Structure du Bloc IV. Ce Bloc s’ouvre sur une méditation générale, en écho direct au cycle des cinq récits prophétiques du Bloc III : le mécanisme de l’épreuve envoyée aux cités (malheur puis aisance, ou l’inverse), la mise en garde contre le sentiment de sécurité face à la « manœuvre » (makr) d’Allaah, et le constat que la plupart des générations passées n’ont tenu aucun engagement (ʿahd) — la majorité étant fāsiqīn (S7:94–102). Le Bloc bascule ensuite vers le plus long récit prophétique de la sourate : Mūsā envoyé à Firʿawn et à son assemblée, l’affrontement avec les magiciens convoqués par la cour, leur défaite puis leur conversion immédiate et publique malgré la menace de mutilation et de crucifixion (S7:103–126). Il se referme sur le complot renouvelé de l’assemblée de Firʿawn contre les Banū Isrāʾīl, et la réponse de Mūsā à son peuple éprouvé — une réponse construite, structurellement, en anneau avec l’ouverture du Bloc : la terre, dont l’héritage était en jeu dès S7:100, revient explicitement en S7:128–129 comme ce qu’Allaah donne en héritage et en succession à qui Il veut.
Sommaire du bloc
| Réf. | Titre thématique |
|---|---|
| S.7:94 | Le malheur et le dommage envoyés à chaque cité visitée par un nabī |
| S.7:95 | L’aisance qui suit l’épreuve, puis la saisie soudaine |
| S.7:96 | La foi et la taqwā auraient ouvert les bénédictions du ciel et de la terre |
| S.7:97 | Se sentir à l’abri de la rigueur venue de nuit ? |
| S.7:98 | Se sentir à l’abri de la rigueur venue en plein jour ? |
| S.7:99 | Se sentir à l’abri de la manœuvre (makr) d’Allaah ? |
| S.7:100 | N’est-il pas devenu clair, pour qui hérite la terre après ses habitants ? |
| S.7:101 | Les cités racontées — des rusul venus, un refus déjà ancien |
| S.7:102 | Nul engagement (ʿahd) tenu chez la plupart — la majorité fāsiqīn |
| S.7:103 | Mūsā envoyé avec les āyāt vers Firʿawn et son assemblée |
| S.7:104 | « Je suis un rasūl du Rabb des ʿālamīn » |
| S.7:105 | « Il m’incombe de ne dire que le ḥaqq » — la demande pour les Banū Isrāʾīl |
| S.7:106 | Firʿawn exige un signe |
| S.7:107 | Le bâton devenu grand serpent |
| S.7:108 | La main devenue blanche |
| S.7:109 | L’assemblée : « un magicien savant » |
| S.7:110 | « Il veut vous faire sortir de votre terre » |
| S.7:111–112 | Convoquer, dans les cités, tout magicien savant |
| S.7:113 | Les magiciens négocient une récompense |
| S.7:114 | La promesse d’être « des rapprochés » |
| S.7:115 | « Toi ou nous, qui jette en premier ? » |
| S.7:116 | Le sihr immense, les yeux ensorcelés |
| S.7:117 | Le bâton de Mūsā engloutit leur artifice |
| S.7:118 | Le ḥaqq s’établit, leur œuvre devient vaine |
| S.7:119 | Vaincus, humiliés |
| S.7:120 | Les magiciens jetés à terre, prosternés |
| S.7:121–122 | « Nous croyons au Rabb des ʿālamīn, le Rabb de Mūsā et de Hārūn » |
| S.7:123 | Firʿawn : une « manœuvre » concertée sans son autorisation |
| S.7:124 | La menace de mutilation et de crucifixion |
| S.7:125 | « C’est vers notre Rabb que nous faisons retour » |
| S.7:126 | Le seul reproche : avoir cru — la demande de patience et de reprise en muslimīn |
| S.7:127 | L’assemblée relance le complot — Firʿawn : tuer les fils, épargner les femmes |
| S.7:128 | Mūsā à son peuple : chercher secours, patienter — la terre est à Allaah |
| S.7:129 | La plainte du peuple — la promesse de succession sur la terre |
L’épreuve des nations — malheur, aisance, et la manœuvre d’Allaah · S7:94–99
S.7:94 · Le malheur et le dommage envoyés à chaque cité visitée par un nabī
- bi-l-baʾsāʾi wa-ḍ-ḍarrāʾi … yaḍḍarraʿūn
- précédent intra-coranique quasi mot pour mot : voir S6:42 (« *fa-akhadhnāhum bi-l-baʾsāʾi wa-ḍ-ḍarrāʾi laʿallahum yataḍarraʿūn* »), et le couple *baʾsāʾ/ḍarrāʾ* lui-même depuis S2:214. *Yaḍḍarraʿūn* est la forme assimilée du même verbe *yataḍarraʿūn* — racine *ḍ-r-ʿ*, l'humilité suppliante qui incline le corps et la volonté.
S.7:95 · L’aisance qui suit l’épreuve, puis la saisie soudaine
- ʿafaw
- racine *ʿ-f-w* — ici en son sens le moins fréquent dans le Coran : Ibn Fāris et Lisān al-ʿArab attestent un sens intransitif de cette racine, « devenir abondant, se multiplier, prospérer », distinct du sens de loin le plus courant (*ʿafw*, « effacer/pardonner »). Le contexte immédiat (l'aisance qui suit l'épreuve, avant la saisie soudaine) impose ce sens de prospérité, non celui de pardon.
- baghtatan
- voir S6:31 et S6:47 : la soudaineté, sans signe avant-coureur.
S.7:96 · La foi et la taqwā auraient ouvert les bénédictions du ciel et de la terre
- la-fataḥnā … barakāt
- racine *f-t-ḥ* (voir S6:44, S6:59 et S7:89, Bloc III) : « ouvrir », au sens de déverser une issue favorable — ici au sens concret d'une abondance déversée, non d'un arbitrage (voir la distinction posée en S7:89).
- mina s-samāʾi wa-l-arḍi
- formule de totalité (comparer S6:3, où elle est employée en contexte non spatial à propos d'Allaah) — ici appliquée aux bénédictions elles-mêmes, sans aucune question de localisation d'Allaah en jeu.
S.7:97 · Se sentir à l’abri de la rigueur venue de nuit ?
S.7:98 · Se sentir à l’abri de la rigueur venue en plein jour ?
S.7:99 · Se sentir à l’abri de la manœuvre (makr) d’Allaah ?
- makra llāh
- racine *m-k-r* : agir de façon indirecte pour atteindre un but, souvent rendu par « ruse » ou « stratagème ». Précédent intra-coranique exact en S3:54 (« *wa-makarū wa-makara llāhu wa-llāhu khayru l-mākirīn* », traduit « ils ont usé de manœuvre, et Allaah a usé de manœuvre — Allaah est le meilleur en matière de manœuvre »), repris ici à l'identique par cohérence terminologique. Dit : le texte affirme une capacité d'Allaah, supérieure à toute manœuvre humaine, sans anthropomorphisme d'intention malveillante — le terme arabe lui-même n'est pas moralement chargé négativement en soi, à la différence de son usage le plus courant en français. Non-dit : le mécanisme exact de cette « manœuvre » n'est précisé par aucun des versets qui l'attribuent à Allaah (S3:54, S7:99).
Ce que les cités enseignent — l’absence d’ʿahd, la majorité fāsiqīn · S7:100–102
S.7:100 · N’est-il pas devenu clair, pour qui hérite la terre après ses habitants ?
- a-wa-lam yahdi
- Crux grammatical mineur, non tranché — la racine *h-d-y* est ici construite de façon intransitive (avec *li-*, « devenir clair/manifeste pour »), un usage distinct de son emploi transitif habituel (« guider quelqu'un »). Le sens retenu, purement factuel (« devenir évident »), est celui qu'exige la construction grammaticale de ce verset précis.
- naṭbaʿu ʿalā qulūbihim
- racine *ṭ-b-ʿ* — apparentée par le sens, non par la racine, à *khatama ʿalā qulūbihim* (S2:7 et S6:46 : « sceller les cœurs ») : deux racines distinctes pour une même image du cœur rendu imperméable.
S.7:101 · Les cités racontées — des rusul venus, un refus déjà ancien
- mā kānū li-yuʾminū bi-mā kadhdhabū min qablu
- Non-dit : ce verset ne précise pas si ce refus antérieur (*min qablu*) vise un rejet initial de la même annonce par la même génération, ou un schéma plus général (voir S6:110 : le lien entre une disposition prise et le scellement qui s'ensuit). Ce Bloc s'en tient à l'affirmation du texte, sans trancher davantage.
S.7:102 · Nul engagement (ʿahd) tenu chez la plupart — la majorité fāsiqīn
- ʿahd
- racine *ʿ-h-d* : l'engagement, le pacte tenu dans la durée — distinct du *mīthāq* (l'engagement formellement scellé).
Mūsā envoyé à Firʿawn — le rasūl, le signe · S7:103–108
S.7:103 · Mūsā envoyé avec les āyāt vers Firʿawn et son assemblée
- fa-ẓalamū bihā
- Dit : le pronom *bihā* (« par elles », renvoyant aux *āyāt*) rattache leur *ẓulm* (placer une chose hors de sa juste place) au traitement qu'ils ont réservé aux signes eux-mêmes. Non-dit : ce seul verset ne détaille pas le mécanisme précis de ce *ẓulm* (rejet, dénaturation, usage détourné) au-delà de cette affirmation générale — la suite du récit (S7:106 et suivants) en donne cependant le contenu concret.
- al-malaʾ … al-mufsidīn
- *al-malaʾ* : voir S2:246 et chacun des cinq récits du Bloc III. *Al-mufsidīn* : voir l'étude Le fasād et les mufsidūn dans le Coran (S5:33). Dès son ouverture narrative, le récit de Mūsā est ainsi rattaché à la même série que les cinq récits prophétiques qui précèdent immédiatement (Bloc III).
S.7:104 · « Je suis un rasūl du Rabb des ʿālamīn »
S.7:105 · « Il m’incombe de ne dire que le ḥaqq » — la demande pour les Banū Isrāʾīl
- ḥaqīqun ʿalā
- Crux grammatical mineur, non tranché — les grammairiens classiques ont relevé deux lectures possibles de cette construction : « il m'incombe de » (une obligation portée par Mūsā), ou « je suis digne/fondé à » (une qualité déjà acquise justifiant sa parole) — les deux lectures aboutissent au même sens général et ce Bloc ne tranche pas entre elles.
S.7:106 · Firʿawn exige un signe
S.7:107 · Le bâton devenu grand serpent
- thuʿbān
- racine *th-ʿ-b* : *Lisān al-ʿArab* — un serpent de grande taille, distinct du terme générique *ḥayya* ou du petit *jānn*.
S.7:108 · La main devenue blanche
- yadahu
- Précision : ce *yad* désigne la main de Mūsā lui-même, non celle d'Allaah — aucune question d'anthropomorphisme en jeu ici, à distinguer nettement de *yad Allaah* (S5:64).
L’assemblée de Firʿawn face au signe — convoquer les magiciens · S7:109–116
S.7:109 · L’assemblée : « un magicien savant »
S.7:110 · « Il veut vous faire sortir de votre terre »
S.7:111–112 · Convoquer, dans les cités, tout magicien savant
- arjih
- racine *r-j-ʾ* : différer, accorder un délai.
S.7:113 · Les magiciens négocient une récompense
S.7:114 · La promesse d’être « des rapprochés »
- al-muqarrabīn
- voir S3:45 (ʿĪsā décrit comme « éminent dans ce monde et dans l'*ākhira*, et parmi les rapprochés »). Ici, par contraste frappant, le même terme est appliqué à des magiciens au service de Firʿawn : une proximité de statut social et royal, sans aucun rapport avec celle de S3:45 — même mot, deux registres entièrement distincts.
S.7:115 · « Toi ou nous, qui jette en premier ? »
S.7:116 · Le sihr immense, les yeux ensorcelés
- istarhabūhum
- racine *r-h-b*, même famille que *ruhbān* (S5:82) — ici à la forme X causative-intensive, « inspirer une terreur intense ».
La défaite du siḥr, la prosternation et la foi des magiciens · S7:117–126
S.7:117 · Le bâton de Mūsā engloutit leur artifice
- mā yaʾfikūn
- racine *ʾ-f-k* : détourner une chose de sa vérité — désigne ici l'illusion produite par leur *siḥr*. Non-dit : ce verset ne précise pas la nature exacte de l'engloutissement (*talqafu*) — réalité physique transformée, ou dissipation pure et simple de l'illusion — au-delà de l'image qu'il donne à lire.
S.7:118 · Le ḥaqq s’établit, leur œuvre devient vaine
S.7:119 · Vaincus, humiliés
- ṣāghirīn
- racine *ṣ-gh-r* : être rendu petit, rabaissé.
S.7:120 · Les magiciens jetés à terre, prosternés
- ulqiya … sājidīn
- forme passive (« furent jetés »), comme saisis d'un mouvement irrépressible, suivie de la posture de *sujūd* (voir S2:34, la prosternation des *malāʾika* devant Ādam). Non-dit : ce seul verset ne précise pas si ce geste fut d'abord un saisissement spontané devant l'évidence, ou déjà compris par eux comme un acte d'*ʿibāda* — les deux versets suivants (S7:121–122) l'assortissent en tout cas aussitôt d'une déclaration de foi explicite et nommée.
S.7:121–122 · « Nous croyons au Rabb des ʿālamīn, le Rabb de Mūsā et de Hārūn »
- rabbi l-ʿālamīn … rabbi mūsā wa-hārūn
- Dit : cette double précision — d'abord la formule générale, puis la désignation nommée par les deux frères — ferme toute ambiguïté possible sur l'identité visée par leur déclaration de foi, dans un contexte où Firʿawn lui-même se prévaut d'une forme de seigneurie sur son peuple (voir S7:127, où son propre discours révèle l'existence de ses *ālihataka*).
S.7:123 · Firʿawn : une « manœuvre » concertée sans son autorisation
- la-makrun makartumūhu
- même racine *m-k-r* que *makra llāh* (S7:99, ce Bloc), mais ici appliquée par Firʿawn aux magiciens : une accusation de complot purement humaine, sans aucun rapport avec la « manœuvre » attribuée à Allaah — deux emplois de la même racine, l'un attribué à Allaah, l'autre une imputation calomnieuse portée par un tyran.
S.7:124 · La menace de mutilation et de crucifixion
- min khilāfin
- Dit : le texte précise seulement « en alternance/en opposition » (une main et le pied du côté opposé, selon la lecture classique la plus constante). Non-dit : ce seul verset ne détaille pas davantage la configuration exacte au-delà de ce terme.
- la-uṣallibannakum
- racine *ṣ-l-b* : voir S4:157 (« *wa-mā ṣalabūhu* », le déni d'une mise à mort par crucifixion d'ʿĪsā). Ici, à l'inverse, une menace de crucifixion proférée par un tyran humain — même racine, aucun rapport théologique avec S4:157.
S.7:125 · « C’est vers notre Rabb que nous faisons retour »
S.7:126 · Le seul reproche : avoir cru — la demande de patience et de reprise en muslimīn
- tanqimu
- racine *n-q-m* : reprocher, vouloir se venger d'un tort perçu.
- afrigh
- racine *f-r-gh* : verser, répandre entièrement, comme on vide un récipient — image d'un déversement total, non partiel, de la *ṣabr*.
- tawaffanā
- même racine *w-f-y* que *mutawaffīka* (S3:55) et *tawaffaytanī* (S5:117), avec la même prudence méthodologique — traduit ici « reprends-nous », par cohérence, plutôt que « fais-nous mourir ».
Le complot contre Mūsā et les Banū Isrāʾīl — la réponse de Mūsā à son peuple · S7:127–129
S.7:127 · L’assemblée relance le complot — Firʿawn : tuer les fils, épargner les femmes
- ālihataka
- Dit : ce pluriel (de *ilāh*) révèle que le culte organisé par Firʿawn comportait plusieurs objets d'adoration distincts de sa propre personne — ce seul verset ne précise pas davantage la nature de ce culte, ni le rapport exact que Firʿawn entretenait lui-même avec eux.
- sanuqattilu abnāʾahum wa-nastaḥyī nisāʾahum
- même politique qu'en S2:49 (« *yudhabbiḥūna abnāʾakum wa-yastaḥyūna nisāʾakum* », traduit « égorgeant vos fils et laissant vivre vos femmes »), ici annoncée par une racine différente (*qatala*, tuer, plutôt que *dhabaḥa*, égorger) : ce Bloc rend l'annonce d'une reprise de cette politique, après son interruption, en réponse au succès de Mūsā.
- fawqahum qāhirūn
- Point de méthode — contraste avec l'emploi pour Allaah. Cette même combinaison des racines *f-w-q* et *q-h-r* apparaît à propos d'Allaah en S6:18 et S6:61 (« *al-qāhiru fawqa ʿibādihi* »), où *fawq* est volontairement écarté de toute image spatiale. Ici, la même combinaison est mise dans la bouche de Firʿawn, à propos de lui-même : une domination humaine, revendiquée sur un plan strictement terrestre et coercitif, traduite normalement par « au-dessus d'eux, dominateurs ». Ce contraste éclaire, en creux, la raison de la prudence exercée pour l'emploi à propos d'Allaah.
S.7:128 · Mūsā à son peuple : chercher secours, patienter — la terre est à Allaah
- istaʿīnū bi-llāh
- racine *ʿ-w-n* : voir S1:5 (« *iyyāka nastaʿīn* ») et l'étude Sourate 1 · S1:1–7 · Al-Ṭalab — La Requête.
- yūrithuhā man yashāʾu min ʿibādihi
- Note de structure du Bloc : ce verset reprend, en écho direct, le motif ouvert en S7:100 (« *li-lladhīna yarithūna l-arḍa* », ceux qui héritent la terre) qui ouvrait ce même Bloc — le thème de l'héritage et de la succession de la terre encadre ainsi l'ensemble du Bloc, jusqu'à sa reprise finale au verset suivant (S7:129, *yastakhlifakum fi l-arḍi*).
S.7:129 · La plainte du peuple — la promesse de succession sur la terre
Point de méthode — fa-yanẓura kayfa taʿmalūn. Ce verbe (naẓara, examiner/considérer) est construit ici avec la particule fa- de conséquence, immédiatement après l’annonce de l’établissement comme successeurs sur la terre — une construction dont la fonction s’apparente à celle des formules avec li-yaʿlama rencontrées ailleurs dans le Coran, employées pour marquer une mise à l’épreuve. Ce Bloc retient une lecture non littérale : ce « considérer » exprimerait une épreuve dont l’issue concerne les hommes eux-mêmes — ce qu’ils feront de la succession promise —, non une observation qui compenserait, chez Allaah, une méconnaissance préalable. Dit : le texte associe explicitement la succession sur la terre à une conséquence observée par la suite. Non-dit : ce seul verset ne précise pas la nature exacte de ce « considérer », et ce Bloc ne tranche pas entre la lecture retenue ici et une lecture plus littérale du verbe.
- yastakhlifakum fi l-arḍi
- reprend *khalīfa*/*khulafāʾ* (voir S6:165, S7:69 et S7:74) et referme, avec S7:100 et S7:128, la structure en anneau de tout ce Bloc autour du motif de l'héritage et de la succession de la terre.