālika l-faḍlu mina llāh — wa-kafā bi-llāhi ʿalīmā Et quiconque obéit à Allaah et au rasūl, ceux-là seront avec ceux qu’Allaah a comblés de Sa faveur parmi les nabiyyīn, les ṣiddīqīn, les shuhadāʾ et les ṣāliḥīn — et quelle excellente compagnie (rafīq) que ceux-là ! Cela est la faveur (faḍl) venant d’Allaah — et Allaah suffit comme ʿAlīm.
Notes lexicales
an-nabiyyīn
déjà traité en profondeur dans l'étude dédiée [Khātam al-nabiyyīn](/etudes/khatam-nabiyyin/) : catégorie la plus large, dont les *rusul* forment un sous-ensemble. Conservé en translittération, en cohérence avec le reste du site.
aṣ-ṣiddīqīn
racine ṣ-d-q : la véracité portée à son degré le plus confirmé — ceux dont la conformité entre parole et réalité est constante.
ash-shuhadāʾ
racine sh-h-d : témoigner, attester de ce que l'on a constaté. Non-dit : ce verset ne restreint pas le mot à une catégorie de personnes tuées dans une cause précise — sens que la tradition postérieure lui attache largement ; le texte, pris seul ici, porte le sens premier de témoin.
aṣ-ṣāliḥīn
racine ṣ-l-ḥ, déjà rencontrée dans la formule récurrente *ʿamilū ṣ-ṣāliḥāt* — ceux dont l'agir est droit, en bon ordre.

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